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                      Terre Inconnue

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                      vava
                      Kajin
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                      Les images s’entremêlent, les reflets du Monde deviennent différents, ils changent sous ses yeux. Et brusquement les odeurs, les sons et tout l’environnement est nouveau. Changé. Ses sens ont le tournis face à la nouvelle stimulation qui l’emporte. Le pendentif autour de son cou vibre légèrement et s’éteint doucement alors qu’il contemple une forêt. Son vœu ? Impossible. Il ne connaissait aucune magie capable de faire cela. Il prend appui sur ses bras, tends le cou et essaie de se concentrer malgré le maelström sensitif qui martèle chacun de ses sens. Il renifle l’air. Non, il ne connaît pas ici. Sa Bête s’affole, elle gronde en lui. Un nouveau terrain de chasse. Elle n’est pas rassasiée. Il ressent son avidité, il la sent tourner en rond, prête à agir. Il voit au creux du regard de Sa Bête qu’elle attend. Elle attend encore qu’il n’en puisse plus.

                      Où se trouve-t-il ? Il touche la cicatrice boursouflée autour de son cou pour s’assurer qu’il n’a plus son collier. Il ne sent que la peau boursouflée sous son toucher. Il relâche sa respiration ne s’étant pas rendu compte qu’il la retenait. Balayant les alentours du regard, il réfléchissait. Un frisson lui remonta le long du dos. La magie, ça puait la magie. Sa langue claqua dans sa bouche. La situation était critique. Il était nu, couvert de sang dans un endroit inconnu et qui puait la magie. Sa propre survie était prioritaire. Analyser la situation, s’adapter et se fondre. Ses sens étaient encore secoués par ce voyage étrange. Était-il conscient ou rêvait-il ? Peu importait. La forêt était dense, les jais de lumières vibraient entre les feuilles et l’humidité dans l’air créait cette atmosphère fraîche. L’odeur boisée était mélangée à d’autres choses. Un relent minéral assez fort. En observant les jets de lumières, il y avait quelques teintes sur les roches qui bordaient les arbres. Des pierres précieuses. Le pire étant l’odeur de magie irradiant de partout. Il secoua la tête.

                      Il lui fallait analyser les lieux. Est-ce que REVOK avait trouvé le moyen d’utiliser ce genre de magie et de le ramener ? Il força son cœur à ralentir un minimum. Les options étaient limitées en un sens. Il se releva. Sa logique canalisa ses sens. Il se concentrait. Son corps était dans une position défensive. Son souffle maîtrisé, il jugea rapidement ses options. Ne pas réfléchir, juger la situation et réagir. Chaque action devait être maîtrisée et chaque seconde étaient cruciales. Il tenta de capter le souffle naturel des bois, cependant la magie était trop présente. Ça allait prendre du temps. Il se déplaça, silencieusement, agilement. Les sens aux aguets. Grimpant dans un arbre sans un son, bon équilibre, bonne répartition du poids. Chaque terrain dispose de son propre équilibre, capte-le et sers-t'en. S’appuyant sur une branche, bras tendu, la tenant fermement, celle-ci ploya légèrement sans un bruit. Le terrain était grand, le terrain spécifique. Les ombres dansantes sous les différents traits de lumière et reflets. Son pouvoir se projeta. C’était un risque. Fermant les yeux, il se concentra. Il sentit la vie, la richesse des sols. Et la magie, elle était partout. Sa mâchoire se serra.

                      Sa main desserra sa prise alors qu’il ouvrait de nouveau les yeux. Il chuta et tomba sur le sol, prêt à bondir. Il n’avait rien détecté d’humain. Comment, c’était possible ? Il ramena son pouvoir et se concentra pour ne rien laisser paraître. Il lui fallait comprendre où il était et pourquoi. À quel point la situation était dangereuse et quel était cette magie. Toujours cette magie. Il bloqua le grognement qui remontait dans sa gorge. Sa Bête était avide, tellement avide. Il entra en mouvement, il ne pouvait pas courir, il y avait trop de magie. Son déplacement était lent et maîtrisé. Aucun mouvement inutile. Il se déplaçait, cherchant à comprendre comment et pourquoi. Ses muscles roulaient sous sa peau et il était prêt. Prêt à faire face et à tuer. Après tout, c’était bien ça qu’il était. Un tueur.


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                      vava
                      Aaliyah
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                      Aaliyah s’étira et s’extirpa de sa couette, fila à la douche le cœur palpitant. Elle était un peu anxieuse. Elle ne savait pas si c’était à cause de la pleine lune qui tombait ce soir, ou si c’était à cause du fait qu’elle doive aller à un endroit où elle n’était jamais allée. Dans les deux cas elle se mit sur son balcon les cheveux encore humide pour observer le quartier de Livingo s’éveille. Elle s’étira. Elle avait récupérer un calendrier lunaire, c’était sa première pleine lune depuis qu’elle était ici. Elle croqua dans sa pomme, enfila des vêtements, un short noir et un débardeur un peu trop moulant. Elle fit l’impasse sur les sous-vêtements et enfila un paire de baskets sans chaussettes. C’était bien plus simple de ne pas avoir grand-chose à mettre ou à retirer.

                      Elle attrapa un petit sac dans lequel elle fourra un pantalon ample et un t-shirt, au cas ou ses vêtements subissent quelques incidents que ce soit. Elle portait son crystal autour du cou. Greed le lui avait fait sertir, elle avait même tester qu’il résistait à sa mutation en se transformant aussi tôt rentrée chez elle. Il n’était pas très beau, mais il était assez solide, et assez long. Elle prit de l’argent et ses billets de trains qu’elle avait achetée en avance. Elle sortit de chez elle avait de la nourriture pour le trajet. Cela la rendait anxieuse. C’était la première fois qu’elle allait monter dans un putain de train volant, c’était la pleine lune le soir même et tous ses instinct étaient à vif.

                      La jeune femme marcha d’un pas léger alors que la ville s’éveillait, elle s’était levée tôt pour ne pas être en retard, ça aurait été une catastrophe de devoir muter en pleine ville. Elle devait rejoindre Sky Archipelago. On lui avait parler de Hardground qui était visiblement le seul endroit boisé que tout un chacun pouvait citer. Elle soupira. Sky Archipelago possédait apparemment une école de haut rang. Elle devait ensuite se diriger vers la forêt, et se faire à la faune et à la flore avant que la lune ne l’appelle pour de bon. Elle mit un peu plus d’une heure à se retrouver assise dans un train luxueux. Un homme la regardait de travers en face d’elle.

                      Elle se retenait de grogner et grignotait de la viande séchée à la place. Elle soupirait et regardait par la fenêtre. Elle n’avait jamais été une grande fan de transports en tous genre, mais étonnement le fait que ce train vole grâce à la magie cela ne la rassurait pas du tout. L’homme en face d’elle portait un grand costume et il avit poser un haut chapeau haut de forme sur ses genoux, dévoilant une calvitie magnifique. Il la reluquait l’air outré. Elle avait l’habitude de déranger un peu, elle s’habillait court, ou moulant, souvent les deux, et les Akers sont des gens prudes et prudents, un peu hautains, mais lui, il avait ce genre de regard qui lui faisait taper du pied sans aucun contrôler. Elle priait pour qu’il descende le plus vite possible, mais comme cela n’arrivait pas, elle lui lançait des sourires plus qu’hypocrites. Il tournait le regard comme dédaigneux.

                      Étonnamment cet homme ne se rendait même pas compte qu’il était assez utile. Elle ne stressait plus à cause de l’environnement confiné, mais avait une envie mortelle de lui arracher les yeux. Elle croqua dans une pomme. Elle n’avait pas arrêter de manger depuis qu’elle était partie, et l’homme semblait l’avoir remarquer. Il semblait même un peu choqué. Entre bonbons, chips, viande séchée, fruits, elle remerciait son métabolisme de loup-garou. Elle soupira. Le train prit encore de l’altitude et elle serra la mâchoire en plongeant son regard intensément dans ses chips, consciente qu’ils avaient pris une teinte qui n’était plus très naturelle. En général regarder un loup-garou dans les yeux n’était jamais une bonne idée, mais souvent les humains avaient tendance à ne pas s’en rendre compte, et celui-là n’aurait pas baisser les yeux. Elle commençait à s’agiter. Une dame la regardait, elle l’avait sentie, cette dame là, était plus jeune et surtout plus consciente de ce qu’elle était, sans jamais prendre la pleine mesure de la créature en face d’elle. Ce n’était pas plus mal, dans tous les cas cette femme commençait à s’agiter. Sentait-elle le prédateur ? Peut-être. La louve étouffa un grognement avec une poignée de chips.

                      Lorsque le haut parleur annonça le terminus, la louve ne bougea pas d’un poil, attendant patiemment que le wagon se vide pour enfin descendre. Elle descendit, inspira de l’air. Une bonne odeur de forêt lointaine lui chatouilla les narines. Elle sourit. Elle avait prit l’habitude de vivre avec cette odeur de magie qui lui titillait les narines, elle n’y prêtait plus attention, mais elle était ici c’était particulièrement présent. Elle souffla un peu d’air et ne bougea pas le temps de calmer les battements impitoyables de son cœur.

                      Il n’était que midi et pourtant elle commençait à sentir les premier appels de la lune. Ceux-là même qui chantaient dans son coeur. Elle n’avait pas couru depuis si longtemps… Elle retînt ses larmes. La dernière pleine lune qu’elle avait vécu c’était en cage et elle avait dû tuer son frère de meute. Si elle n’avait pas été emmener sur cette planète elle serait morte. Elle secoua la tête et alla demander son chemin à ses gens. On lui indiqua avec surprise le chemin à suivre. Des dirigeables reliaient les petites îles entre elles, ce qu’elle cherchait c’était HardGround. Elle suivit donc les indications très précises d’une dame en uniforme et se retrouva à acheter un énième billet pour aller courir. Quelle galère.

                      Elle arriva en début d’après-midi bien avancée sur cette île. Elle renifla l’air et ses yeux changèrent. Elle s’enfonça dans la forêt en marchant à la fois prudemment, et particulièrement à l’aise dans son environnement. Elle aimait ça. L’herbe, les arbres les petits animaux qui fuyaient à son approche. Elle ne reconnaissait pas l’odeur de ces bêtes, mais elle s’était renseignée.

                      La Forêt regorgeait d’une faune et d’une flore qu’elle ne connaissait pas. Les arbres avaient des formes et des couleurs incroyables. Les rayons filtraient entre leurs branches comme à travers des cristaux. Elle était complètement émerveillée. Des petite créature qui ressemblaient à des écureuil virevoltaient entre les branches. Elle avait cru comprendre que c’était assez courant, et que ça s’appelait des Mumel. Elle papillonnait des yeux, marchant à un rythme plus calme. Son coeur s’emballait. Elle allait vraiment courir ici ? C’était incroyable. Comme un rêve. Une imagination pure de ce qu’était la beauté de la nature. Elle restait bouche bée. La jeune femme se déplaçaient dans un silence des plus symbolique, elle observait écoutait ressentait. Elle avait senti l’odeur d’animaux qu’elle pourrait chasser. Il y avait une odeur qui lui mettait l’eau à la bouche, comme un fond d’odeur de biche ou de cerfs. Elle n’avait pas vu cet animal, mais, elle tenterait d’en chasser un. Elle gémit de plaisir. Elle avait rêver de pouvoir de nouveau se balader comme ça libre. Elle aurait aimait montrer toute cette beauté à sa meute. Elle passa tant de temps à juste déambuler qu’elle en oublia de chercher un endroit pour déposer ses affaires.

                      Elle continuait à marcher, curieuse de tout, ces couleurs, ces odeurs, elle ne connaissait rien ici. Elle pourrait s’y habituer. Elle trouva un bosquet un peu à l’écart où elle se déshabilla intégralement et rangea ses affaires un peu en hauteur pour éviter les petits animaux, il lui restait de la nourriture dans son sac. Elle repris sa marche, pieds nues profitant de la mousse sous ses pieds, elle gardait son crystal sur elle qui pendait lourdement entre ses seins.

                      Une odeur. Une simple odeur. Une sensation la fit se figer. Ses sens se mirent en alertes à une vitesse inimaginable. La louve reprit le contrôle de son enveloppe, elle était complètement figée. Est-ce que… Non. Elle connaissait cette odeur. Son coeur s’emballait. Il y avait une odeur de sang, mais pas que. Celle du sang de loup-garou. Elle leva le nez et renifla l’air, elle détermina l’origine de l’odeur et se mit en traque, les yeux écarquillés, elle avançait à une vitesse lente, sans un bruit. Elle ne pouvait pas, ne voulait pas à nouveau avoir un faux espoir. Elle suivit l’odeur, le coeur au bord des lèvres. Du sang ? Est-ce qu’elle allait trouver un cadavre d’un des siens ? Est-ce qu’elle allait trouver un loup ? Est-ce qu’elle allait encore se faire avoir et tomber sur un Nefyrien ?

                      Elle ne pouvait pas, ne voulait pas de nouveau se faire avoir comme ça. Alors quand elle se retrouva derrière un arbre, complètement figée, à observer un homme grand, nu et couvert de sang. Elle ne savait pas ce qu’il fallait faire. L’odeur était nette. Il était comme elle. Mais il puait le sang de loup-garou, et pas qu’un seul loup-garou. Elle inspira l’air, resta silencieuse. C’était un des siens. Bordel. C’était un des siens. Ses yeux brillaient de la louve, ses griffes pointaient le bout de leur nez. Elle était complètement excitée, complètement survoltée, mais était d’une apparence si calme, qu’elle s’impressionnait elle-même. Il était un loup-garou, mais il n’était certainement pas comme elle. Il puait la haine et la colère. Mais cette odeur, cette douce auteur de musc et de loup… Elle avait cru ne jamais recroiser un loup. Un comme elle. Et quand il marchait, elle put voir dans un rayon de soleil ses yeux qui brillaient du jaune loup… Bordel. Et qu’est-ce qu’elle faisait maintenant ? Il était sur son terrain de chasse, et il avait tuer des loups. Elle n’avait qu’une envie, hurler de joie. Elle regarda le ciel, il restait encore plusieurs heures jusqu’à la pleine lune.

                      Elle continua à rester là, ondulant dans la nature, c’était sa place. Elle put l’observer, il avait un pendentif avec un crystal. Ça expliquait sans doute ce qu’il foutait ici, couvert de sang. Est-ce qu’il venait d’arriver ? Si non. Y’en avait-il d’autres ?


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                      vava
                      Kajin
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                      Ce n’était en rien ce qu’il avait connu. Ses nombreux voyages ne l’avaient jamais conduit dans un endroit comme celui-ci. Il avait beau y réfléchir, ça n’avait aucun sens. Il avait senti une distorsion magique, cependant tout portait à croire qu’il n’était plus vraiment… Cette idée était tellement farfelue. En tous les cas, il n’avait pas le temps. Aucune présence concrète à la ronde. Les odeurs, sons et la vibrance de cette forêt était très différent et ça l’agaçait de sentir ses sens en pagaille. Il aurait dû méditer pour s’acclimater. Le manque d’informations l’en empêchait. Quel que soit son angle de vue, tout était différent. La présence animale dans la forêt n’était pas connue ni répertorier. Les conditions atmosphériques, le déplacement de la lumière, la vibrance générale des lieux ne venaient pas de son monde. Et ça puait tellement la magie que tous ces instincts étaient sur le qui-vive. S’ils avaient réussi à maîtriser ce genre de magie, c’était terminé.

                      Alors que le temps s’écoulait, il prenait ses marques un minimum. Le premier constat fut simple, il était dans un endroit totalement inconnu. Il était ailleurs. La faune et la flore étaient fondamentalement différentes. En soit, il n’était plus sur sa planète, ou son monde. Il avait croisé quelques animaux et ça n’avait rien à voir avec son monde. Un aigle à quatre pattes de grosse taille. On aurait presque dit un animal de légende. Le deuxième constat était que son corps n’avait pas été affecté par le changement. Les points alchimiques étaient toujours présents et actifs. Sa mémoire n’avait pas été altérée selon toute vraisemblance. Il n’y avait pas d’humains à proximité directe. Préférant ne pas signaler sa présence, il n’avait fait aucun scan à longue portée sensorielle. Il n’avait pas non plus étendu son propre pouvoir. Si la menace existait, il souhaitait garder l'effet de surprise. De plus, s’il y avait autant de magie qu’il le sentait, il risquait de faire face à des Mages Guerriers de catégorie six ou sept. Si cela arrivait même lui aurait du mal. Les possibilités étaient nombreuses. Les environs étaient riches en matière première. Il pourrait rester assez longtemps pour habituer ses sens à la magie environnante et récolter des informations. S’il avait été emmené ici par un procédé magique, comment il n’avait pas été repéré.

                      Les principes de capture était simple. Amener la cible là où on le voulait. Changer son environnement, troublée ses sens et la rendre inapte au combat. La capturer, si ce n’était pas possible la tuer. Quand bien même il ne se laisserait pas faire, Mage Guerrier ou non. Il devait être l’un des derniers à maitriser le Spuknoze. Cela jouerait en sa faveur. Le dernier constat et pas des moindres était que la Lune serait bientôt pleine. Ou était proche de l’être. Il le sentait. Sa Bête était plus affolée que d’habitude, il pourrait la tenir encore un peu. Le mieux aurait été d’identifier la menace et de pouvoir se mettre en chasse. Ce qui commençait à l’agacer c’est que rien ne paraissait menaçant. Si rien ne te parait menaçant c’est que perçois mal ton environnement. C’est que ton esprit est trouble. La menace existe toujours peu importe que tu le perçoives ou non. Sois toujours focalisé, sois toujours sur tes gardes. Car elle viendra, toujours. Et si tu n’es pas prêt alors tu mourras. Ayant pris la peine de se créer une arme de fortune avec ce qu’il avait, il avait réussi à ficher un bout de pierre assez tranchante dans un bout de bois plein. La zone était plus grande que ce qu’il avait pensé. Il évoluait à couvert, gérant ses déplacements, observant. Ce n’était pas suffisant. Il allait lui falloir plus d’informations.

                      Alors qu’il se déplaçait en silence sur un espace assez large ne lui offrant pas de couvert, il se figea. Il n’avait pas fait sa méditation pour s’imprégner, ses sens étaient troublés par la magie. Il n’avait pas senti la présence avant. Il avait manqué de discernement. Les principes de traques. C’était évident. Il ne regardait pas, mais sentait. Elle était là, cette présence. La main sur son arme de fortune se serra. L’effet de surprise était raté. L’énorme présence de magie avait couvert la trace de l’individu et son approche. Les options étaient assez limitées. Il se concentra légèrement. Son cœur manqua un battement. Un loup. Un traqueur. C’était en soit pire que les Mages Guerriers. Malgré tout, il avait l’habitude. Une dizaine de mètres, sur la droite. À couvert derrière un tronc d’arbre. Pourquoi il n’avait pas attaqué tout de suite ? Cherchait-il à l’étudier encore ? Non ça n’avait pas de sens. Était-il dans une simulation ? Il n’avait pas le temps pour les questions. Il prit une profonde inspiration. Son esprit se vidait. Son âme décharnée allait dans cet endroit vide. Ou tout est noir et blanc. Ou rien n’existe. Sa Bête était prête, elle avait faim. La Lune l’attisait. Du sang, enfin du sang. Il figea ses sens et opéra ce changement qui coupait toute arborescence de pensée. Si tu ne peux rien faire d’autre alors bats toi et mesures ton adversaire. Si tu peux tue-le sur le coup.

                      Il força son esprit à passer outre la magie, il força son instinct à s’ouvrir. Ne pas dévoiler son intention et attendre le dernier moment. Il commença à compter dans sa tête. 3. Déterminer le poids et son allonge. 2. Faire de l’environnement son allié. 1. Frapper pour tuer. Il ouvrit les yeux, relâcha sa détente. Sans bouger la tête, son bras se déplia avec vitesse. L’arme de fortune partit dans les airs. Elle vola rapidement en tournoyant jusqu’à se fracasser sur une branche haute qui se fractura et tomba juste au-dessus de la présence qu’il avait détecté. Alors que l’arme tournoyait, il bondit, fluidité, mouvement maîtriser. Ne jamais ouvrir une faille. Comprendre sa portée et se déplacer. Trois bonds rapides, il était sur lui au moment où la branche tombait. Il suivit son mouvement et se prépara. Ses iris dorées étaient vides. Il ne dégageait plus rien. Il agissait, le regard vide. Frapper pour tuer. La branche arrivait sur eux. Son centre de gravité s’ajusta et avec détente son pied s’éleva fracturant la branche en son centre alors qu’elle arrivait au niveau de la silhouette. Son talon visait le plexus. Il ne chercha pas à savoir si son coup avait touché, sa jambe reprit sa position. Il réajusta son centre de gravité, et envoya un crochet alors que les bouts de bois tombaient sur le sol. Tempe. Frapper pour tuer.


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                      vava
                      Aaliyah
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                      La louve se mit en sens inverse du vent pour le suivre de loin. Elle ne savait pas si elle devait l’approcher ou pas. Et s’il cherchait à la tuer ? Il sentait comme un tueur de loups. Un loup qui tue les siens. Son excitation était mêlée de méfiance. Elle ne voulait pas mettre un pied dans ce qu’elle ne maîtriserait pas. Il se retrouva à découvert. Elle vit, elle sentit. Il l’avait repérer. Le vent avait tourner. Merde. Sa respiration s’arrêta presque, il lança un bout de bois ramassé plus tôt. Elle fit un bon en arrière pour esquiver la branche qui lui tombait dessus. Il était déjà sur elle. C’était quoi ce bordel ? Quel loup attaquait un des siens comme ça ? Elle se prit un coup dans le plexus, sa respiration se coupa.

                      La louve reprit le contrôle immédiatement, elle partit en arrière dans une acrobatie qui lui permit d’éviter un coup de poing dans la tempe. Quoiqu’il avait surestimée sa proie, puisque sans esquiver il serait parti trop haut pour la toucher. Elle se retrouva à quelques mètres de lui, presque accroupie, une main sur le sol. Elle gronda. Tout son corps vibra. Il voulait la tuer. Soit. Jamais elle ne laisserait un loup inconnu la menacer. Elle fit sortir ses griffes et bondit, elle lui entailla les jarrets et bondit de nouveau pour s’éloigner de lui. Pourquoi est-ce qu’il l’avait attaquer ? Elle avait les nerfs à vif. Elle ne savait pas quoi faire.

                      Cela faisait un bon moment qu’elle rêvait de croiser un membre de son espèce et le voilà qui l’attaquait. Elle avait eu raison de rester sur ses gardes. Il la tuerait s’il le pouvait. Elle sentait ce loup, comme une menace. Elle s’éloigna, avait de nouveau abaissée son centre de gravité. Elle avait appris à se battre, elle avait des notions, mais elle avait toujours été plus primitive, plus animale. Elle était dans une position plus animale qu’humaine. Elle grogna. Ses yeux brillaient sous le couverts de ses cils et un hématome s’étalait doucement mais sûrement au niveau de ses côtes. Elle avait mal. Mais elle s’en fichait. Elle était incapable de décider si elle voulait se battre ou non. Il finirait sans doute par le décider pour elle si elle ne faisait rien.

                      Elle grogna et fit encore quelques bons en arrière. Il avait un corps meurtri et une drôle de trace autour du cou. Comme si… On l’avait emprisonné ? Comme un esclave. Est-ce qu’il pensait qu’elle venait le chercher ? Est-ce qu’il savait qu’il n’était plus chez lui ? Elle pencha la tête sur le côté. Position lupine lorsque les deux semblaient se jauger. Elle se força à se relever.

                      « Pourquoi tu m’as attaqué ? »

                      Sa voix était grave et profonde. La louve luttait pour muter. Elle serrait les poings, enfonçait ses griffes dans ses propres mains pour s’encrer. Elle ne devait pas sombrer. Elle n’avait pas croiser qui que ce soit de son espèce depuis longtemps, et elle ne voulait pas qu’il la perçoive comme une menace. Il était bien plus grand qu’elle, elle savait que si elle mutait dans ces conditions et qu’il en faisait de même il serait beaucoup trop massif pour qu’elle puisse lutter. Elle avait la mâchoire serrée, et protégeait instinctivement son corps meurtris. Elle luttait contre le besoin de se battre avec lui.

                      Il la tuerait s’il en avait l’occasion, c’est ce que disaient ses yeux. Mais elle ne pouvait pas l’affronter sans comprendre pourquoi. Et d’où venaient ces foutues traces autour de son cou ? L’idée qu’on ait pu enfermer un des siens la fit grogner. Elle n’avait pas été enfermer si longtemps elle-même. Mais il avait le regard d’un loup fou. C’était peut-être peine perdue de lui parler. Elle restait donc sur ses gardes. Elle avait le coeur qui cognait dans sa poitrine. Mélange horrible de joie et de terreur. Elle savait qu’elle ne laisserait personne la tuer, même pas un loup, mais elle ne voulait pas le tuer non plus.

                      « On est pareil… Pas vrai ? Pourquoi tu m’as attaqué ? »

                      Suppliques vaines sans doute, tant pis. Après tout elle était encore en vie, c’était du temps bonus, et elle se voyait mal faire quoique ce soit. Il semblait bien plus entraîné qu’elle. Elle se battrait griffes et crocs pour ne pas mourir, mais elle devait se montrer réaliste. Il avait l’allure d’un loup fou. Elle gronda.

                      Sa réflexion se faisait humaine. La louve, elle, savait, sentait, qu’elle deviendrait folle si besoin. Mais pour l’heure l’humaine la muselait, malgré ses yeux qui brillaient drôlement en reflétant les lumières qui traversait la drôle de végétation.


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                      Ce n’était pas un, mais une traqueuse. Plus animale qu’humaine. Il n’avait pas anticipé ce genre de mouvements. Ça n’avait rien de coordonnée. Réaction instinctive, elle avait été touchée. Le coup à la tempe n’avait pas fait mouche. Petite, moins d’allonges et moins lourde. Mauvaise anticipation du mouvement. La magie perturbait trop ses sens. Elle bondit, frappe en dehors de sa garde, son centre de gravité est trop haut pour qu’il déplace son poids rapidement. Elle l’entaille et recule. Garde toujours levée, il positionne sa jambe blessée en arrière. Il la jauge du regard et adapte sa posture à la taille de son adversaire. Elle ne semble pas entraînée au combat rapproché. Pas comme il a l’habitude. Elle agit presque comme un animal. Il s’abaisse légèrement et se positionne pour s’ancrer. Sa blessure saigne. Cela dit, elle ne l’a pas blessée profondément. Elle hésitait, il le sentait. Griffes dehors, elle le fixe. Presque à quatre pattes. Il déplace son poids de côté. Le seul moyen de contrer la rapidité de sa taille est son allonge. Il contracte sa jambe blessée pour retenir un minimum le saignement. Modifie sa garde pour avoir plus d’explosivités si nécessaire.

                      Le fait de son instinct et de sa nature semblait l’avoir préservée un minimum face à son coup. Les blessures infligées pour ceux de son espèce étaient plus délicates à soigner et à gérer. Elle grognait, bondissait, se mouvait d’une manière étrange. Elle passait d’une position extrêmement basse à pleine. De la magie ? Il se prépara. Elle posa une question. Tous les subterfuges étaient bons. Déstabilisé son adversaire. Cela ressemblait aux simulations. Il n’avait pas retrouvé son collier, était-il retombé dans leurs laboratoires ? Il n’avait pas le temps pour les questions. Survivre, traquer et tuer. Il la jaugea encore. Elle semblait si hésitante. Il captait un mélange de joie et de peur. La joie de traquer et la peur d’échouer. Peut-être un test. Elle parla de nouveau. Cette fois, il dut sortir légèrement de son endroit vide. Pareil ? Son visage était un minimum neutre. Il la fixait, des interrogations dans le regard. Quel était ce genre de simulation ? D’un point de vue concret, ils le tueraient alors pourquoi ? Un jeu ? Peut-être un pari clandestin sur un combat du genre. Pourtant, ils étaient peu nombreux, tout du moins il en restait tellement peu qu’ils préféraient les garder en vie.  

                      Il ne voulait pas retomber dans leur jeu. S’ils avaient trouvé le moyen de le ramener, alors il préférait la mort. Plus besoin de se cacher. Il prit une profonde inspiration. Remplissant ses poumons bien à fond. Il ne devait pas muter, malgré l’impatience de sa Bête. Pas encore, sinon ça ne servirait à rien. Son pouvoir se relâcha comme un élastique trop tendu. La plupart des humains le perçoivent parce qu’ils restent des animaux. Pour elle ça serait différent. Son pouvoir exulta comme bouillant, brûlant. Trop plein de vie. Il irradiait autour de lui. Elle pouvait presque percevoir le reflet éthéré de sa bête. Énorme, massive et avide tout autant que déchaîner. Son regard se teinta de cette lueur animale. Sa soif meurtrière fit fuir quelques animaux à proximité. Engendré l’angoisse et la laisser faire. Son pouvoir bestial se déversa autour d’eux. Et fluctuait au rythme de sa respiration. Ressac de sa nature. Il ajusta sa garde. S’il touchait, il la tuerait. Il voulait qu’elle sente sa détermination. Si elle se transformait ça serait fini. Enfin. Il savait que les marqueurs alchimiques pourraient réagir. Ces derniers temps, il faisait beaucoup de paris insensés.

                      Cette fois, il se déploya. Sa vitesse avait augmenté, il s’approcha en trombe, aucun mouvement inutile, fluide. Son bras se détend, vise le visage, c’est une feinte, il ajuste son centre de gravité, se descend, tente un uppercut, nouvelle feinte. Il danse de manière macabre. Brutalement, sa jambe blessée, se détend, il vise le plexus une nouvelle fois. Meurs, sale cabot, meurs. Il se fige dans son mouvement. Bouge légèrement la tête sur le côté, descends sa garde. Elle allait si engouffrer, c’était certain, trop animal. Il n’aurait jamais pensé mourir dans leurs laboratoires ou dans leur simulation. Il avait rompu sa promesse. Mais qui pouvait bien s’en soucier ? Alors qu’il pensait en terminer, il sentit le marqueur réagir avant son action. Il se retrouva projeter brutalement derrière lui. Son propre pouvoir avait explosé entre eux pour les séparer. Toute sa masse fut projetée, il buta contre un arbre, le souffle coupé et se retrouva assis, respirant fort. Il grogna et encore sous le choc, se força à se relever. Toujours de la magie. Il la cherchait du regard en jurant entre ses dents. Merde.  


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                      Aaliyah
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                      La louve comprit assez rapidement qu’il n’était plus vraiment lui-même. Il ne répondit pas, il avait une drôle d’odeur, comme si il était anxieux. Pourquoi ? Elle n’avait rien fait…

                      Une onde se propagea. Merde il voulait vraiment la tuer. La louve frémit, un sourire lupin apparut sur sa face, tordant ses traits de manière fort peur gracieuse. Elle grogna. Elle baissa de nouveau son centre de gravité. Il bougeait vite, il feintait, elle bondit en arrière plutôt que d’attaquer. Elle ne comprenait pas, dans un premier temps il donnait l’impression de tout contrôler, et laissait des ouvertures grossières… Est-ce qu’il voulait mourir ? Elle gronda. Même pas en rêve. Elle bondit une fois de plus en arrière pour éviter son coup de pied.

                      La bête qu’elle avait en face d’elle n’était pas comme elle. Il était brisé. Juste brisé, fou et triste. Elle gronda. Il voulait l’utiliser pour mourir ? Même pas en rêve. Elle faillit attaquer de nouveau mais il fut projeter en arrière. Elle gémit en le voyant s’affaisser. Qu’est-ce que… Elle voyait presque la bête. Celle qui sommeillait en lui. Il n’avait aucun contrôle… Comme un jeune loup qui vient de muter. Elle pencha la tête sur le côté et ne bougea pas d’un orteil. Elle était dans une position pas très pratique pour l’observer, mais elle ne bougea pas. Il releva la tête pour la chercher du regard, elle fit un nouveau bond en arrière. Rien n’était logique. La louve voulait muter et partir. Mais elle n’avait qu’ici pour passer la pleine lune.

                      La jeune femme s’approcha prudemment. Elle renifla l’air. Elle restait aux aguets. Il semblait penser qu’elle lui voulait du mal. Mais c’était lui qui l’avait attaqué. Ça n’avait pas de sens. Elle cligna plusieurs fois des paupières. La lutte qui l’agitait se répercutait dans ses iris dont la couleur vacillait. Elle avait un contrôle tout relatif depuis qu’elle était arrivée sur cette foutue planète. Mais visiblement la proximité de la pleine lune ne lui faciliterait pas du tout la tâche. Elle était à bonne distance de lui. Elle sentait sa bête cogner, vibrer. Elle leva le nez.

                      Son père lui avait montrer comment mater des jeunes loups, leur apprendre le contrôle. Mais il était loin d’être un jeune loup. Elle se redressa avec une lenteur déconcertante, enfermant sa louve, fermant chaque verrou un par un. Elle ne survivrait pas à un combattant expérimenté en laissant sa louve aux commandes. Ses griffes disparurent, ses yeux redevinrent d’une couleur naturelle et elle leva les mains en forme de rémission. Elle leva même un peu la tête pour dégager sa gorge. Il pensait qu’elle était hostile ? Elle devait lui prouver le contraire. Elle avait grandi sa vie entière dans une meute. Elle avait appris à mater des loups-garous sur-téstostéronés, et pourtant elle était complètement démunie dans cette situation. La louve grondait, grognait, se débattait en elle, cela faisait mal, mais tant pis. Tuer encore un de siens ? Non. Jamais. Plus jamais. Et elle ne voulait certainement pas le tuer maintenant puisqu’il avait tenter de se suicider.

                      Ce n’est pas parce qu’on a vécu une vie de merde qu’on ne mérite pas de vivre. Et ses démons étaient loin à en juger par le crystal qu’il portait autour de cou. Elle restait tout de même un peu sur ses gardes. Elle ne voulait pas y passer bêtement. Elle lui fit un large sourire.

                      « Salut. Je suppose que tu ne dois pas du tout savoir où tu es. »

                      Elle désigna son pendentif d’une main. Sa voix s’était appaisée, elle était calme. Peut-être un peu trop calme. Le contrôle qu’elle avait sur elle-même était parfait. Complet. Irreprochable. Pourtant elle sentait sa louve, foncer et forcer les barrières de son esprit.

                      Ennemi.
                      Mort.
                      Tue le.
                      Ecrase le.
                      Survis.
                      Il ne mérite pas...


                      Elle fit taire cette voix qui susurrait à son oreille, d’une grande claque dans la gueule. Son instinct lui avait fait commettre des des massacres, aujourd’hui elle n’avait pas le luxe de le laisser foutre encore une fois la merde. Elle avait en face d’elle ce qu’elle aurait pu devenir.

                      « Qui t’a fait ça ? »

                      Ce n’était pas vraiment une question, plus un murmure. Elle se parlait à elle-même, elle tentait de ne pas afficher le regard triste qu’elle posait sur sa gorge. Elle n’était plus la louve, mais elle savait ce que ça faisait de se faire capturer… Leurs vécues étaient si différents, elle ne savait rien de ce qu’il avait vécu, pour autant elle lui fit un sourire, tendait sa gorge. Elle dégagea bien en balayant ses cheveux vers l’arrière. Et si… Et si il venait d’ici ? Et si ceux qui lui avaient fait ça étaient ici ? Et s’ils essayaient de la prendre aussi ? Le premier verrou de son esprit sauta, la louve s’engouffra. La peur était sa faiblesse. Cette peur de se faire enfermée de nouveau de revivre cette captivité. Elle se projeta si fort sur lui, incapable de contrôler lorsqu’elle alla s’écraser contre lui.

                      « Tu portes le sang d’autres loups. Vas-tu me tuer Loup ? »

                      La voix était gutturale, prenante, pleine. Enfermer sa louve dans cette situation c’était comme essayer de faire rentrer une robe de mariée dans un sac. Pas impossible mais compliqué. Elle l’enveloppait, le comprimait, caressait sa peau, le forcerait à la regarder dans les yeux. Elle gémit, elle était pourtant toujours calme. Effrayée, mais compréhensive, elle avait même garder sa gorge à découvert. Ce qu’il allait sentir, si il le sentait, ce n’était pas de l’agressivité. C’était ce qu’elle était.

                      Puissance, indépendance, force, dominance, nature et douceur. Tout ce qui faisait d’elle ce qu’elle était. Elle voulait qu’il comprenne. Pourtant, s’il attaquait après cette déclaration de paix… Elle le tuerait, ou se battrait de toutes ses forces. Pour sauver sa vie, ou parce qu’il était fou. Elle n’hésiterait pas. Elle protégeait ce qui était à elle. Et c’était une louve sans meute, ce qu’elle avait ? Sa vie.


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                      Il s’ancra sur ses jambes, leva sa garde. Le choc allait atténuer ses réactions. Sa Bête grondait. Il fit une légère grimace en la sentant racler le fond de son âme. Son pari n’avait pas marché. Il la répara. Elle fit un bond lorsque son regard se posa sur elle. Ça commençait à devenir un peu trop étrange. Tout ça n’avait aucun sens. Même si cela était une simulation, ça n’avait aucun sens. Les objectifs étaient basés sur la réactivité du sujet et les études de combat. Il l’observa s’interroger et bataillé intérieurement. Alors qu’elle se redressait, s’approchait, offrant sa gorge, il eut un mouvement de recul. Les yeux écarquillés. Elle souriait. Non. Impossible. Il resserra sa garde et se reprit mentalement. Étais ce des nouvelles techniques de combat ? Il fronça les sourcils. Salut ? Ou il était ? Elle désigna son pendentif. Elle était calme. Il la fixa d’un regard intense. Belle tentative. Il voyait sa bête à elle. La sentait. Un petit sourire étira ses lèvres. Il se prépara à nouvel assaut.

                      Il sentit l’effet de contrôle d’elle sur sa bête. Son sourire disparut et il se mit en attente. Il était attentif aux moindres de ces faits et gestes. Prêt à agir. Qui lui avait ça ? Il c’était attendu à bien des choses, mais pas à ça. C’était très loin de ce qu’il connaissait. Ça ressemblait finalement bien à une simulation. Un nouveau test. Elle regardait son cou, offrait sa gorge. Lorsqu’il sentit sa bête se projeter sur lui, il ouvrit grand les yeux. Ils en étaient réduits à ça ? Il resta un moment figé et finit par baisser sa garde, ses bras le long du corps, son expression de visage était indéchiffrable. C’était si incongru. Si fou. La tuer ? C’était donc ça. Il laissa échapper un long soupir. Comment était-ce possible ? Comment en était-il arrivé à ça ?

                      Il recula légèrement sans la quitter du regard. S’appuyant sur le tronc, il se laissa glisser contre le bois. Assis là la fixant, il se mit à rire. Un rire mesuré et triste. Il abandonnait. C’était beaucoup trop cette fois. Il se mit à applaudir tout en riant. Malgré cet excès démonstratif, ses yeux ne riaient pas du tout. Ses muscles se détendirent et sa posture montrait une lassitude profonde. Son rire cessa alors que ses applaudissements baissaient en intensité. « Je dois dire qu’on ne m’avait jamais offert le goût d’une telle simulation. Faites ce que vous voulez, j’en ai assez. » Il parlait normalement, calmement. Ce n’était pas tant qu’il était résigné, il savait tout simplement. Il savait comment ça se passait. Relevant le poignet pour montrer son code barre. « Scannez-moi. En revanche, je dois avouer que le petit numéro de la solitude et autres est très bien pensé. » Son inflexion ne bougeait pas et sa phrase se ponctua d’un soupir. Son regard se fit brûlant. « Si vous essayez de me remettre le collier, je suis prêt à lutter. » Son pouvoir crépita quelque peu. Ils finiraient par lui remettre. Cela dit, ils y passeraient des jours. Jusqu’à qu’il ne puisse plus ou qu’ils le blessent assez pour le laisser aux portes de la mort.

                      L’homme ne semblait pas s’adresser à elle en particulier. Son regard ne l’avait pas quitté, pourtant, il semblait se fixer sur autre chose bien au-delà d’elle. Elle put sentir son attention se focaliser sur elle, entière et profonde. Au creux de ses iris dorées, se dessinaient la haine et la résignation. « Et toi, chienne, tes illusions, tes mensonges… Comment peux-tu faire ça ? Même moi, je ne me suis jamais abaissé à de telles choses. Qu’est-ce qu’ils t’ont promis ? Comment te tiennent-ils ? A moins que tu sois une foutue projection. » Son poignet était toujours en l’air, le code barre s’éclairant de motif particulier sous la lumière solaire. Son ton n’était pas forcément agressif, de toute façon, il était fort à parier qu’elle était une pure projection de son esprit. « Faites-moi sortir, c’est bon. Vous entendez ? Faites-moi SORTIR ! » Comment l’avaient-ils repris aussi vite ? Ça n’avait plus d’importance. Il avait crié presque, regardant autour de lui. En observant celle qui était devant lui, il devait reconnaître qu’elle lui ressemblait. Comble de l’ironie.

                      Quel cauchemar. Arborescence de la merveilleuse ingéniosité des humains et des techno-mages. Soit il se retrouverait face à un escadron prêt à lui remettre son collier, soit il se retrouverait à devoir batailler directement. Après tout il devait être l’un des derniers. Les autres étaient morts. Tous. Il y avait veillé. Un cœur pour mille. Une meute pour un. Et le voilà dans leurs filets. Comment avaient-ils fait ? Quoiqu’il en soit il allait bientôt le savoir.


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                      Aaliyah
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                      La louve se figea. Il rit. Il avait ris. Pourtant il n’était pas vraiment… Heureux… Elle grogna, confuse. Il sembla que naturellement son loup s’endormit. Aaliyah fronça les sourcils. Est-ce qu’il avait compris ? Elle n’était pas son ennemie. Et puis elle put entendre sa voix pour la première fois. Cela le rendit dans son esprit plus… Concrêt. Sauf qu’il parla d’une simulation. Une simulation. Son code barre ? Il tendit le poignet, elle s’avança par réflexe. On lui avait incruster un code barre… Sur le corps ? Sérieusement ? Elle gronda. Il pensait qu’elle faisait parti d’un plan ? Qu’elle allait lui remettre ce foutu collier ?

                      Elle vit son corps se détendre, il abandonnait. Mais à quoi ? A qui ? Bordel mais que craignait-il à ce point ? Cela l’énervait, elle regarda attentivement le drôle de symbole sur son poignet. Elle avait connu des gens qui se faisaient tatouer des codes barres sur le corps, mais c’était à but récréatif, lui… Il semblait si… Las. Elle soupira et s’accoupie pour se mettre à sa hauteur. Elle s’apprêtait à lui parler tandis que la louve qui sommeillait en son sein était agitée. Elle n’aimait pas ça, elle n’aimait pas qu’un loup, une personne comme elle, un être comme elle ait été si maltraité. Dominance et protection vont souvent de paire. Mais l’humaine voulait le rassurer…

                      Mais lorsqu’il prononça le mot… « chienne » elle se figea. Le laisser sortir ? Une chienne. Elle savait, oh dieu, elle savait qu’il n’allait pas bien. Mais il venait de mordre la main qui allait le nourrir. Elle aurait dû, elle aurait pu… Ne pas réagir. Elle gronda.

                      « Je suis une chienne ? A la botte de quelqu’un ? Une projection ? De bien belles histoires. »

                      Elle se releva, un courant d’air balaya son enveloppe charnelle, laissant la place à une louve, d’un blanc immaculé, tous crocs sortis, une masse de muscles et de poils. Elle grognait. Non. Elle ne laisserait personne la traiter de chienne. Cette fois elle s’approcha de lui. Les babines retroussées. Elle ne pouvait pas toujours se transformer aussi vite. Elle ne pouvait pas avant ça. Et d’ailleurs aucun loup ne le pouvait. Elle le pouvait grâce… Ou à cause de ce qu’ILS lui avaient fait. Ceux qui l’avaient traiter de chienne. Comme une chienne. Comme une merde. L’avait forcer à tuer, encore et encore, lui avaien crever les yeux, avaient pelé sa peau, l’avaient affamée et enfermée. Elle bondit jusqu’au-dessus de lui.

                      Elle ? Une projection ? Non. Elle était une louve. Une putain de louve. Et elle lui arracherait le coeur avec les dents s’il insinuait de nouveau qu’elle n’existait pas, parce que ça revenait à dire que son passé, que les morts, que rien de tout ça n’avait d’importance. Elle lui grogna si près du visage qu’il sentirait son haleine, qu’il verrait chacune des fibres dans ses pupilles, qu’il sentirait son poids sur sa cuisses et ses griffes dans sa peau. Sa louve l’étoufferait de tout ce qu’elle était.

                      Jusqu’à ce que l’image ne devienne ethérée, laissant place dans un courant d’air au visage de la femme. Les yeux emplies de colère, elle dévoilait ses canines, enfonçait ses griffes dans sa cuisse. Ses cheveux balayait son corps tâché de sang, son souffle sur son visage tant elle était proche de lui.

                      « Je m’en bas les couilles que tu aies une histoire de merde, je m’en bas les couilles de pourquoi tu es couvert du sang des nôtres, traite moi à nouveau de chienne et tu mourras comme tu as l’air de le vouloir. J’ai pas de putain de scanner et j’arracherai les yeux de ceux qui t’ont mis un collier si c’est ce qu’il faut pour te convaincre si c’était possible. Je ne suis pas ta putain d’ennemie, t’es pas chez toi là, et ce soir c’est la pleine lune. Va falloir qu’on s’entende avant ça chéri. »

                      Elle se releva et secoua sa main pour se débarrasser du sang sous ses griffes. Elle n’aimait pas traîner l’odeur du sang des siens sur elle. Tant de vilains mots dans une bouche si belle. C’est ce que son père avait pour habitude de dire quand elle s’emportait. Elle lui tourna le dos à la recherche de quelques part où s’essuyer.

                      « Tu es prêt à écouter ce que j’ai à te dire maintenant ? »

                      Elle se retourna, incapable de trouver ce qu’il lui fallait, elle essuya donc le sang sur sa cuisse. Elle lui tendit les poignets.

                      « Tu vois. Je n’en ai pas moi. Je n’obéis à personne pour traquer les miens. »


                      Elle soupira, elle savait qu’elle avait abuser. Le soucis c’était qu’elle avait quelques problèmes de gestion de sa colère. Elle s’affala et s’assit en tailleur face à lui. Elle put enfin l’observer correctement alors que sa louve se calmait un peu, toujours aux aguets cependant, à couvert sous la surface. C’était assez particulier. Elle savait qu’il ne comprenait pas tout, cependant aujourd’hui elle ne pouvait pas faire autrement. Elle n’avait pas le luxe de choisir d’apprécier ou non. C’était un loup. Un espoir dans sa solitude, elle le regardait sous ses cils, le coeur au bord des lèvres.

                      Celui-là allait lui donner du fil à retordre. Il ne contrôlait rien, et au-cas ou ça vous ait échapper, ce soit c’est la pleine lune. Elle n’avait pas franchement envie de se faire déchiqueter sous le regard de la mère lune. Pendant l’appel, le chant, la douceur de la chasse. Elle frissonna. Et si… Et si ils couraient ensemble ? Elle balaya cette idée. Si déjà il arrêtait de lui parler comme si il savait tout… Et s’il arrivait à ne pas la bouffer, ce serait un pas de géant. Elle lui fit un sourire large.

                      « Et si on commençait par le début ? Je m’appelle Aaliyah. »


                      Terre Inconnue Bann3
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                      Kajin
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                      Il ne broncha pas. Elle se jeta sur lui, flash blanc. Neige immaculée aux allures envoûtantes qui peut se teinter de rouge. La sensation de la menace était réelle, elle était réelle. Les griffes de la louve entaillèrent sa jambe encore. En cet instant, il ne dégageait rien. Son corps était presque inerte et son expression vide. Elle cracha sa haine et sa colère. Il sentit tout ça. Elle lui envoya tout. Douleur insondable. Expérience ratée. Elle parlait, il l’écoutait sans bouger d’un cil. Le poids de la bête blanche sur lui. Puis l’humaine. Plus petite, mais tout aussi électrique et colérique. Elle se releva, s’écarte. Essuya le sang. Elle n’avait pas de marques. Il avait été berné de nombreuses fois, il connaissait les tactiques de REVOK et des mises à mort. Il la laissait faire. Que ce soit vrai ou non ça ne changeait rien. Ça ne changerait jamais les choses. Il y avait longtemps cru. Que quelque part se trouvait un lieu exempt de toute cette folie. Ça n’existait pas. Peu importe le monde ou la planète. Ses rêves avaient été brisés avec force et de la manière la plus brutale qui soit.

                      Le fait de sa nature lui permettait de percevoir ses émotions. Elle se retrouva face à lui en tailleur, le scruta. Elle n’obéissait à personne pour traquer les siens ? Elle n’avait pas l’air de comprendre. Un espoir ? Sa Bête était tellement avide. Commencer par le début était une bonne idée. Il ne montra rien. Se contentant d’être inexpressif. Son propre pouvoir s’était figé. Il prit une profonde inspiration. Elle était aux aguets. Ça ne changerait rien. Au-delà de sa Bête résidait cette chose qu’il détestait. Sa propre Bête gronda et s’agita, la masse noire n’aimait pas qu’il fasse appel à ça. Le déclenchement fut instantané. Il disparut de son champ de vision. Elle sentit la poigne sur sa gorge. Le corps de la jeune fille se souleva et se retrouva plaqué contre l’arbre sur lequel lui, c’était appuyé plutôt. Il ne dégageait rien. Sa poigne était ferme. Ses pieds ne touchaient pas le sol, plaquée contre l’arbre, elle avait la main du Loup autour de son cou. « Tentes de transformer et je te tue. » Sa menace était sérieuse.

                      Elle pouvait observer un halo rouge étrange au sein de sa cage thoracique. Il était possible d'observer le propre cœur de l’homme battre. Les reflets de ses cotes apparaissaient nettement et son cœur semblait battre beaucoup trop vite. La lueur rouge baissait en intensité alors qu’il la tenait contre le bois. « Tu n’obéis à personne pour traquer ? Pourtant, quelqu’un te donne bien les cibles à abattre. Tu n’as pas de code barre, grand bien t’en fasse. Ne viens surtout pas cracher ta haine ou ta colère contre moi Louve. » Sa voix était calme, maîtrisée. Son regard brillait d’une lueur étrange. Il paraissait plus massif, plus ancré. Sa respiration était légère. Un contrôle et une maîtrise parfaite. Un Alpha. Un protecteur de meute. Il résonnait dans son propre regard le pouvoir qui sommeillait en lui. « Je ne suis pas chez moi, tu as raison. Mais ici ou ailleurs, rien ne change. Je suis prêt à parier, que le combat est nécessaire pour survivre. Tu as subi des injustices, tu as subi le pire et après ? D’autres aussi. Tu te sens seule, tu es triste ? D’autres aussi. Tente encore une fois de m’écraser de ton poids ou de ton pouvoir et je te tuerais Louve. Peu importe ce que tu es, peu importe ce que tu as vécu. Si tu ne veux pas que je te traite de chienne, ne te comportes pas comme telle. » Il gardait cette maîtrise et ce calme. En soit, il n’avait rien de menaçant. Cela dit, elle comprendrait. Après tout, elle était une louve selon toute vraisemblance.

                      Sa main desserra sa gorge et il s’écarta. « Tu as dis que c’était la pleine Lune. » Il marqua une pause et semblait mesurer la chose. Toujours aussi calme, il dégageait peu de choses. « Ce soir ? » Interrogation. Et nouvelle pause. « Ah, et au fait je m’appelle Kajin. Vu que tout pue la magie et toi aussi et que selon ce que tu évoques, je ne suis pas chez moi. Cela veut dire que soit j’ai quitté mon monde originel, soit que REVOK à vraiment trouver des nouveaux codex. Quand bien même, si tu veux commencer par le début, dis-moi plutôt ou je suis Aaliyah. »


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                      Aaliyah
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                      La jeune femme avait baissé sa garde trop tôt. C’était ça de vouloir faire la fière. De tenter de voir le meilleur chez l’autre. Elle grogna, et se retrouva plaquée contre un arbre, ses pieds ne touchaient plus le sol, un main sur sa gorge. La respiration coupée.  Il ne voulait pas qu’elle se transforme… ? Peu importait, elle ne pouvait pas le faire en ces conditions. Il voulait la tuer ? Il se mit à parler. Une drôle de lumière attira son attention. Son coeur… La louve le sentit, celui qui se cachait au fond de lui. La bête. L’alpha. Ce gars était un putain d’alpha. Et il allait tenter de la soumettre. Elle releva ses yeux dans les siens, l’écoutant attentivement.

                      Un sourire apparut au fil de ses tirades, un sourire calme, amical, presque doux. Elle ne chassait pas pour tuer pour le compte de qui que ce soit. Et elle n’avait jamais parler de son passé. En cette instant, elle luttait pour reprendre de l’air, et pour se calmer assez pour l’écouter jusqu’au bout. Lorsqu’il dessera sa prise, elle tomba un peu maladroitement. Elle garda la tête basse.

                      Contrôle,
                      Maîtrise,
                      Espoir,
                      Tue le,
                      Soumet toi.


                      Non. Ces mots n’auraient plus d’impacts sur elle. Elle n’était pas une petite louve calme, elle n’était et ne serait plus jamais soumise comme ça, elle ne l’avait jamais été et ne le serait jamais. Elle l’écouta, encore. Il semblait ne pas bien comprendre la situation. Il voulait la soumettre ? La forcer à baisser les yeux devant lui ? Son coeur était calme. Sa voix posée. Il pensait maîtriser la situation ? Elle rit, cela pouvait sembler incongru. Mais il venait de lui dire qu’elle puait… Elle ? Elle releva les yeux dans les siens. La louve était là. Sous couverts de ses cils noirs, sous couvert de son joli sourire. De ce charme dont elle usait mais qui ne servirait à rien contre quelqu’un qui sentait ce qu’elle était.

                      Elle avait tenter de se calmer, il l’avait insulter. Elle ne lui avait fait aucun mal, elle voyait déjà sa cuisse se refermer de ses blessures. Elle secoua la tête, prise d’un fou rire incontrôlable.

                      « On fait pas une échelle des misères loup. Je pue ? Moi ? Tu traînes une odeur immonde. Tu pues comme un cimetière combien en as-tu tuer ? Hein ? Des comme nous. Moi je pue ? Tu t’es senti ? Tu t’es regardé ? Tu penses me faire peur ? Me soumettre… ? »

                      Elle posa un doigt sur son torse. Elle avait cru enfin rencontrer quelqu’un qui comprendrait, ne plus être seule. Elle avait mal à la gorge, l’humaine en elle voulait hurler, taper contre les murs, pleurer de désespoir. Elle n’avait pas toujours été une louve mais elle avait toujours grandit dans une meute. Elle ne connaissait que ça. Elle avait tenter… Elle pouvait concevoir qu’il aille mal, mais son espoir s’était brisé à une vitesse anormale.

                      « Ouais je suis une chienne, il n’en est pas moins que tu es seul ici. Tout comme moi. Tu veux me soumettre… Tu me prends pour qui ? Tu parles de qui là ? On ne se connaît pas. Tu m’as attaqué, tu m’as insulté, je n’ai fait que me défendre et tu le sais. Ou alors… Le contrôle sur ton loup dont tu manques cruellement te fait aussi perdre le sens des réalités, c'est pas toi qui mène la danse, c'est lui et tu me fais al morale à moi ? Je ne vais pas gâcher ma première chasse en liberté pour quelqu’un qui ne reconnaît pas les efforts que les autres font pour lui. Essaie de ne pas me croiser, je ne sais pas ce qu’ELLE te fera quand la lune sera pleine. Oh pardon, j’avais oublier que tu essayais de crever. »

                      Elle lui fit un sourire de travers et passa un doigt sous son menton, il était beaucoup plus grand qu’elle, et pourtant, la louve alla s’écraser contre lui. Ça n’avait rien d’agressif, c’était un avertissement, elle ne se soumettait pas au premier loup qui passait. Elle n’était peut-être plus très équilibrée mais elle avait toujours entendu dire que les louves avaient tendance à être plus instables que les mâles. Elle grogna, se retourna, lui glissa un dernier regard. Elle ferma les yeux, retenant ses larmes. Elle ne pouvait pas, ne voulait pas admettre que la situation avait dégénéré aussi vite.

                      « J’ai pas dit que j’étais parfaite mais sérieux, c’est dans tes putains d’habitudes de mordre une main amicale ? Laisse-tomber, débrouille-toi grand alpha. »

                      Son père lui avait toujours dit qu’elle avait tendance à irrité les loups, surtout les mâles elle n’aurait pas imaginé qu’il avait raison à ce point. Est-ce qu’elle venait de gâcher sa seule chance de renouer avec les siens. Comment ? Peu importait, il avait raison elle n’était pas la seule à être seule. Et puis vu son instabilité au final ce n’était pas plus mal qu’elle s’éloigne de lui. Elle ne pouvait pas apaisé son coeur malade dans l’état dans lequel elle était.

                      Contrôle,
                      Maîtrise,
                      Enferme-la
                      Étouffe la,
                      Détruit tes instincts


                      « Quel gâchis. »

                      Murmura-t-elle avant que ses jambes se mettent en mouvement, son corps se délia, elle parti en courant, elle faisait partie de la nature, elle se mouvait avec aisance et en silence. Elle n’aimait pas l’idée de courir dans la même forêt qu’un loup hostile. Pourtant… Elle avait eut l’espoir de courir avec lui. Elle se mit un énorme coup de pied mental. Même quand elle trouvait un loup, un qui soit comme elle. Elle trouvait le moyen de tout gâcher. Elle continua sa folle course, retournant près de ses affaires. Lorsqu’elle s’arrêta elle se rendit compte qu’elle pleurait. Elle grogna. C’était contrariant de ne même pas contrôler ça. Elle s’assit sur un rocher et fouilla son sac. Viande séchée et chips. Rien de mieux que ça pour se changer les idées. Sauf que ses pensées tournaient inlassablement autour de lui.

                      Kajin.

                      C’était un drôle de prénom, mais après tout il ne venait pas du même monde qu’elle. Est-ce qu’il était vraiment comme elle ? Est-ce qu’elle s’était encore fait de fausses idées ? Elle secoua la tête et essuya rageusement ses joues. Ça ne pleure pas une putain de louve-garou. Elle avait encore tout foutu en l’air, mais elle était plutôt du genre à tout casser qu’à réparer. Ça n’avait rien d’étonnant. Elle regarda le crystal autour de son cou. Si elle allait voir Greed elle aurait de l’alcool à volonté, et il pourrait l’enfermer pour passer la pleine lune. Elle tournait le petit objet entre ses doigts et gronda en s’affalant sur le rocher, entaillant son dos et tâchant ses cheveux de tâches rouges. Peu importait. Dans tous les cas, cette pleine lune craignait.


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                      vava
                      Kajin
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                      Joute verbale, joute de pouvoir. Au-delà de la lassitude de son existence, cet aspect-là était le plus exigu et obtus. Il détesta ça en un sens. Intérieurement, il eut un profond soupir. Elle se mit à rire. Il aurait aimé se souvenir de son père et de sa mère. Seulement le seul souvenir qui lui restait n’était pas tout à fait représentatif. Elle avait mal interprété. Elle l’invective, crache encore son venin. Il reste figé dans ce calme apparent. Sa Bête s’affole alors qu’elle pose le doigt sur lui. Ça commençait à l’agacer. Ces mots. Il n’en montrait rien, mais il commençait à bouillir. Sa Bête grondait. Il avait l’avantage d’avoir hérité des dons de son père et de son sang. Coup du destin en sachant comment il les avait acquis. Son doigt glissa de son torse à son menton. Et elle projeta sa bête contre lui. Elle put sentir le léger tressaillement de pouvoir. Pourtant, il restait calme, parfaitement calme.

                      Il savait que le calme allait se fissurer. Le barrage allait céder, surtout qu’il sentait l’influence de la Lune. C’était en soit la pire situation envisageable. Il allait la tuer. Elle devait savoir qu’il allait entendre le murmure. Un gâchis ? Pourquoi une louve ? Il étouffa le grondement dans sa gorge alors qu’elle disparaissait entre les arbres. Il jura. Pourquoi fallait-il que ce soit toujours comme ça ? Toujours ainsi ? Tout en levant les yeux aux cieux, il se mit à la pister. De base, il voulait des réponses. Si la Lune faisait son entrée ce soir, elle allait devoir l’aider en un sens. Ça l’agaçait déjà. Tout en dissimulant sa présence, il suivit sa piste. Afin de ne pas encore la surprendre, il se mit sous cloche. Limitant son métabolisme, évoluant comme un voile planant sur les traces de la louve.

                      Elle s’était installée sur une roche un peu plus loin. Il l’observa en silence. Elle pleurait. Merveilleux. Il faillit faire demi-tour. Il avait déjà bien assez de problèmes de gestion pour en rajouter. Sa Bête commençait à s’affoler et son maintien allait flancher. Son choix était réellement limité. Il sortit des fourrées les mains brandies devant lui, la fixant. Il ne voulait pas se montrer ni hostile, ni menaçant. Il s’approcha à quelques mètres d’elle. Le calme de tout à l’heure l’avait quitté. Il bouillonnait, son pouvoir tourbillonnant lentement dans cette pulsation particulière. Son regard avait gagné en chaleur et Sa Bête couvait. Il serra les dents et se racla la gorge. « Écoute, il semble qu’on soit partis du mauvais pied. Je ne veux pas te soumettre. À vrai dire nous pouvons jouer à qui pisse le plus long, mais selon toute vraisemblance je doute que tu es l’attirail nécessaire pour… Tout doux. » Il jura intérieurement. « Je ne cherche pas à t’offenser, mais j’ai besoin de réponses Aaliyah. Si comme tu le dis la pleine lune est pour ce soir, il va falloir que. »  Il stoppa sa phrase et soupira.

                      Qu’est-ce qu’il n’aimait pas ça. La lassitude qui l’habitait était profonde. « Tu peux me considérer comme tu le souhaites, je veux juste des informations et je partirais par la suite. Tu es la seule présence que j’ai détectée à des lieux à la ronde. C’est tomber sur toi. Nous sommes dans une situation que ni toi, ni moi, nous voulons. Dans l’immédiat, je veux juste que tu me renseignes. »  Son pouvoir crépitait légèrement. Il n’était pas forcément énervé contre elle. Simplement, la situation commençait à le fatiguer. D’un point de vue technique, il n’était pas forcément soucieux de savoir si c’était une simulation, où il se trouvait. Il était soucieux de la pleine Lune. Il gronda légèrement. Et il avait fallu qu’il tombe sur une Louve. Traqueuse ou pas. Dominante ou pas. Ça n’avait aucune importance. Il se frotta les tempes. « Y a-t-il des humains dans les parages ? »  Au creux de ses yeux, il lui laissa voir. Sa Bête tuera, elle et tous les autres qu’elle croisera. « Ne pose pas de questions inutiles, réponds juste aux questions utiles. »


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                      La louve grignotait ses chips en bougonnant. Oui en bougonnant ça pouvait paraître incongru mais c’était le cas. Elle soupirait, es larmes ne coulaient plus depuis quelques minutes mais elle le sentit avant de le voir. Elle renifla l’air. Elle glissa un œil dans sa direction et il sortit des fourrés. Etait-il la depuis longtemps ? Elle se releva un peu pour le regarda s’approcha les mains en avant. Elle avait tenter cette approche également. Elle trouvait ça ironique. Et puis il se mit à parler et le charme fut rompu. Ne pouvait-il pas s’abstenir d’être désagréable ? Elle trouvait ça ironique. Elle n’était pas mieux en un sens. Elle se mit debout et sauta du rocher pour atterrir souplement sur le sol. Elle pencha la tête sur le côté pour l’écouter.

                      Il voulait qu’elle l’écoute. Et qu’elle la ferme grosso-modo. Drôle de traité de paix. Elle grogna. Il lui donna un ordre en plus, elle ondula jusqu’à lui, et à part ses yeux elle n’avait rien de loup. Elle lui tendit le paquet de nourriture.

                      « Des chips ? Tu as l’air tendu. Tu as faim peut-être ? »

                      Elle rit et se retourna en se dirigeant vers ses affaires pour lui jeter une pomme dessus. Il ne voulait pas qu’elle pose de questions superflues ? Elle était la reine pour ça. Elle s’appuya sur le rocher l’air distrait en grignotant.

                      « Il n’y a personne sur cette île. Je suis venue ici pour ça. C’est toi et moi le loup. Enfin, il y a une station pour les dirigeables, mais les prochaines personnes présentes arriveront demain. On est sur une île flottant. »

                      Elle lui glissa un regard rieur. Il n’avait pas voulu écouter plus tôt. Allait-elle attirer son attention de cette manière ?

                      « Pour faire simple, le climat et la faune et la flore sur cette planète sont contrôlés par magie partout. C’est le seul endroit que je connaisse qui satisfait mes besoins pour la pleine lune. Mais à vrai dire, c’est ma première pleine lune ici. Alors on verra ce qu’il en est. »


                      Elle leva les yeux vers le ciel et les ferma. Elle aimait cette brise sur son visage. Elle aimait profiter de l’odeur de ces bois, c’était très différent de chez elle, mais tellement plus tout. Elle aurait rêver qu’Adam… Et toute sa meute puisse profiter d’une beauté si grande. Son coeur se serra. Elle n’avait pas vraiment réaliser à quel point elle était seule jusqu’à ce que ce jour arrive, elle n’avait jamais couru seule pour répondre à l’appel de la lune. Allait-elle devoir passer son temps à le fuir lui ?

                      Un alpha sans meute. Elle n’avait jamais vu ça. C’était magnifique, effrayant et complètement incongru. Chez elle les alphas tiraient leur puissance de la magie de la meute. Elle soupira et le regarda. Les feuilles crystalines créaient de drôle de jeux de lumière sur son corps couvert de sang. C’était bestial. Et pourtant elle ne voyait pas le loup dans sa façon de se tenir, dans sa façon de lui parler, de se lasser. Elle n’aimait pas trop ça. Elle avait appris à comprendre le langage corporel des siens. Lui, il semblait formater pour ne pas être un loup. Et puis ils n’étaient pas tout à fait pareil.

                      La louve au fond de ses yeux étaient curieuse, elle n’avait jamais rencontrer un spécimen comme lui. Est-ce qu’il se transformerait en loup ? Ou en monstre ? Allait-elle devoir le fuir ou pourrait-elle chasser avec lui ? Elle considérait cet endroit comme une sorte de territoire neutre. Mais le resterait-il alors que l’odeur de sang le suivait partout. Elle savait qu’il arrivait, elle le sentait, l’entendait, avec le silence qu’il amenait avec lui. Hors une forêt, c’est tout sauf silencieux.

                      « Tu comptes me traquer ? Ou alors c’est que ta bête est trop brisée pour que tu la contrôles ? C’est peut-être ton esprit à toi qui est trop brisé pour contrôler ton loup. Est-ce que tu as déjà chasser sous la lune ? »

                      Elle avait trop de questions. Elle sourit et haussa les épaules. Il ne voulait pas de questions inutiles. Mais elle était actuellement bloquée sur une île flottante avec un loup inconnu qui avait tenter de la tuer sans même savoir si elle était hostile ou pas. A ses yeux à elle c’était tout sauf des questions inutiles. Elle soupira. Il avait une drôle de cicatrices autour du cou, il avait été emprisonné et soumis. Un alpha… Hum… Ce qui voulait dire qu’on l’avait vraiment briser. Ce n’était pas impossible de voir des cicatrices sur un loup, elle en était la preuve même alors que des centaines de cicatrices argentés couvraient et parcouraient son corps, plus ou moins visibles, plus ou moins longues, qui dénotaient une sorte de torture longue et un affaiblissement de son corps sur la durée.

                      Une des raisons principales pour lesquelles elle passait son temps à manger c’était aussi qu’elle avait beaucoup maigris durant son petit séjour talasso tout compris dans un établissement de recherche. Efficace comme régime l’affamement. Elle aurait pu le deviner les model et aux mannequins qui le pratiquaient déjà. Elle lui fit un sourire.

                      « Je sais je sais, pas de questions inutiles tout ça. Mais j’y peux rien. On ne change pas ce qu’on est pas vrai ? »

                      Elle regardait la trace autour de son cou. Une marque aussi profonde, aussi large dénotait d’un asservissement long. Presque sans fin. Mais il semblait en bonne forme et entraîné. Il avait dû tuer les siens ? Elle avait tellement de questions qui dansaient dans ses yeux.

                      « Au fait. Je rigole pas. Tu pues. J’ai repérer un ruisseau par loin ça te ferait pas de mal de t’y plonger. »

                      Elle lui fit un large sourire innocent. Quoi ? Il empestait la mort, le sang en putréfaction et… La saleté en général. Elle renifla l’air de manière thêatrale. Elle avait un peu peur de ce que signifiait le fait de rester bloquée sur cette île avec elle. Elle soupira. En cas de problème elle pourrait toujours aller se réfugier à Suram. En priant pour que la lune ne soit pas pleine là-bas et auquel cas que Greed arriverait à la gérer. Elle tripotait le lourd pendentif qui pendait entre ses seins, et son cystal transparent. Elle soupira une fois de plus, comme fatiguée.


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                      Kajin
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                      Grondante et électrique. Il faillit lever les yeux aux Cieux alors qu’elle lui proposait des chips. Riante, elle lui lança une pomme. L’attrapant au vol, il arqua un sourcil sans un mot. Il ne croqua pas dans le fruit, se contentant de le faire tournoyer doucement dans sa main. Alors que la louve s’appuyait sur le rocher, il prit le temps de la détailler un minimum. Chevelure blanche, éclair dans une tornade de neige. Les yeux bleu océan. Son corps était musclé, plus que sa petite taille le laissait présager. Une bonne agilité un bon équilibre. Combattante instinctive, plus animale que guerrière. Il balayait l’aspect pulpeux et autres d’un revers mental. Ça ne l’intéressait pas vraiment. Son attention se reporta sur son regard. Pas de présences à la ronde. Il se mit à réfléchir. Et il tiqua. La magie. Toujours cette magie, partout. Alors qu’il l’avait fui toute sa vie, le voilà dans un monde où tout était magie. Il se mit à sourire face à l’ironie de la chose.

                      Quoiqu’il en soit, il avait observé différentes formes de vie jusqu’à présent. Elle était possiblement la seule réellement en danger. Sa Bête ne serait pas intéressée par des formes de vies minimes. Les animaux assez gros pour la captiver avaient la capacité de voler. En soit, ils devraient pouvoir la tenir le temps que l’influence de la Lune diminue assez. Le problème, c’était elle. Il sentit les questions avant qu’elles ne sortent de sa bouche. Non seulement la magie tambourinait contre ses sens en permanence et en plus, il était tombé sur une louve électrique et dominante. Avait-il réellement changé de Monde ? Il soupira. Elle se reprit toute seule, il continuait à réfléchir et ne prit pas encore la peine de répondre. Son regard devait certainement parler pour lui. Les options étaient limitées. Il semblait qu’elle allait réellement le pousser dans ses retranchements. L’idée fit grogner Sa Bête intérieure. Pour le coup, il n’avait aucune solution. Il y en avait bien une… Il jura dans sa tête. Son regard à elle était rempli de questions auxquelles il n’avait clairement pas envie de répondre. Les perspectives devenaient tellement merveilleuses.

                      Il soupira et croqua dans la pomme. Il avala la bouchée avant de parler. « Je vais éviter de répondre aux questions inutiles. Pour dire vrai, tu n’aurais pas été là, cela aurait été plus simple. Ce n’est pas contre toi. » Ce n’était pas de l’agressivité, il semblait réfléchir à voix haute. Tout en finissant le fruit, il semblait mesurer une décision. Alors qu’il avalait sa dernière bouchée, son regard dénotait que sa décision était prise. Sa langue claqua dans sa bouche. « Tu ne vas pas tout comprendre, mais ne bouges pas s’il te plaît. » Sa phrase se ponctua d’un soupir. Il éleva la main dans une prise étrange. D’un coup sec, il la fit entrer dans son abdomen. La chair s’ouvra et il serra les dents dans un cri étouffé. Ses doigts s’enfoncèrent au creux de son propre ventre, il tomba à genoux alors qu’il semblait chercher quelque chose. Sa main ressortie, ensanglantée avec une petite pierre rouge. À genoux, trempé de sueur, il lui jeta un regard un biais. Son regard disait clairement, pas de questions. Il cracha du sang et envoya la petite pierre en direction de la louve. Il prit la peine de s’asseoir alors que sa plaie se refermait doucement.

                      Tout en reprenant doucement son souffle, il prit la peine de lui donner une maigre explication. « Ça te protégera de ma bête. Elle ne pourra pas t’attaquer. » Il voulut se relever, mais tituba légèrement et du s’appuyer sur un arbre à proximité. Son système magique se réalignait. Qu’est-ce qu’il pouvait avoir horreur de ça. Il allait devoir méditer avant la pleine Lune, sinon elle deviendrait complétement folle. Et Sa Bête était déjà assez meurtrière comme ça. Pendant quelques secondes, il laissa la magie dans son corps se remodeler. Le halo rouge qu’elle avait pu apercevoir refit son apparition et brilla durant quelques secondes. Alors qu’il calmait son esprit et son corps, il soupira de nouveau. « Où se trouve la source que tu as vu ? » Il était blême. Il prit la peine de se redresser quand même et bien que la sensation agressât son corps et Sa Bête, la douleur était tolérable. Il avait l’habitude et c’était devenu une vielle amie. Il grogna légèrement contre lui-même. Son corps ne lui appartenait plus, son esprit non plus. Un léger tremblement agitait son corps. Presque imperceptible. Il oublia toutes les vaines pensées qui pourraient être là. « Où est l’eau ? »


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                      Aaliyah
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                      Elle le regarda, il semblait réfléchir, et être contrarié. Elle s’en amusa plus qu’autre chose, elle avait l’habitude de provoquer cet effet sur les mâles de son espèce. On pouvait appeler ça un don, ou une malédiction. Elle leva un sourcil lorsqu’il croqua dans la pomme après avoir jouer. Il la dévisageait elle trouvait ça marrant. Elle n’avait pas l’habitude de ce genre de regard scrutateur, elle avait perdu l’habitude de se balader à poil dans les bois avec d’autres de son espèce, mais elle ne voyait rien de pervers dans son regard alors elle haussa les épaules et mangeait sa pomme en soupirant. Mâchant avec une lenteur mesurée.

                      Alors comme ça, il ne se contrôlait pas du tout, lorsqu’il lui demanda de ne pas bouger elle se mit en position, figée, elle ne savait pas quoi faire, et puis il enfonça son bras dans son ventre. Elle écarquilla les yeux. Ah. Il avait l’air de chercher quelques choses. Dans son ventre. Elle plissa les yeux lorsqu’il sortir un tout petit caillou rouge qu’il lui lança. Elle l’attrapa sans difficulté, un peu dégoûtée. Qu’est-ce que ce truc foutait à l’intérieur de lui ? Elle se tâta l’abdomen. Est-ce qu’elle aussi aller avait un truc aussi bizarre à l’intérieur d’elle ? Non. Elle avait déjà éviscérer quelques loups et elle n’avait jamais vu ça.

                      Elle le regarda, elle garda l’objet dans sa main mais lorsqu’il flancha elle bondit en avant. Il s’appuya sur un arbre. En même temps cet abrutis venait de s’enfoncer un bras dans le ventre. Pour quoi ? Pour qu’elle ne se fasse pas attaquer, par lui. Ca n’avait aucun sens. Elle grogna. Il l’attaquait et ensuite cherchait à la protéger. Ca n’avait aucun sens. Elle soupira et lorsqu’il lui demanda à deux reprise d’aller au ruisseau elle glissa naturellement sous son bras pour l’aider à marcher. Il allait mal le prendre ? Elle s’en fichait pas mal, elle était comme ça, elle aidait les gens autour d’elle. Il ne voulait pas qu’elle pose de questions, elle avait également ses propres revendications.

                      « Ne pense même pas à refuser mon aide. T’es pas en état de protester. »

                      Elle l’aida à se mouvoir, il ne pesait pas lourd pour elle, elle avait passer son bras autour de sa taille, constatant donc, qu’il était assez mince, bien fait en soit. Il avait un corps de combattant. C’était difficile à déterminer sous la couche de sang qui le recouvrait. Ils marchèrent comme ça pendant quelques minutes et elle l’aida à entrer dans le courant d’eau. Il n’était pas très profond. Dieu merci, elle était incapable de nager sous cette forme, elle aurait couler comme un putain de fer à repasser. Elle n’avait pas assez de gras, des muscles et des os trop denses, c’était un peu différent sous forme louve mais elle n’était pas une nageuse olympique dans tous les cas.

                      La louve avait percée ses prunelles, elle le regardait les sourcils froncés. Même pour un loup c’était une blessure assez grave. Elle savait qu’il guérirait mais elle trouva ça vraiment débile comme mouvement. Elle se rinça un peu, se débarrassant de l’odeur de sang qu’il lui avait collé dessus, elle en profita pour renifler l’espèce de pierre rougeoyante qu’il lui avait donner. Elle avait une odeur de vie. Et pourtant c’était une pierre bizarre. Elle portait son odeur. Est-ce que c’était une partie de lui ? Elle soupira et l’aida machinalement à se frotter le dos.

                      « Je n’ai pas besoin de ta caillasse. Si le soucis c’est que je sois là je peux partir. J’ai un point de chute chez un… Ami. On peut voyager avec ces crystaux tu sais. Il y a quatre planètes. Et j’ai déjà réfléchis à cette option. »

                      Elle frissona, Greed aurait fait une drôle de tête si il l’avait entendu l’appeler son ami. Il trouvait toujours ça très drôle, elle savait que dans le fond elle était un peu plus que ça, pas parce qu’elle se le tapait de façon occasionnelle, mais parce qu’elle travaillait de temps à autre avec lui. Elle n’aimait pas l’idée de passer une pleine lune de plus enfermée. Mais elle ne comprenait pas grand-chose et n’avait aucun envie d’être un problème. Surtout dans les circonstances actuelles.

                      Il lui fallait un putain de caillou pour ne pas se faire attaquer par l’un des siens ? Depuis quand ? Elle avait l’impression d’avoir perdue tout ce qui faisait d’elle ce qu’elle était. Elle était une louve, les loups vivent en meute et elle ne pouvait même pas croiser un des siens sans qu’il ait envie de la bouffer. Elle éclata de rire. La louve s’agitait en elle. Elle allait s’écraser contre lui. Elle avait envie de courir, de vibrer de chasser, et s’il était une menace elle voulait le tuer. La jeune femme lui mit une tape un peu trop énergique dans le dos le laissant finir sa besogne et sortit de l’eau pour s’asseoir dans l’herbe et lézarder au soleil. Son coeur s’emballait, la lune commençait son doux chant dans sa tête. Ce n’était pas encore l’heure. Elle regarda la petite pierre. Oh et puis après tout. Peut-être qu’ils allaient chasser ensemble ? Elle renifla une dernière fois la pierre et l’avala. Elle sentit… En fait pas grand-chose, elle avait l’impression d’avoir avaler un bout de lui mais fossiliser, pourtant elle avait une certaine sensibilité à la magie et cela la fit frissonner. Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Elle lui glissa un regard.

                      « Quoi ? C’est pas comme ça que ça s’utilise ? Et tu voulais que je le garde comment quand je me serai transformée ? »

                      Elle éclata de rire et remonta ses genoux contre elle et posa sa tête dessus les serrant contre elle, elle lui fit un sourire animale.

                      « Tu vois, la rétention d’information, ça ne fonctionne pas avec moi. On fait quoi maintenant ? Je m’en vais c’est ça ? Je peux. Si c’est ce que tu veux. Mais ne songe pas à essayer de gâcher ma chasse si je reste. J’attends ça depuis trop longtemps. »

                      Elle ne mentait pas. Elle garda son sourire et s’étala de tout son long les bras sous la tête. Elle profitait de la douce caresse du vent sur son visage.


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                      Elle le portait. Sérieusement ? Il ne comprenait pas. Sa Bête réagissait et grondait, il la fit taire. Son regard sur elle et l’air grognant, il ne dit rien. Elle semblait aussi obstinée et têtue que lui. S’il faisait un commentaire ça finirait encore dans une joute de pouvoir. Dans l’immédiat ça lui paissait au-dessus de la tête. Elle le guida jusqu’au cours d’eau. Cela lui permit de se focaliser un peu alors que la fraîcheur venait mordre ses mollets. Il ne parlait pas. Sa magie se réalignait toujours et ça faisait mal en soit. Elle eut un mouvement étrange au contact de l’eau. Il le nota, elle semblait de ne pas être à l’aise avec l’eau. Plongeant dans l’eau, il prit la peine de s’immerger totalement, profitant de l’isolation sensorielle. Le lycan remonta à la surface et commença à se frotter. Il grimaça quelque peu sous l’effet des mouvements. Du coin de l’œil, il l’observait la pierre. Peu importait. Grimaçant une nouvelle fois sous l’effet d’un mouvement trop rapide, il se mit à ralentir ses mouvements.

                      Lorsqu’il la sentit frotter son dos, il se figea un instant. Ça le surprenait tellement qu’il resta coi pendant une seconde. Depuis… Il n’aimait pas qu’on le touche. Son pouvoir vibra quelques secondes et il reprit son mouvement. Elle pouvait sentir la tension ne pas le quitter alors qu’elle le frottait. Il leva les yeux aux Cieux encore une fois, face à ces propos. Que pouvait-il répondre ? Il se contenta de grogner entre ses dents. Notant les informations qu’elle donnait mentalement, il se demandait comment c’était possible en un sens. Chassant les questions pour le moment, il se concentra à se décrasser. Pour une fois, ils se taisaient tous les deux. Prit dans le cours de leurs propres pensées. Il sentit le frisson courant chez elle, mais ne nota pas. Ce n’était pas son problème.

                      Elle lui mit une tape dans le dos. Il retenu tous les mots et réactions qui montèrent. Il ne gronda même pas, elle s’éloignait déjà. Finissant de se nettoyer, il dut frotter à s’en faire rougir la peau à certains endroits. Une fois propre, il profita de l’eau. Plongeant et profitant de l’absorption sensitif du liquide. Il émergea après quelques secondes et il la regarda. Ses yeux s’écarquillèrent. Il n’avait pas pensé à tout. Il l’aperçut gober la pierre. L’avaler. Durant une seconde il se contenta de la fixer. Merde. Il sortit de l’eau en trombe. Elle parlait. Et elle riait. Il jura et s’approcha à une vitesse folle. Quasiment sur elle, il la fixait d’un regard brûlant. « Recrache. » Elle ne pouvait pas. Trempée de la tête aux pieds, ses cheveux noirs plaqués sur le visage et son regard doré braqué sur elle, il soupira. En l’état, il lui avait donné. Malgré ça, il n’avait pas pensé au reste. « Merde. » Il se mit à faire les cent pas.

                      Elle ne se rendait pas compte, quand bien même, c’était trop tard. La pierre allait se fixer d’une manière ou d’une autre. Stoppant son mouvement, il se mit à réfléchir. Pour le coup, c’est lui qu’il fallait blâmer. La réaction ne serait pas immédiate et tant qu’il n’était pas transformé et qu’aucune interaction ne se faisait ça devrait aller. Comme si jusqu’à présent tout avait été. Que faisait-il maintenant ? Pour sa part, rien n’en soit. Et elle souriait. Lui paraissait excédé et las. Il s’assit en tailleur face à elle. Ça ne servait à rien de toute façon, c’était trop tard. « Tu es libre Louve, tu peux rester, partir, mener ta vie. Je ne compte pas gâcher ta chasse, tout du moins… Tu ne risques rien. » Il avait fermé les yeux en parlant. En l’état, Sa Bête ne pourrait rien faire contre elle. La Lune faisait déjà sentir son influence. Il lui fallait absolument méditer et mettre de l’ordre dans ses idées.

                      Elle avait avalé la pierre… Il chassa la pensée de son esprit, commença à le vider totalement. Il devait communier malgré la magie. Son pouvoir se déploya légèrement autour de lui, comme une brise chaude. Il se mit à vibrer doucement. Peu à peu ses sens s’ouvraient et sa respiration se cala sur le rythme naturel de la forêt qui les entourait. Au-delà de la magie, il sentit la vie, les odeurs, les sons et ces crépitements propres à la nature. Et il sentit la Louve à côté de lui. Énergie vive et électrique, vibrante à l’idée de chasser. Seule et curieuse. Voilà pourquoi tant de questions dansaient dans ses yeux océans. Sans prendre la peine de plus se concentrer, il s’abandonna à ses sensations. Il pourrait courir. Bientôt.


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