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                      vava
                      Dayna Crowley
                      groupe
                      L'insomnie hantait Dayna depuis plusieurs heures déjà. Accablée par la chaleur, la jeune femme s'était assise, pensive, sur la chaise devant son bureau. Elle restait là, immobile, avec pour seule distraction ce cristal aussi noir que la nuit qu'elle tournait entre ses doigts, l'observant sous toutes ses coutures.

                      Nul besoin de lumière pour ce faire ; le minéral n'avait de toute façon aucun éclat que le spectre lumineux puisse renvoyer. Le dortoir n'était cependant pas plongé dans l'obscurité totale, et la chambre se trouvait baignée de quelques lueurs orangées provoquées par les éruptions de soufre embrasé ou par cette opaque atmosphère chargée de fumée, dans laquelle se réverbéraient les flammes de Sulfur Island pour donner à l'île un visage des plus sinistres.

                      A défaut de trouver le sommeil, la pyromancienne étudiait les options qui se présentaient à elle. Poursuivre ses recherches dans les nombreuses bibliothèques de l'académie pouvait porter ses fruits, mais les ouvrages les plus à même d'étancher sa soif de connaissance, elle les savait bien à l'abri au sein de la forteresse d'Helium. C'était en tout cas ce qu'il y avait de plus logique : la Gardienne Leah aurait eu raison de vouloir centraliser les ouvrages 'sensibles' afin de soutenir l'autodafé symbolique qu'elle avait proclamé contre la magie 'noire'.

                      Dayna fulmina à la pensée qu'une seule personne puisse s'arroger un tel pouvoir sapienticide. Que croyait la Gardienne ? Qu'il suffisait d'ignorer ce qui fait peur et ce qu'on ne peut affronter pour que cela cesse d'exister ? Une vision bien puérile et naïve, de la part de la personne la plus intelligente de l'univers..!

                      Mais soit. Cette contrainte n'était au final qu'un énième obstacle qui demandait à être surmonté. La pyromancienne avait de toute façon une autre idée en tête. Si le savoir ne pouvait venir à elle, c'est elle qui irait le chercher. A défaut de pouvoir étudier directement les arcanes occultes, elle devait focaliser son apprentissage sur des techniques similaires.

                      - L'affrontement ultime ne sera possible que lorsque j'aurai réalisé mon Grand Egregore... La synchronisation doit être parfaite, une véritable symbiose de tous les esprits. Je ne connais qu'un seul peuple qui ait réussi à produire ce phénomène...

                      … Les Nefyrians. Ce peuple sylvestre possédait une perle de magie dont ils ne soupçonnaient pas la valeur. Persuadés d'y voir une osmose culturelle et religieuse, ces sauvages n'avaient pas su comprendre comme Dayna comprenait. Mais elle n'avait pas besoin qu'ils sachent, seulement de savoir elle-même. Les Nefyrians étaient capables de fusionner avec d'autres créatures pour peu que leurs esprits soient sur la même « longueur d'onde »... Si une magie existait à l'échelle individuelle, alors il était possible de la transposer à une échelle universelle, moyennant la bonne analogie.

                      - Je dois aller là-bas, murmura-t-elle, le regard rivé vers les étoiles, dans la direction qu'elle pensait être celle de la planète verte.
                      Elle n'eut pas le temps de formuler plus précisément son souhait, cependant, car il se produisait une chose inédite : son cristal émettait une forte vibration magique dans le creux de sa main.

                      Dayna reporta son regard sur la roche inconnue et haussa un sourcil. Se pouvait-il que cette chose ait... compris ce qu'elle voulait..? Curieuse, la jeune femme tenta une impulsion arcanique dans le but d'injecter sa propre magie dans l'artefact... sans résultat. Elle opta pour une méthode de communication plus archaïque, revenant à son postulat de départ avec une voix sèche et impérieuse :

                      - Emmène-moi sur Nefyria. Maintenant.
                      Les mots eurent à peine le temps de franchir ses lèvres que l'effet magique s'accentua, rayonnant d'une lueur de néant, pour finalement happer la magicienne dans un voile ésotérique. La chambre était désormais vide, et n'avait pour seule trace de la fugace disparition que quelques feuilles de papier voletant dans les airs avant de tomber lentement au sol. De Dayna et de son cristal, en revanche, il ne restait plus rien...

                      Lorsque le voile se dissipa finalement, la mage noire sentit ses pieds fouler une terre aux vibrations magiques inconnues. Sa perception lui revint, un sens après l'autre : tout d'abord des sons, plus vivaces et exotiques les uns que les autres, puis des odeurs, feuillues, boisées. Sur sa peau se collait déjà une espèce d'humidité renforcée par une chaleur qu'elle ne pouvait décrire que comme « molle », bien que l'idée ne fasse pas vraiment sa place dans son esprit encore déboussolé.

                      Lorsque la vue lui revint finalement et que la brume qui l'entourait cessa de brouiller celle-ci, Dayna plissa ses yeux ambrés. Elle était bien loin de Sulfur Island, perdue dans une forêt aussi dense qu'un centre-ville Akers. La végétation s'insinuait partout autour d'elle, en haut, en bas, à perte de vue.

                      La pyromancienne tenta de se départir de l'agitation qui régnait autour d'elle et qui menaçait de corrompre ses propres pensées. Elle prit le temps d'analyser les environs avant de faire le moindre pas, de peur de révéler quelque piège que dissimulerait la mousse sous ses pieds. Au loin se dressait subtilement les reliefs d'un petit village à même le tronc des arbres immenses. Ce dernier était difficile à remarquer tant sa structure architecturale s'apparentait davantage à un macrocosme fongique qu'à une série d'habitations.

                      - Civilisation de type... zéro. Avancement technologique : archaïque. Degré prévisionnel d'humanité : tribal. Source énergétique : nulle. Structure métamagique : symbiose écologique. Aucun doute, je suis bien sur Nefyria.
                      Pleine de mépris pour cette culture aux antipodes de la sienne, Dayna laissa s'échapper un sifflement mesquin et faussement impressionné. Il n'y avait en effet rien de magique ou de magnifique dans ce paysage ; les livres à ce sujet s'avéraient être un tissus de mensonge. Qu'y avait-il de respectable dans le constat qu'une espèce était incapable de maîtriser son environnement  autrement qu'en y soumettant son mode de vie ? Absurde et décevant, voilà ce qu'était cette planète. Un caillou feuillu habité par des sauvages dont l'apparat devait sans doute se résumer à ces mêmes feuilles.

                      De moins en moins convaincue qu'elle trouverait ici ce qu'elle était venue cherchée, Dayna avança cependant vers le village, convaincue qu'il devait s'agir de la capitale. Elle avait l'intention d'alpaguer le premier autochtone venu, et ce dernier – ou plutôt cette dernière – ne tarda pas à se manifester.

                      Sans davantage de cérémonie, Dayna se présenta sommairement à la sauvage. Elle n'avait pas de temps à perdre avec la politesse.
                      - Eh, toi ! Je être Dayna d'Akerys. Je avoir besoin toi donner moi connaissance. Toi comprendre moi ?
                      Son visage ne reflétait aucune autre émotion que l'exaspération et le mépris intellectuel pour la jeune créature qui lui faisait face, et elle alimentait son argumentaire de grandes gesticulations qui, de son point de vue, devaient permettre à la troglodyte à qui elle s'adressait de la comprendre.


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                      ▲ Je parle en #ff3300 ou en #990000
                      vava
                      Mylo
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                      Le plus grand voyage
                      Est celui qui nous fait changer de regard

                      Les jours se sont égrainés et avant même que je ne puisse en saisir le compte, une bonne semaine s’est écoulée. Je n’ai pas besoin de me repérer sur un calendrier, ici, le temps est une notion plus abstraite que la survie au quotidien, ce que j’ai rapidement intégré. J’ai eu l’occasion de rencontrer tellement de peuples, tous aussi différents les uns des autres, autant par leur apparence que par leur mode de vie et leur avancement technologique, que je n’ai pas été surprise de ce côté un peu rustre que les Nefyriens montrent au premier abord. Leur priorité n’est pas la science ni la connaissance brute mais leur monde et la symbiose qu’ils éprouvent envers ce dernier, et que je connais depuis que j’ai mis pied “à terre” -dans l’eau serait plus juste-.

                      Quand je suis “devenue” Kelpie, j’ai pu commencer un apprentissage neuf avec la curiosité d’un enfant qui offre son premier regard. Et lorsque je suis rentrée dans le Syrf Kala, j’ai grandi un peu plus. Que ces autochtones - devenus mes amis, ma nouvelle famille - me fassent ainsi preuve de confiance m’avait alors bouleversé et me bouleverse encore aujourd’hui d’ailleurs. Je m’efforce alors de répondre au mieux à chacune des missions qui soit devenue mienne, et d’offrir aussi, mes maigres connaissances adaptables et utiles à leurs moeurs et pratiques.

                      Aujourd’hui est d’ailleurs l’un de ses jours, et la chasse au lièvre, ou plutôt la recherche de plantes utiles lors des soins que je peux prodiguer, n’allait pas tarder à commencer. Mes dons n’ont pas été atrophiés par mon voyage forcé par le cristal, mais j’avais la curiosité de découvrir les plantes que Nefyria offrent et qui sont capables de renforcer ma capacité, de la soutenir ou encore de la remplacer lorsque je ne suis pas disponible. L’excitation me rend euphorique alors que je me rappelle mes premiers soins ici.

                      C’était sur une femme, fluette et à la peau boursouflée par un lierre violacé qui entrait et sortait de son derme, en lieu et place de veines internes. Elle avait subi un empoisonnement suite à une attaque d’un homme à la queue de serpent, surpris par sa présence alors qu’il prédatait. Lorsque j’avais senti le flux en moi épouser son corps et en chasser lentement la toxine, je m’étais sentie moi, et j’avais compris que même à des lieues de chez moi, rien ne changeait vraiment. Et rien ne change vraiment.

                      Tout en repensant à d’autre rencontre, j’enfile des pantalons solides et proches du corps. Ces derniers, sombres et pratiques, me permettent malgré leur légère épaisseur des mouvements assez fluides. Avant d’enfiler mon haut je nate sommairement mes cheveux, longs, sombres et toujours légèrement humides, signe s’il en faut un de plus que je suis fusionnée avec Kelpie. Seulement après, j’enfile un débardeur très fin et accroche à ma taille une veste du même tissus que mes pantalons. Quand bien même il fait lourd aujourd’hui, si jamais je dois m’enfoncer dans la forêt, ou les bras dans quelconques arbustes, je ne risquerais ainsi pas de me blesser. J’ajoute même des gants à ma faucille et autres effets dans ma besace, large et tombant sur ma hanche, avant de sortir, et cela provoque le rire moqueur de Kelpie.

                      Si je l’écoutais, je me baladerais nue ! Pour lui, c’est nettement plus agréable, surtout qu’apparemment, même quand nous sommes un, notre peau est plus sensible que la sienne et cela lui plait beaucoup. Je souris en songeant à ce qu’il se passe quand nous sommes. Tous ces changements qui nous font évoluer. Peut-être suis-je moins timide depuis ? Probablement. Et lui a moins tendance à vouloir croquer tout ce qui passe à portée de notre bouche. Il piaffe à nouveau mécontent, alors que je sors en plein soleil, plissant les yeux fasse au rayon qui perce les hauts arbres et leur feuillage.

                      Cirr Tyly, ce village qui m’a si bien accueillie malgré des débits plutôt méfiants et parfois hostiles, est magnifique et au coeur même de cette forêt qui a tant à nous offrir. Et en parlant d’hostile, je remarque un peu plus loin deux individus se faisant face. Si je connais la première, la seconde m’est inconnue, ce qui reste surprenant car les nouvelles têtes restent rares. Je fronce légèrement les sourcils lorsque j’entends comme cette même inconnue interpelle la jeune fille dont les tentacules, quoique cachés par son long tee-shirt, dépassent par le bas et s’agitent de manière menaçante. Au bout de chaque appendice, une tête aveugle composée d’une unique gueule aux crocs aiguisés et surtout, possédant un poison propre à l’animal avec lequel elle a fusionné. Si elle attaque, cela sera rapide.

                      Les Nefyriens, je l’ai vite compris, sont vus comme primaires par nombre d’étrangers à ce monde, et pourtant il est bien plus évolué qu’il ne le laisse percevoir. Néanmoins, je n’avais, jusqu’à ce jour, jamais eu l’occasion de rencontrer quelqu’un avec autant de condescendance et faisant preuve d’autant d’irrespect à l’égard de mes amis. Je me hâte de les rejoindre, sans pour autant faire de geste brusque pour ne pas effrayer la jeune Nefyrienne, car de l’autre je ne perçois rien de plus que de l’agacement. Autour d’elle s’agitent les éléments.

                      À côté de la native, je parais immense. Du haut de mes presque deux mètres, mon regard rubis se pose sur l’inconnu dont je n’arrive pas à percevoir avec quoi elle est fusionnée, je fronce les sourcils et pour une première fois depuis mon arrivée, je cherche presque où se trouve son daemon et à quoi il ressemble. Mais je secoue la tête. Je ne devrais pas faire ça. Massant ma nuque, j’ouvre enfin la bouche :

                      — Bonjour vous deux, me lancé-je en posant doucement ma main sur l’épaule de la jeune fille, qui aussitôt tourne son visage vers moi. Je peux peut-être vous aider ? Je passais par là quand je vous ai entendu.

                      Si ma voix semble posée voir même chaleureuse, je précise aussitôt que je les ai bien entendu. La pupille fendue et mordoré de la jeune fille venimeuse semble me jauger. Elle me fait confiance, mais se demande comment je vais réagir face à la nouvelle.

                      — Même si vous venez d’un autre monde, nous vous comprenons bien, j’ajoute, de manière très articulée et exagérée, histoire d’être comprise aussi. Mais je m’adoucie en ajoutant, normalement cette fois : Quant à la connaissance, celle de Nefyria ne demande qu’à être découverte. Je me présente, Mylo.

                      Un mince sourire s’étire à mon visage et Kelpie ne demande à nouveau qu’à jouer. Ce dernier ne tient décidément pas en place, mais je le tance mentalement. Si cette jeune femme vient d’arriver, comment sa fusion lui apparaît-elle ? À quoi ressemble-t-elle normalement ? La curiosité me titille à nouveau alors que la jeune fille nous quitte, froussarde et non sans siffler tout bas envers l’étrangère. Je rougis un peu, non pas gênée pour la native mais bien pour l’étrangère.

                      — Les natifs, non, en fait, personne n’apprécie être pris pour un simple d’esprit incapable de dialoguer. Nous sommes peut-être fusionnés, nous n’en sommes pas moins des êtres vivants capable de réflexions et d’interractions, quoi que vous sembliez penser. Bienvenue à Nefyria.
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