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Lun 3 Déc - 21:50
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Kelen MEMPHIS
  • Univers d'origine
  • Eion
  • Origine du perso
  • Inventé
  • Âge
  • vingt-cinq ans
  • Sexe
  • Féminin



Histoire




Eion est une petite planète au climat varié, décidé par les caprices fluctuant des trois soleils qui l’entourent. Possédant deux lunes dont une bien trop éloignées pour qu’elle influe d’une quelconque façon sur les marées, la moitié du globe est composé d’océan tandis que l’autre arbore différentes facettes. Dans cet endroit, il n’existe aucune technologie électrique, l’énergie étant tiré directement de veines parcourant les sols. En revanche, sa population étant très en symbiose avec la nature et ce qu’elle lui offre, son avancée est donc primaire et l’on pourrait considérer cette époque comme ayant beaucoup de lien avec le moyen-âge. En un peu mieux, il faut l’admettre.

Il existe trois territoires principaux où différents clans cohabitent, certains tellement grands qu’ils représentent des petites villes à eux seuls et d’autres, beaucoup plus modestes qui se tiennent éloignés des foules. Kelen vient de l’un d’eux, dans la région d’Aylin, où les vastes forêts bordées de lacs et de montagnes font place. Souvent, afin de subsister à leurs besoins, les clans se spécialisent dans des domaines uniques afin d’échanger leurs services avec d’autres. Certains seront réputés pour la finesse de leurs tissus, d’autres pour leurs délicates orfèvreries… Et  il y en a qui pencheront dans des capacités moins glorieuses. La famille Memphis, constituée d’un peu plus de deux cent personnes, s’est faite connaître parmi les leurs grâce à leurs capacités d’assassinat et de chasse. Si la plupart est chargée du commerce de gibier rare, d’autres ont choisi de se rallier à un cause moins noble : celle de monnayer la vie. Délaissons donc l’histoire de cette planète et penchons-nous un peu plus sur ces individus.

Un soir d’hiver, bien que les saisons se nommaient autrement sur cette planète, la matriarche du clan memphis mit au monde une minuscule créature qui ouvrit les yeux sans un bruit. Dès sa naissance, son silence en disait déjà long sur son caractère à peine éclos… Néanmoins, ce fut synonyme de bonheur et l’on fêta ses premiers jours avec joie et allégresse. Alors qu’il existait déjà un fils, digne héritier de la famille et futur chef de clan, il n’était tout de même pas anodin de voir la fratrie s’agrandir un peu plus avec l’apparition d’une figure féminine.
Entourée d’amour bien qu’éduquée dans une atmosphère assez dure, elle fut entrainée dès son plus jeune âge à développer ses talents afin qu’on puisse savoir quoi faire d’elle. Ici, le rang dans le clan ne donnait pas le privilège de ne rien faire et de se dorer la pilule : être assignée à l’intendance du domaine n’était pas plus dégradant que d’être nommé chasseur d’élite. En revanche, la branche assassin avait une signification assez honorifique et tous ses proches espéraient secrètement qu’elle développerait des dons au moins aussi intéressants et utiles que ceux de ses parents ou de son frère. Sa mère était réputée pour pouvoir se dématérialiser en fumée et acquérir une rapidité hors norme sous cette forme. Son frère était le maître des ombres, il pouvait en user selon son bon vouloir, leur donnant la forme et une consistance aussi solide que l’acier. Quant à son père, bien que disparu peu de temps après sa naissance, il était connu pour être l’assassin le plus discret, comme si son aura même ne faisait plus partie de ce monde lorsqu’il exécutait une traque… Serait-elle du même niveau ?

Jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se débrouiller à peu près seule, entendez sept ou huit ans chez eux, aucun talent particulier n’avait émergé et beaucoup pensa qu’elle était tout simplement ordinaire. Ce n’était pas grave en soi, elle ne serait pas mise de côté pour autant… Et tandis qu’elle suivait la tradition en continuant d’entrainer son corps et son esprit afin d’être endurante et rapide, elle commença peu à peu à donner un coup de main dans les ateliers de confection de matériel de chasse. Bien qu’elle n’usait d’aucun don en particulier, ses mentors apprécièrent rapidement sa dextérité et son habilité, maniant les outils les plus fins avec beaucoup d’aisance. La poussant à s’améliorer dans le lancé de lames de jet, elle devint rapidement une excellente tireuse, égalant les plus confirmés dès son adolescence. Désireux de lui faire plaisir pour son quinzième anniversaire, ses cousins spécialisés dans la chasse lui proposèrent alors de les accompagner durant une expédition sans grand danger afin qu’elle voie autre chose que son petit quotidien.

Foulant le sol avec précision afin d’éviter de faire craquer les branches mortes, Kelen se collait au sillage de ses ainés, observant avec vénération leur expérience et leurs capacités incroyables. Ils étaient cinq, pourtant ils ne faisaient pas plus de bruit qu’un seul homme se déplaçant en silence. Alors qu’elle-même était déjà assez entrainée pour se faufiler sans se faire entendre dans n’importe quel environnement, son propre souffle semblait résonner comme le tonnerre à ses oreilles et elle se maudissait de ne pas être au même niveau que ses pairs.
Jusqu’à présent, tout avait fonctionné, elle avait même réussi à tuer un jeune yrang – petit mammifère cornu – d’un lancé droit dans la trachée. La nuit commençait à tomber et les environs se teintaient peu à peu de la lueur mauve du dernier soleil, il était temps de rentrer. Leur butin sur le dos, deux des chasseurs se séparèrent du groupe, prolongeant la traque pendant que les deux autres raccompagnaient la jeune fille jusqu’à leur clan. Les dernières lumières du jour s’évanouissant derrière les montagnes, l’obscurité s’abattit sur la forêt, plongeant le monde dans ses sombres ténèbres. Son regard peu habitué à une telle noirceur d’une nuit sans lune, Kelen ralentit le rythme, devenant de plus en plus hésitante dans le choix de la direction à suivre, se fiant plus sur son ouïe que sur sa vision. Ce fut un rugissement proche qui ébranla le trio, les forçant alors à accélérer brutalement la cadence. Un prédateur nocturne venait de s’éveiller, les faisant passer du statut de chasseurs à proies.

Elle se rappelait encore de ce moment où ses cousins l’enjoignirent à courir sans s’arrêter pendant qu’ils tentaient de faire diversion. Aveuglée, elle avait alors foncé sans regarder où elle mettait les pieds, ignorant s’éloigner de sa destination pour se diriger vers les falaises. Pour la première fois de sa vie, elle connaissait la peur, celle qui prenait aux tripes, la vraie qui donnait envie de vivre. Elle se sentait habitée par un sentiment de terreur et d’excitation mêlées, l’adrénaline aveuglant son jugement et lui donnant des ailes. Quand son pied rencontra le vide, l’élan la projeta en avant et ce fut ce creux qui la prit au ventre qui lui fit comprendre qu’elle chutait dans le vide. Sentant l’attraction l’attirer vers le gouffre, Kelen ferma les yeux, se demandant durant une fraction de seconde si sa mort serait douloureuse. Puis ce fut le noir total.

Sa famille passa deux jours et deux nuits à la chercher, mais aucune trace de la jeune fille ne fut découverte. Accablée de tristesse, chacun des siens commença peu à peu à faire le deuil, pensant très certainement qu’elle s’était faite dévorer et qu’il n’en restait même plus les os comme unique vestige de sa courte existence. Pourtant, elle était encore là sans l’être réellement. Alors que le clan reprenait peu à peu vie, Kelen flottait dans le vide, enveloppée de brumes apaisantes, entourant son corps comme des mains maternelles et lui rappelant la chaleur d’un foyer. Combien de temps était-elle restée ainsi, à errer dans le néant ? Elle en avait perdu le compte. Quand elle reprit conscience, elle était dans le rien comme le tout à la fois. Une unique plaque d’ivoire flottait dans l’immensité du noir, dénué de tout artifice. Elle n’avait pas besoin de preuve pour comprendre que ce lieu ne faisait pas partie de son monde, il était ailleurs et pourtant sans aucune crainte, elle se sentait chez elle.

La découverte de cette micro dimension et de ses différents accès marqua un tournant décisif dans sa vie. Lorsque Kelen réapparu saine et sauve au sein des siens, son retour fut autant fêté que la découverte de son don et on lui demanda de délaisser les tâches qu’elle exerçait habituellement pour se concentrer sur sa véritable vocation : elle serait assassin.

Son entrainement commença avec un peu de retard par rapport aux autres membres de son groupe mais ses compétences déjà acquises et sa volonté lui firent rattraper le temps perdu rapidement. Elle se tailla peu à peu sa réputation parmi les siens, ajoutant un  plus d’honneur encore à sa famille déjà respectée dans ce milieu. Ce qu’il faut savoir dans cette branche, c’est que le plus dur n’est pas de savoir tuer mais de savoir surtout si on en est capable. N’importe qui peut être en mesure de donner un coup de dague dans le dos d’un ennemi, mais bien moins qu’on le pense oserait le faire, le geste pétrifié avant que le fil ne transperce la chair tendre d’une cible. Assassiner est un art, y prendre plaisir est une hérésie. Beaucoup d’entre eux furent bannis ou interdits d’exercer lorsque leur goût pour ôter la vie s’en trouva trop décuplé pour être considérés comme sain d’esprit. Kelen avait toujours eu un caractère serein, elle n’était pas exubérante mais avait les pieds sur terre. Sa première expérience l’ébranla quelques peu, mais elle su se contrôler et mener à bien sa mission. Alors que ses pairs la félicitaient de son sang froid et de son professionnalisme, la jeune femme ne pu s’empêcher de constater avec effroi que le procédé lui avait plu.

Les années passèrent et son talent ne cessa de croître tandis qu’elle gardait au fond d’elle ce côté morbide qui la poussait à vouloir œuvrer encore et encore. Trompant honteusement ses proches en se donnant la façade d’une personne équilibrée, Kelen s’éloigna peu à peu de son clan, favorisant les quêtes de longue durée afin de découvrir le monde sur lequel elle vivait. Traversant les terres arides comme arctiques, elle diversifia ses compétences de survie et de traqueuse afin d’être la plus polyvalente possible… Et de découvrir des cibles plus intéressantes selon les régions. Elle aimait ce qu’elle faisait, toujours avec ce voile devant les yeux qui la confortait dans l’idée qu’elle n’était pas si horrible que cela. Après tout, lorsque le destin décide que votre vie tournera autour du meurtre, n’est-il pas plus sain de se protéger en y prenant goût ?

Elle avait atteint sa vingt-quatrième année quand l’envie de retourner voir les siens s’empara d’elle. Cela faisait maintenant presque trois saisons qu’elle n’était pas revenue et ses proches devaient se poser des questions. Après tout, l’espérance de vie d’un assassin est extrêmement aléatoire, il est difficile de savoir ce que la vie vous réserve lorsque vous décidez de jouer avec celle des autres. Pourtant, elle se sentait en pleine forme et malgré quelques cicatrices qui parcouraient son corps, la jeune femme n’avait pas été grièvement blessée depuis longtemps. Elle venait de quitter le lac d’une région ensoleillé une heure plus tôt, avait tué sa cible et prenait désormais un peu de temps avant de gagner le camp où elle devait récupérer sa rançon. La végétation était différente de chez elle, les forêts plus sombres et plus étroites, transformant le tout en espèce de labyrinthe naturel dans lequel elle aimait errer et faire semblant de s’y perdre avant de disparaître pour retrouver son chemin. Juchée sur une branche, la nuit était déjà tombée depuis un moment mais sa vision habituée à l’obscurité lui apportait le confort nécessaire pour ne pas être gênée. Adossée au tronc, l’esprit perdu dans les songes, ce fut lorsqu’une lueur près de ses doigts se mit à briller doucement, référant des éclats iridescents sur l’écorce noueuse. Baissant les yeux, elle remarqua alors une petite pierre carmin dont les facettes finement taillées renvoyaient les rares rayons lunaires qui perçaient au travers des feuilles. S’en saisissant, elle était à peine plus grosse qu’un pouce et la jeune femme fut incapable de mettre un mot dessus. Elle n’avait jamais vu de telle gemme… Approchant un œil pour en regarder au travers, un tourbillon de couleurs l’enveloppa brutalement et elle se sentit brutalement décoller du sol. Ce fut trop rapide pour qu’elle eut le temps de paniquer et ses pieds touchèrent le sol, manquant de la faire trébucher de surprise. Se réceptionnant dans une pirouette, la pierre serrée dans son poing et son autre main déjà sur le manche d’une de ses armes, Kelen ne pu s’empêcher d’entrouvrir la bouche de surprise.

Pour ceux qui connaissent les univers, elle venait d’être téléportée sur Akerys. Seulement pour elle, c’était l’inconnu complet et elle pensa immédiatement que son don avait fait des siennes. S’empressant d’ouvrir un portail afin de regagner son clan, la panique commença peu à peu à la gagner lorsqu’elle se rendit compte qu’il lui était impossible de revenir sur ses pas. Elle ne comprenait pas, son don était pourtant intact, mais c’est comme si elle avait soudainement changé d’univers… Une brève inspection de l’environnement confirma peu à peu ses soupçons bien qu’elle se refusa d’y croire avant de se rendre à l’évidence. Elle semblait être en pleine nature et pourtant, rien ne semblait vraiment réel autour d’elle. Aucun bruit d’animaux, des arbres à la texture étrange et une étrange énergie qui différait grandement de celle qu’elle connaissait sur Eion. Alors Kelen marcha, elle erra jusqu’à ce qu’elle croise une forme de vie qui pourrait lui en apprendre un peu plus. Ne pas oublier la règle principale : rester maître de soi…

Quand elle intégra la première civilisation qu’elle croisa, ce fut un choc total de culture. Tout était étrange ici, la population différente  de la sienne. Elle se sentait à sa place comme totalement décalée et remarqua que malgré ses talents pour se faire discrète, elle attirait immanquablement l’attention sur elle. Les gens la regardaient du coin de l’œil, certains avec mépris et d’autres avec curiosité. Ils n’avaient pas l’air belliqueux mais elle constata aussi que bon nombre fixait les armes qu’elle arborait à sa ceinture avec méfiance. Quand elle réussit à s’isoler, elle dissimula ses épées dans sa dimension et poursuivit sa visite de la ville. Il lui fallu peu de temps avant de se faire aborder par un citadin, lui demandant qui elle était et surtout, d’où elle venait. Quand elle lui expliqua sa situation, l’homme fut enchanté à l’idée de rencontrer ce qu’ils nommaient une « errante » et lui offrit son hospitalité. Un peu déboussolée, elle atterrit dans une maison au style architecturale étrange et qui dénotait avec les constructions de bois grossière dont elle avait l’habitude. Elle passa la nuit à parler avec le professeur Va’rky qui tenta au mieux de lui apprendre ce qu’elle avait à savoir. Elle comprit aussi que s’il était aussi enthousiaste à la rencontrer, c’est qu’il mourrait d’envie de savoir si elle détenait une magie différente de la leur comme certains membres d’une étrange association nommée HOPE avaient apporté quelques mois plus tôt. Elle ne comprenait rien et avait pour habitude de ne pas en dire beaucoup sur elle, mais Kelen comprit rapidement que cela la desservirait de jouer les discrètes. Taisant l’existence de sa dimension, elle montra à son nouveau bienfaiteur sa capacité à créer des portails et la stupéfaction de ce dernier confirma qu’elle avait bien fait.

Elle ne comprit jamais pourquoi son hôte se montra discret sur ses talents et n’en parla pas à ses pairs. En revanche, il lui demanda régulièrement d’user de sa magie, l’analysant avec des instruments étranges et des expériences qu’elle ne comprenait pas. Il semblait aussi joyeux que désemparé quand il échouait à comprendre le procédé et la source de sa magie. De toute évidence, elle n’usait pas de celle de la planète et transcendait les lois et les limites sur les déplacements de ce genre en Akerys. Pour eux, voyager ainsi était un luxe accordé aux plus hautes classes et parfois risqué à utiliser. N’ayant pas ces contraintes, Kelen ne se rendait pas compte qu’elle pouvait se faire des ennemis comme des alliés, alors elle se calqua sur la décision de Var’kys et choisit de ne pas s’épancher sur ce qu’elle savait. Usant des systèmes de voyages performants de la planète, Kelen en profita pour voyager à travers tout le globe, se rendant compte au final que ses terres étaient assez limitées.

La jeune femme continue constamment de découvrir ce nouvel univers, sentant néanmoins les tensions à peine palpables se formant dans l’ombre. Elle voyagea de monde en monde grâce aux portails qui reliaient les quatre planètes, accordant plus ou moins d’intérêt selon celles où elle atterrissait. Comment des peuples aussi différents pouvaient cohabiter et rester en contact ? C’était le terreau d’un affrontement proche, cela se sentait. Allait-elle faire de ce nouvel univers son nouveau terrain de chasse ? Assassin, on ne changeait pas la nature d’un être, peu importe l’environnement qui l’entourait. Elle avait toujours été un prédateur et comptait bien le rester…






Description physique




Plongée dans ses pensées, la jeune femme fixait l’horizon, son regard gris ne semblant rien contempler comme tout observer à la fois. Silencieuse, seul le bruit du vent dans les branches troublait la quiétude de ce lieu apaisant, ne semblant pas dérangeant cet être isolé pour autant. Assise au bord d’un lac, juchée sur un rocher cristallin, la jeune femme sembla reprendre ses esprits et secoua légèrement la tête afin de s’éclaircir les idées. Que faisait-elle ici, déjà ? Elle était venue pour quelque chose mais la raison semblait lui avoir échappé depuis bien longtemps. Poussant un fin sourire, elle rabattit une mèche de ses cheveux derrière son oreille et baissa les yeux vers la surface miroitante de l’eau. Son reflet lui renvoya une expression vide et elle ne pu s’empêcher d’esquisser un sourire fade.

Une jeune femme la regardait à son tour, ses yeux d’une couleur gris perlé arborant un air fatigué comme si toute envie de bouger avait déserté son corps. Les traits fins, un nez droit planté au milieu d’un visage plutôt banal, il surmontait une bouche bien dessinée à la teinte légèrement rosée par le froid. A vrai dire, si Kelen, puisqu’il s’agissait d’elle, ne se reconnaissait pas dans ce reflet, elle aurait sans doute considéré cette personne comme simple, pas moche mais pas non plus transcendante pour autant.
Se redressant légèrement, elle grimaça quand ses genoux engourdis lui envoyèrent un petit message de souffrance, semblant lui reprocher d’être restée ainsi si longtemps. S’étirant longuement, elle observa la silhouette longiligne qui l’imitait quelques mètres plus bas. Plutôt fine d’apparence, un regard observateur pourrait néanmoins percevoir la musculature discrète se dessiner sous le tissu, résultat de longs entrainements destinés à améliorer son endurance et son cardio. Etant donné le métier qu’elle exerçait, il était indispensable qu’elle soit capable de tenir de longues distances dans l’effort. En revanche, sa constitution ne semblait pas être bien taillée pour des bagarres de taverne plus frontale, et n’importe quel bras un peu trop musculeux aurait vite fait de l’envoyer au royaume des songes s’il venait à lui décocher un uppercut dans le menton.

Toute vêtue de cuir légèrement renforcé aux articulations, Kelen avait l’apparence de n’importe quelle femme combattante usant de rapidité et de souplesse plutôt que de force brute. De longs cheveux de jais tombant dans son dos, elle les avait pour une fois détachés, n’étant pas en situation de crise. La peau légèrement hâlée par le soleil, on pouvait voir rapidement qu’elle était habituée à la vie au grand air et qu’elle avait délaissé depuis longtemps les fioritures et les accessoires inutiles. Aucun ornement sur elle, aucun bijou, seules deux lames moyennes placées à l’arrière de son bassin, en disaient long sur son style de combat. Dissimulés sous les plis de ses vêtements et dans les bottes qui remontaient sur ses chevilles, des petits coutelas de jet étaient accrochés à des liens de cuir ceignant ses mollets ou ses cuisses. Non, ce n’était clairement pas le genre de personne à manier la hache ou la claymore… Sa taille moyenne et sa corpulence le laissaient deviner aisément d’ailleurs. Elle atteignait le mètre soixante-dix tout juste ce qui lui permettait de se fondre facilement dans une foule sans se faire remarquer tout en ayant un point de vue suffisant pour observer à loisir.

Remettant machinalement une paire de gants noirs sur ses mains, Kelen vérifia que tout son attirail était en place et sauta de son promontoire avant de se recevoir au sol avec fluidité. Le jour commençait à tomber et le dernier des trois soleils disparaissait peu à peu à l’horizon, baignant la région d’une douce lueur violette. S’élançant sur un sentier de forêt, sa foulée rapide et silencieuse effleurait la terre sans bruit, esquivant les branches et les buissons osant lui barrer le passage. Son clan était réputé pour son style presque artistique. Lorsqu’ils se déplaçaient ou bien qu’ils se battaient, on croirait presque qu’ils se mettaient à danser, offrant le spectacle mortuaire d’une chorégraphie millimétrée et macabre. Tout était dans l’économie de mouvement, dans l’effort contrôlé et dans le choix du moment opportun pour frapper. Kelen ne dérogeait pas aux traditions, elle faisait partie des assassins, ceux que l’on envoyait pour combattre les ombres et son corps répondait aux moindres de ses désirs lorsqu’il s’agissait d’effectuer une mission à bien. Son expression naturellement sereine fondant peu à peu pour afficher un air sombrement concentré, elle bondit d’un coup dans les airs avant de disparaître dans les ténèbres. Quelque part, un peu plus loin, sa lame avait certainement trouvé sa cible.






Description mentale




« Kelen tu m’écoutes ? Kelen… » Toujours cette question. La jeune femme était habituée aux réprimandes maternelles quotidiennes et elle avait pris le réflexe de faire semblant de ne plus les entendre. Beaucoup avait fini par croire que la jeune femme était constamment dans la lune, n’entendant parfois personne même lorsqu’elle se trouvait dans la même pièce. En réalité, ce n’était pas vraiment le cas, elle avait surtout toujours eu du mal à accepter l’environnement bruyant qu’il régnait chez elle. Ironique pour un clan d’assassins, n’est-ce pas ? Discrétion était le maître mot et pourtant, elle avait grandi dans un village où les gens ne cessaient de parler, crier et constamment devoir s’exprimer comme pour savoir qui aurait le dernier mot. Pourtant, pour un étranger, on pourrait croire qu’elle possède un franc parlé poussé ainsi qu’une ironie mordante… Mais chez elle, la jeune femme est considérée comme étant l’un des membres les plus discrets.

Se sentant mieux dans un endroit paisible qu’au milieu des bruits et de la gesticulation, Kelen a développé assez tôt un esprit plutôt solitaire sans être associable pour autant. Aimant plus les discussions au coin du feu – accompagnées d’une ou deux bouteilles pourquoi pas – que les fêtes exubérantes, elle apprécie les moments de tranquillité qui dénote de façon assez flagrante avec son travail. L’une de ses principales qualités est son self-control, elle arrive assez bien à gérer les situations de crises et n’explose pas pour un rien. Rarement déstabilisée, on lui apprit assez tôt à savoir se gérer pour éviter une erreur qui pourrait lui être fatale. Ainsi, elle a constamment l’apparence de quelqu’un de détendu et ce, même si elle bouillonne intérieurement. Peu expressive, elle n’est pas non plus de marbre mais ses émotions transparaissent discrètement. Il ne sera pas rare de la voir sourire, mais peut-être plus de l’entendre rire. Ainsi, l’effet inverse s’applique, on pourrait la penser triste lorsqu’elle est tout simplement énervée…

Issue d’un milieu où les gens sont tous placés au même niveau, Kelen a toujours eu du mal avec les communautés où les femmes ou les hommes étaient supérieurs les uns par rapport aux autres. Dans son monde, le système de clan est très poussé, il n’existe pas de nation à proprement parlé et ainsi, il y a une multitude de modes de vie différent. On peut trouver un clan voisin où les personnes brunes seront considérées comme hiérarchiquement plus élevées comme un autre où ce seront tous les membres nés la première partie de l’année qui prendront les décisions. Pour sa part, elle a eu de la chance, chez elle chacun a sa place en fonction des qualités et des compétences et il n’y a pas de différence. Certes, en tant que peuple guerrier, il y a toujours cette petite loi du plus fort qui règne, mais seulement en apparence, au fond la cohésion et la solidarité familiale perdurent avant tout. Pardonnez moi je m’égare, je tâcherai d’expliquer tout cela de façon plus approfondie à un autre moment.

Si j’ai abordé jusqu’à présent les points les moins dérangeant de Kelen, il faut tout de même savoir que chez chaque personne se dissimule une part d’ombre. Si la jeune femme est assez banale au premier abord et d’un naturel plutôt tranquille, voire accessible, il y a toujours eu une touche de noirceur chez elle. Alors qu’on lui a enseigné les lois de l’assassina autant dans le respect de cet art que dans celui de ses proies, Kelen a vite été horrifiée de se rendre compte du plaisir qu’elle prenait à ôter la vie. Plus le challenge était élevé, plus elle en venait à en vouloir plus. Contenant ce trait morbide avec de longues séances de méditation, si certains de ses proches eurent parfois des soupçons, elle travailla sa maîtrise d’elle-même suffisamment pour qu’aucun ne s’en rende compte. Il est très mal vu chez elle de devenir un psychopathe car quand bien même il s’agit de leur métier, il n’y a aucune gloire à mettre un coup de dague dans le dos d’un Homme.

Ce qu’elle ignore encore, c’est que ce côté peu reluisant chez elle représente encore une faille qu’elle minimise à force de se voiler la face. L’environnement propre et réglementé qu’elle a toujours eu lui ont permis de ne pas exploiter cette faiblesse. Seulement depuis son arrivée sur la nouvelle planète, il n’existe désormais plus personne pour la brider et elle se rendit rapidement compte des tensions qui régnaient entre les différentes nations. Est-ce un terreau pour transformer son âme et la corrompre ? Son avenir est aussi incertain que celui des mondes qui l’ont accueilli et elle a bien l’intention de s’y tailler une place. Toujours dans l’ombre, toujours dans le silence, Kelen est quelqu’un de patient, elle sait que viendra son temps.





Pouvoirs / Capacités




Comme beaucoup des dons de sa famille, Kelen possède une capacité lui permettant d’œuvrer dans son métier d’assassin avec beaucoup d’efficacité. Si certains possèdent l’invisibilité ou bien la transformation en fumée, elle c’est dans la magie dimensionnelle qu’elle possède son talent. Possédant sa propre dimension personnelle, elle y accède grâce à un système de portes, ou de fenêtres (appelez cela comme vous le souhaitez) d’entrée et de sortie. Ainsi, au fil du temps, elle s’est aménagée ce qu’elle considère être sa maison personnelle, là où elle peut se reposer sans être atteinte par un élément extérieur.

Ce don lui permet surtout d’ouvrir diverses failles lui permettant de se déplacer d’un point A à un point B. Evidemment, elle a vite découvert qu’il lui était impossible d’aller et venir à son gré entre les planètes, son don se limitant uniquement à celle où elle se trouve. Pratique pour se dissimuler ou pour déplacer des objets quand elle ne se déplace pas elle-même, c’est plus un outil qu’une réelle magie. En termes de gain de temps, elle a optimisé ses trajets de façon remarquable. A savoir qu’évidemment, elle possède la capacité d’interdire ou d’autoriser l’accès à ses portails si jamais il lui venait l’envie de prendre quelqu’un avec elle pour un voyage express.

En dehors de ce pouvoir, Kelen est une guerrière. Ainsi, elle excelle dans le maniement des lames, notamment celle de deux épées courtes qu’elle garde constamment sur elle. Maitrisant parfaitement les armes de jet, son style de combat est basé sur la souplesse et la rapidité. Sa morphologie et sa musculature peu développée pour le combat frontal, elle n’ira jamais directement au front au risque de se faire salement amocher par un adversaire plus brutal qu’elle.






Test RP




Assise à la table à manger, j’étais occupée à feuilleter le journal local afin de me tenir au courant des nouvelles du coin. Rien de bien flamboyant, si vous voulez mon avis… Mais l’avantage sur cette planète était que leur système de communication était bien plus évolué que celui d’Eion. Chez nous, on ne s’embarrassait pas à échanger les banalités, seuls les évènements les plus importants étaient utiles d’être transférés et souvent cela se faisait directement à l’aide de coursiers. J’avais donc été assez intriguée au début quand je regardais ces pages sur lesquelles étaient parfois griffonnées des informations stériles, comme la promotion d’un nouveau professeur dans une prestigieuse école de magie. Tant mieux pour l’heureux élu, à quoi bon tenir au courant toute une population ? Mais sans doute était-ce mon éducation et mon ancien mode de vie plus… primaire qui me faisaient m’exprimer ainsi.

Var’Kys me tira de mes pensées en entrant dans la pièce, le visage encore ensommeillé. Je ne pus m’empêcher de poser un regard affectueux sur cet homme qui avait perdu sa fille quelques années auparavant. Célibataire et d’un âge qui commençait à se faire sentir, son excentricité et sa bienveillance m’avaient rapidement mise en confiance. C’était au final un homme simple malgré des facettes étranges, et même si mon don l’avait intrigué, c’était en pure et toute gratuité qu’il avait décidé de m’aider et de m’offrir son toit. Quelque part, sans pour autant le considérer comme tel, son côté paternel était apaisant et je commençais à me sentir de plus en plus à l’aise quand je me levais les matins. Etrangement, je m’étais habituée à sa présence et les longs mois qui suivaient mon arrivée à ses côtés n’avaient fait que renforcer nos liens.

Toujours aussi matinale ? La jeunesse m’étonnera toujours…

Esquissant en réponse un sourire amusé, je me contentai de pousser vers lui une tasse pour qu’il y verse le breuvage de son choix. Se laissant tomber sur la chaise en face de moi, il attrapa les mets que j’avais installés au préalable afin de commencer un petit déjeuner. Au vu de l’heure, il était un peu tard pour cela, mais je me voyais mal lui en faire la remontrance.
Alors que personne ne parlait, je remarquai ses traits tirés et sa mine soucieuse. Ce n’était pas dans ses habitudes de broyer du noir, son optimisme légendaire effaçait bien souvent ce genre d’états d’âme.

Un problème ? Ne pus-je m’empêcher de lâcher avec quelques minutes de silence.

Il hésita un moment, puis poussa un long soupir avant de se passer ses mains sur son visage encore fatigué.

Des problèmes administratifs, rien de grave. Mais ma récente affectation dans l’université risque d’être compromise par une personne ayant plus de contact que moi. Que veux-tu, Kelen, le monde tourne ainsi ! Bien souvent, les talents sont éclipsés par un simple carnet d’adresses bien fournis. Ce n’est pas grave, je trouverai bien un autre post. Ce n’est pas grave, non…

Marmonnant cette phrase encore quelques fois avant de se taire, je ne répondis pas. Même si je n’en laissais rien paraître, au fond de moi sa situation me dérangeait. Dans ce monde, je ne pouvais pas faire de petits travails afin de ramener de l’argent, tout tournait autour de l’honneur et du prestige de la connaissance. Le passage scolaire était obligatoire mais je me voyais mal intégrer une école de magie avec ma nature et mon âge. J’étais donc totalement endettée auprès de cet homme bien qu’il ne faisait que me faire comprendre le contraire, et je rageais intérieurement de ne pas pouvoir faire quelque chose pour l’aider. D’un autre côté, comment pourrais-je arranger ce genre de problèmes quand moi-même j’étais incapable de me tailler une place dans cette communauté ? A moins que… Secouant légèrement la tête pour m’enlever l’idée morbide qui venait de traverser mon esprit, je me contentai de débarrasser mes effets et de terminer de me préparer. Prendre l’air me ferait le plus grand bien…

Déambulant dans la ville, habillée cette fois-ci comme les coutumes locales le réclamaient, je n’attirais plus autant l’attention et je pouvais me payer le luxe de marcher au milieu de la foule sans me faire remarquer. Il était bientôt l’heure de manger, bon nombre des habitants commençaient à regagner leur demeure ou les restaurants pour se sustenter, mais je préférais continuer d’errer plutôt que de les imiter. Gagnant les abords d’un parc, je repérai rapidement un banc plongé dans l’ombre des arbres artificiels qui l’entouraient, et m’y assis sans faire attention au trio d’hommes qui se tenaient de l’autre côté des buissons. Ils ne m’avaient pas remarqué, c’était tout aussi bien, je n’avais pas vraiment envie d’être dérangée.

… prend sa place, alors ?

Tendant l’oreille, je compris que je m’étais involontairement et discrètement immiscée dans une conversation privée. Jetant un œil en arrière, je voyais deux hommes, assez jeunes, richement vêtus et s’adressant au dernier qui me tournait le dos. Ils affichaient un air de profond respect, leur interlocuteur était quelqu’un de haut placé ou d’influent, de toute évidence.

Ce n’est qu’une question de temps. Répondit ce dernier. Le professeur Var’Kys n’a aucun soutien et n’est pas passé par SkyA contrairement à moi. Ce n’est qu’un individu sans nom d’aucune valeur, ni aucun appui, son diplôme ne vaudra rien à côté du mien.

La deuxième voix suintait la condescendance que c’en était écœurant. Je n’avais même pas besoin de me retourner pour imaginer un visage déformé par le mépris d’un pauvre bourgeois bien enfoncé dans le confort de son pseudo-prestige. Dégoûtée par ce spectacle, je commençais à me lever lorsqu’il reprit de nouveau la parole, un petit rire moqueur savamment dosé accompagnant ses mots.

Pour l’infâme offense d’avoir convoité ma place, je pense que je vais faire marcher mes relations pour le reléguer à des fonctions moins nobles… Il veut être professeur ? Croyez moi, mes chers amis, qu’il n’aura plus jamais l’occasion d’effleurer ne serait-ce qu’un simple tableau noir…

Des éclats de rire ponctuèrent sa tirade et je me sentis malgré moi activer ma magie pour saisir une dague. Non, Kelen… Tu n’es plus chez toi. Ce genre de chose est rarement toléré en plein jour, au beau milieu d’un parc fréquenté. Ouvrant un faille, je vérifiai discrètement que personne ne me regardait et disparus dans le néant.

Il faisait nuit noir lorsque je rallumai l’une des orbes qui éclairaient ma chambre. J’avais délaissé les tenus de citadine, enfilant avec plaisir mes vêtements de cuir léger avant de glisser différentes lames de jet dans des encoches prévues à cet effet. Faisant jouer mes articulations afin d’échauffer mes muscles, j’éteignis la source de lumière, me replongeant dans le noir total. Ouvrant doucement la fenêtre, j’enjambai le rebord et me laissai tomber au sol, me réceptionnant dans une roulade trois mètres plus bas. J’avais passé l’après-midi à suivre ma cible, traquant la moindre de ses habitudes jusqu’à ce que je sois en mesure de connaître son nid. Pauvre petite proie, voilà que grâce à toi, des mois de sevrage venaient de s’envoler en éclats.

Levant la tête vers le ciel pigmenté d’étoiles, l’air était doux, comme à son habitude, et je remontai le tissu recouvrant le bas de mon visage. Disparaissant dans les ombres, je me re-matérialisai en bas d’un haut mur ceignant une maison de noble facture. Le bruit des fontaines de marbre résonnait doucement dans le silence nocturne et je scrutai consciencieusement les alentours afin de vérifier que personne ne rodait dans les parages. Allons, les meurtres ne semblaient pas monnaie courante ici, chacun vivait dans ce qu’il pensait être une bulle de sécurité et de confort. C’en était presque honteux, mais je frémissais déjà à l’avance de briser cette quiétude factice.

Le souffle de l’homme était régulier. Même dans le sommeil, ses traits tirés semblaient plein de morgue, l’air de défier quiconque oserait le troubler. Aucune femme dans son lit, mais était-ce étonnant de la part d’une personne aussi abjecte ? Allongé dans de lourds draps brodés, le courant d’air balayant sa chambre ne sembla pas le réveiller. Je ne connaissais même pas son nom… Je l’avais entendu, mais l’avais oublié aussitôt, ne lui accordant aucune importance. C’en était presque trop facile, il n’y avait aucun système le protégeant et sa suffisance ne semblait guère égaler sa résistance. Ma main gantée se plaqua alors sur sa bouche, le réveillant dans un sursaut sans qu’aucun son ne puisse percer le barrage de ses lèvres.

Navrée, murmurais-je à travers le voile de mon masque. Mais je crains fort que vos projets futurs n’aient aucun avenir…

Je pus lire la terreur dans ses yeux, sentir son corps se tendre sous la tension d’une mort certaine. Tétanisé, il ne chercha même pas à se débattre, se contentant de trembler comme une feuille. Faiblesse… Je n’avais même plus l’envie de faire perdurer le plaisir.
Dans un éclat métallique, ses couvertures immaculées se colorèrent peu à peu, formant comme une fleur cramoisie sur sa surface. Quand on retrouva son corps, il était déjà froid, et moi j’étais déjà loin.

Kelen !

Assise dans le même fauteuil, me réchauffant à la lumière du soleil tout en lisant un livre sur la géographie de Solarii, je ne répondis pas immédiatement. Ce ne fut que lorsque mon bienfaiteur débarqua dans le salon que je relevai un regard vers lui, un sourcil interrogateur sur le visage.

Tu es bien agité, que se passe-t-il ?

Tu n’as pas lu le journal ? Bon sang, Kelen, c’est incroyable ! Horrible mais… Incroyable ! Je ne devrais pas m’en réjouir mais… Lis, lis !

Prenant le journal qu’il me tendait, la première page affichait l’assassina d’un homme de la haute société. Aucune piste, selon eux. Je mis alors toutes les connaissances de mon métier pour afficher un air stupéfait avant de regarder à nouveau l’homme qui jubilait en face de moi.

C’est une chance pour moi ! Paix à son âme, à ce pauvre homme, mais je garde mon travail !

Paix à son âme, oui. Répondis-je avant de me lever et de le serrer dans mes bras. Mais félicitation, tu as une bonne étoile…






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Salut Kelen et bienvenue parmi nous

N'hésite surtout pas si tu as d'autres questions, je serai pas loin


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Toutes mes félicitations (et remerciements) pour avoir réussi à nous trouver dans la zone obscure d'internet. (Non, je ne parle pas de deep web.)

Pour toutes questions, n'hésite pas à nous contacter : Nashar, Jason et moi-même. Bon courage pour ta présentation !


Respecte ma putain d'autorité, Invité.
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Jeu 6 Déc - 0:09
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Merci beaucoup Very Happy Bon et bien je poste aussi pour signaler que j'ai terminé ma fiche Wink
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Jeu 6 Déc - 15:58
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Bonjour et Bienvenue sur Rebirth Universal !

Après lecture de ta présentation, je peux dors et déjà te dire qu'elle est validée !

Conseils, Corrections, Avis :

Général (Histoire et descriptions):

En terme de narration et de construction d'histoire, rien à redire. On comprend d'où ton personnage vient et le peu de son univers qu'on ait pu voir est intéressant !

Test RP :

Les actions de ton personnage découlent fidèlement du mental décrit. L'histoire du test RP nous montre son intégration dans un nouvel environnement, tout en montrant un peu plus de sa personnalité (altruiste... J'imagine ?). Bref, un très bon test RP !

Pouvoirs :

Comme dis sur Discord, pas de soucis sur le fait de se téléporter, les limites que tu te donnes sont très appréciées !




Félicitation, te voici enfin validé !
Avant de RP, n'oublie pas de :

→ Mettre le nom du personnage qui te sert d'avatar dans ton profil (champ "Origine de l'avatar") !
→ Poster le cadre de tes futurs liens inRP
→ Poster le cadre de ta future Chronologie RP
→ De nettoyer ta lame après un assassinat, ça laisse des traces !   

Bon RP parmi nous, Errante !
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