AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Derniers sujets
» Leçon d'escrime
Hier à 20:44 par Katarina sin miedo

» Quand le Traqueur s'éveille...
Hier à 18:44 par Jason

» Time is a valuable thing
Dim 23 Sep - 22:26 par Emily Grimbald

» Offre une rose !
Dim 23 Sep - 17:12 par Proxima Centrenuit

» Encore un nouveau départ
Dim 23 Sep - 17:10 par Hayashi Tanakai

» MVDD
Dim 23 Sep - 13:26 par Proxima Centrenuit

» L'horloge parlante
Dim 23 Sep - 13:23 par Proxima Centrenuit

» La chaine !
Dim 23 Sep - 13:23 par Proxima Centrenuit

» Would You Rather ?
Dim 23 Sep - 13:21 par Proxima Centrenuit

» Ralentissement
Sam 22 Sep - 18:57 par Proxima Centrenuit

» Entrée épicée !
Sam 22 Sep - 17:13 par Proxima Centrenuit

» Par une nuit sans lune.
Sam 22 Sep - 16:20 par Proxima Centrenuit


Carnet de Présentation de Dextra

 :: INRP :: Carnet de Présentation :: Validés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Lun 26 Mar - 13:45
Déchu de HOPE
avatar
Messages : 61
Localisation : Spark City

ID AGENT
Matricule: HO-3786
Voir le profil de l'utilisateur http://rebirth-universal.forumactif.com/t275-carnet-de-presentat http://rebirth-universal.forumactif.com/t297-archives-de-dextra
CP de Dextra
  • Univers d'origine
  • Strezia
  • Origine du perso
  • Inventé
  • Âge
  • Inconnu
  • Sexe
  • Féminin
Matricule HO-3786



Histoire

Introduction : Strezia, Land of Ruins and Dust
Bien peu est connu de l'histoire du monde inhospitalier de Strezia, même pour ses habitants. La planète désertique, recouverte de roches et d'étendues de sable battues en permanences par des vents d'une violence extrême, a en effet enseveli bon nombre d'informations sur la civilisation qui, malgré tout, y avait prospéré autrefois. Les rares oasis de vie à la surface se logent dans des vallées et crevasses à l'abri des vents, mais c'est dans les sous-sols, là où la majorité des réserves d'eau de la planètes se trouvent, qu'un semblant de civilisation a commencé à apparaître. Ces premiers villages souterrains, isolés les uns des autres, n'avaient de contacts que lorsque les premiers cherchaient à s'accaparer les ressources des seconds, dans une lutte pour la survie dans cet environnement impitoyable. Bien peu d'informations ont subsisté de cette époque primitive, où la survie d'un groupe était plus que précaire, et où une communauté pouvait disparaître au gré des vents et des tremblements de terre.

Les premières légendes de la planètes commencent toutes au même point : Strezia. La première cité, celle qui devait donner son nom à la planète. Au cœur d'un immense cratère, relativement protégé des vents cruels de leur monde, un peuple nomade découvrit l'Abysse. Il s'agissait d'un immense puits, un tunnel de prêt d'un kilomètre de rayon, semblant descendre à pic dans les tréfonds de la terre. Cette vallée se révéla être dotée d'un riche écosystème, avec une grande diversité de créatures, plantes, sources d'eau et matériaux dans des quantités à ne plus savoir qu'en faire. La tribu itinérante s'établit dans ce paradis, grandissant et évoluant alors à un rythme exponentiel.
Ainsi naquit la cité légendaire de Strezia, la fondation sur laquelle allait reposer l'ensemble de la civilisation de la planète. Dans ses tours de pierre blanche construites autour de l'Abysse, les sciences et la magie se développèrent de concert, jusqu'à ne plus faire qu'un. Dans les niveaux inférieurs, creusés dans l'Abysse elle-même, des richesses incommensurables étaient extraites chaque jour. Bientôt les habitants de Strezia entreprirent de partager leur gloire avec le reste de leurs frères, toujours en train de survivre péniblement de par le monde. Des émissaires furent envoyés, et de grands exodes vers la cité commencèrent. Les villes et villages souterraines furent reliés par de complexes réseaux de routes souterraines. Parfois des tyrans cherchèrent à s'opposer à la marche de l'unification, mais face à la puissance des troupes de Strezia, aux armes bien plus avancées, nul ne pu résister à l'expansion de ce royaume surpassant tous les autres. Enfin, dans un jour de joie partagé par tous, le monde fut réunis sous la bannière de la Cité Unique et de son Roi.

Si vous les questionnez à ce sujet, tous les habitants de ce monde auront des histoires merveilleuses à vous raconter sur la cité antique. On y construisait des humains de métal, capable de remplir toute fonction. Les hommes avaient maîtrisé le temps et les éléments, protégeant pour toujours la ville et ses environs des terribles tempêtes qui parcouraient la planète. Il y avait sous la cité un immense lac artificiel, dont le plafond incrusté de cristaux étaient mille fois plus beau que le ciel nocturne. Les médecins y avaient réussi à tromper la mort, et la force de la terre elle-même y était récoltée pour alimenter en énergie la ville. Après tous ces contes cependant, il en est un auquel tous vos interlocuteurs arriveront, qui fera se dissiper leur sourire rêveur. Celui du Silence de Strezia, du mystère qui fit taire à jamais la cité légendaire.

Les versions varient sur la cause exacte, mais toutes les histoires prennent la même tournure : du jour au lendemain, Strezia se tut. Les autres cités n'eurent plus de nouvelles de la capitale : nul messager, nul marchand ne passèrent plus les arches des routes souterraines en provenance de la Ville Unique. Les éclaireurs qui y furent envoyés ramenèrent des informations alarmantes : la cité était toujours debout, mais ses habitants avaient disparu. Nul âme n'existait plus à Strezia, et en son cœur, l'Abysse grondait. Le puits de fertilité, source de la richesse de leur civilisation, semblait dépérir sous l'effet d'une force mystérieuse. Alors que la peur s'insinuait dans l'esprit du peuple, l'abîme déversa de sa gueule une nuée de créatures grotesques, différentes de tous les animaux qui la peuplaient autrefois, et qui entreprirent de semer la ruine et la destruction dans ce qu'il restait du royaume décapité de Strezia.

Ces monstres, habités d'une sauvagerie sans pareille et que la nature avait doté d'un arsenal mortel, se répandirent à la surface et sous terre pendant les décennies et siècles qui suivirent. Progressivement les défenses des survivants s'étiolèrent, les routes souterraines se fermèrent, les cités s'isolèrent à nouveau les unes des autres. Sans communication et avec le temps qui passait, les connaissances du passé furent perdues. De l'ancienne gloire de la civilisation, il ne restait plus que des ruines où erraient les descendants des conquérants d'autrefois, luttant à chaque instant pour survivre.

Ce que l'Abysse avait donné, l'Abysse avait fini par reprendre.

Act I : Twilight on Desolation
Bien des siècles plus tard, l'histoire de la cité de Strezia n'était plus qu'une légende justifiant la peur et la souffrance qui était le quotidien des siens. Son peuple s'approchait chaque jour un peu plus de l'extinction. Les survivant peinaient à user efficacement le peu qu'ils récupéraient sur la carcasse des ruines d'antan pour résister aux assauts des enfants de l'Abysse. Les campements permanents étaient rares, et la plupart survivaient plutôt en jouant à un jeu du chat et de la souris de tout instant où la défaite était synonyme de mort. Le peu d'organisation qui subsistait était éparpillée : de nombreux groupes aux vues divergentes s'étaient formés, parfois sous la bannière d'un seigneur de guerre ou d'une cause commune. Mais comme le sort de Strezia leur avait appris, chacun savait que tout ici n'était qu'éphémère. Alors que le crépuscule tombait sur ce monde, l'espoir avait quitté le cœur des survivants.

Dextra naquit, ou plutôt fut laissée, dans l'un des rares endroit où cet espoir subsistait encore. La Sororité du Calice était un établissement qui acceptait de recueillir les enfants laissés orphelins par la disparition de leurs parents, qu'ils aient été tués par les monstres ou les aient laissé derrière eux de peur de ne pouvoir les élever. Les garçons étaient élevés jusqu'à l'adolescence, puis envoyé dans des campements pour aider à leur construction ou dans des groupes armés en assurant la sécurité. Les jeunes filles, elles, avaient une tâche tout autre : la récupération et la préservation des reliques du passé. La Sororité du Calice cherchait à réclamer le savoir de l'ancienne civilisation, en regroupant et étudiant dans leurs enclaves les artefacts des ruines retrouvés un peu partout sur la planète. Les jeunes filles accueillies en son sein recevaient la sainte mission de trouver ces reliques et de les protéger. Le Calice qui était leur symbole, un artefact retrouvé lors d'une ancienne expédition désespérée vers la cité de Strezia, était pour ses membres l'objet d'un culte. On disait de lui qu'il serait capable de les sauver tous, de sceller l'Abysse et de les libérer de la terreur de ses enfants. Que cela fut fondé ou non, grâce aux objets et armes qu'elle avait récupéré, la Sororité avait un pouvoir et une influence à ne pas sous-estimer parmi les survivants de ses terres désolées.

Un poupon sans nom laissé par une jeune femme au teint livide qui s'empressa de repartir, ne laissant qu'un grelot au bout d'une ficelle en guise de souvenir. Ce fut là tout ce que Dextra reçu de sa mère, ou du moins de la personne qu'elle supposait être sa mère. Grandissant dans un orphelinat de la Sororité, entourée d'enfants de son âge et encadrée par les mères supérieures, la petite filles aux cheveux roux eu une enfance bien plus calme et enjouée que ce que le reste de son monde aurait pu lui offrir. Formée à utiliser et reconnaître les artefacts de l'ancienne civilisation de Strezia, Dextra se révéla être une enfant curieuse et enthousiaste. Sa grande taille et forte stature firent cependant d'elle également une fille turbulente, qui se servait de cet avantage pour ne jamais se laisser marcher sur les pieds, et parfois marcher sur ceux des autres. Les enfants sont, après tout, de vicieuses petites créatures, et dans ce monde qui ne leur faisait pas de cadeaux ils ne risquaient pas de lui rendre la pareille.
Au fur et à mesure que les enfants grandissaient, leurs parcours commençaient à diverger. Les garçons étaient envoyés au loin avant le début de leur adolescence, alors que les filles, selon leurs aptitudes pouvaient être conduites à rejoindre les combattantes, acolytes ou érudites de la Sororité. Pour Dextra, le choix fut des plus évident. Acquise qu'elle était à la cause de la Sororité du Calice, elle souhaitait faire partie des expéditions s'aventurant dans les terres en ruines pour retrouver les trésors perdus de son peuple. Les mères supérieurs, conscientes de son tempérament et soucieuses de préserver son don pou l'étude des reliques, cherchèrent en vain de la convaincre de rejoindre plutôt les érudites. Dextra, par pur esprit de contradiction, resta cependant inflexible et finit par épuiser la patience des Sœurs qui cédèrent à ses suppliques.

L'entrainement des combattantes de la Sororité était rude. Pour préparer les jeunes filles aux horreurs qui les attendaient au dehors de leurs refuges, leurs instructrices les soumettaient à des exercices spartiates. Pour la première fois placée au milieu d'autres filles plus fortes et solides que celles aux côtés de qui elle avait grandit, ainsi que sous la tutelle de combattante insensibles à ses caprices, Dextra fut forcée d'apprendre l'humilité à la dure. Ces leçons comportementales furent bien plus dures à digérer pour elle que ses entraînements physiques, mais cette période lui permit d'acquérir les principes fondamentaux qui l'ont conduit à devenir celle qu'elle est aujourd'hui. Ce fut également à cette époque qu'elle se lia réellement d'amitié avec autrui. Kaavi, une fille de son âge à la peau aussi sombre que sa chevelure, fut sa compagne de chambrée. Malgré un départ difficile, le temps et les épreuves traversées ensemble firent d'elles des amies inséparables.

Après plusieurs années d'entrainement durant lesquels le groupe d'instruction voyagea de ville en ville afin d'éviter les zones de combat et de conserver les jeunes en sécurité, arriva le temps des premières expéditions. Toujours en formation, les apprenties étaient équipées d'armes légères et devaient simplement rester en soutien de leurs instructrices, des guerrières confirmées. Leurs destinations étaient des ruines proches de la vallée qui leur servait de centre d'entrainement actuel, en passant par les routes souterraines de l'ancien royaume.
Déjà explorées par le passé, ces villages étaient déjà vidés de leurs artefacts et relativement sécurisés. Cependant le choc demeura rude: les animaux hostiles qui les peuplaient, bien que de taille modeste, se révélèrent être une menace bien réelle. Face à la peur engendrée par ces bêtes d'épines et d'écailles galvanisées par un désir de mort profond, bon nombre de recrues vacillèrent, y compris Dextra. Mordue à la jambe par l'une de ces bêtes, elle reçu ce jour-là sa première cicatrice, et si la blessure fut bénigne ce ne fut que grâce à la réaction rapide de sa partenaire, Kaavi.

Alors qu'elles et les autres recrues parcouraient pour les besoin de leur formation les étendues poussiéreuses de Strezia, Dextra commença à cette époque à réellement s'ouvrir aux autres et à comprendre ce qui, sur cette planète en ruine, valait encore réellement la peine d'être protégé.

Act II : The Pale Light
Ces expéditions se répétèrent. De plus en plus fréquentes, et de plus en plus dangereuses. Cette blessure fut suivit d'une autre, puis d'une autre... De déchirures aux flancs à une brûlure d'acide au bras, Dextra, Kaavi et les autres recrues furent rudement éprouvées par ce mode de vie. Cependant chacune de ces blessures, de ces dangers évités, de ses monstres terrassés, leur permettait d'aiguiser leurs capacités, de devenir elle-mêmes aussi létales envers ces créatures de cauchemars qu'elles l'étaient pour elles. Leurs trouvailles commencèrent également à s'accumuler alors que leur groupe poussaient leurs reconnaissances dans des territoires plus éloignés et hostiles, mais également inexplorés. Envoyés aux couvents de la Sororité, certains de ces artefacts leur revenaient une fois identifiés avec du nouvel équipement, et leur arsenal augmentait ainsi. Dextra, ayant conservé son côté curieux, se risquait parfois à tester elle-même les artefacts qu'elle et Kaavi découvraient, avec des résultats souvent assez... mitigés. Parfois désastreux, parfois brillants, ces petites expériences permirent à Dextra d'en comprendre plus sur le fonctionnement de ces reliques que la plupart des autres soldats de son unité.

Sur Strezia, il n'y avait pas pour les apprenties de la Sororité de passage à l'âge adulte ou de cérémonies pour faire d'elles des Sœurs de plein droit. Après tout, elles n'en avaient ni le temps ni les moyens. Alors que les années passaient et que les explorations s’enchaînaient, l'assurance des cadettes augmentait et elles finissaient pas devenir les égales de leurs anciens mentors de manière naturelle. Lorsqu'elles revinrent au Couvent principal de la Sororité, toutes celles de son groupe d'origine, ou du moins celles qui avaient survécu, avaient mérité de devenir officiellement des Sœurs du Calice.
Leur groupe fut finalement dispersé, les instructrices retournant former une nouvelle génération de recrues, et les autres placées en petit groupes là où les mères supérieures le jugeaient le plus utile. A son grand regret, Dextra fut nommée en tant que garde du Couvent principal. En raison du grand nombre de reliques qui y étaient entreposées, son importance était capitale et la garde y étaient renforcée plus que partout ailleurs sur Strezia. Pour protéger des créatures de l'Abysse, bien sur, mais également des groupes de survivants qui pouvaient convoiter les objets de pouvoirs que leurs cryptes gardaient scellés. Au moins, Kaavi fut nommé avec elle à ce poste et Dextra pu à sa guise assouvir sa soif de connaissance sur les reliques au court de son affectation, mais la soif d'en découvrir de nouvelles continua de la tenailler.

Un événement se produit alors, un peu plus d'un an après que Dextra ait été nommé à la garde du Couvent. Une lointaine expédition était parvenue à pénétrer dans l'Ancienne Cité de Strezia, et ramenait au couvent ce qui semblait être une pièce manquante au Calice. Pour les Sœurs, il s'agissait surement là de l’événement le plus important depuis la fondation de leur ordre. Si le Calice venait à être complété et son pouvoir relâché, assurément cet âge de ténèbres cesserai. Aussi, lorsque l'expédition revint au Couvent, ce fut un jour de fête qui fut célébré aux quatre coins du refuge souterrain de la Sororité. Cependant, cette joie n'était pas partagée par tous.
La nouvelle s'était répandue vite. La complétion du Calice, cet ancien artefact à la puissance supposément inimaginable, attira la convoitise d'un seigneur de guerre d'un terre lointaine qui mis ses troupes en marches pour attaquer le Couvent. Dextra et la garde avaient déjà par le passé repoussé sans mal bon nombre d'assauts de brutes dans ce genre, mais jamais elles n'avaient du faire face à un si grand nombre. Le siège du Couvent dura plusieurs semaines de combat acharné, durant lesquels les Sœurs parvinrent à prendre l'avantage grâce à leur position fortifiée et au grand nombre de reliques à leur disposition dans leur quartier général. Cependant, lorsque la bataille atteint son paroxysme, la nuit tomba tel une douche glacée sur les survivants, la terreur et l'effroi les transperçant jusqu'aux os.

Etait-ce un coup calculé? Le fruit d'un malheureux hasard? Ou avaient-il été attirés par la rage et les larmes des humains qui s’entre-déchiraient? Toujours est-il qu'au plus fort du combat, les créatures engendrées par l'Abysse surgirent des routes souterraines pour s'en prendre sans distinction aux deux forces en présence. Épuisés par leur long affrontement, les Sœurs et les pillards combattirent comme ils le pouvaient, mais finirent peu à peu à se faire déborder. Au cœur de la mêlée, Dextra et Kaavi combattirent comme des possédées. Usant de toute leurs armes et munitions, elles se retrouvèrent à devoir combattre à l'arme blanche contre des créatures faisant trois fois leur taille. La mâchoires de l'une d'elles se refermèrent sur l'épaule gauche de Dextra, et encore à ce jour la combattante se souvient du son et de la sensation de la chaire et de ses os qui éclataient et se déchiraient sous la pression de ces crocs monstrueux. Alors que les horreurs de l'Abysse lui labouraient le corps, tout ce dont elle se rappela avant de perdre connaissance fut un halo de lumière spectrale émanant du cœur du Couvent, retenant l'attention des monstres et avant de les faire détaler en panique.

Les sens de Dextra ne lui revinrent que plusieurs jours plus tard. Sens est cependant un bien grand mot, car une bonne moitié de son corps ne lui répondait plus, et le reste était fortement diminué. Son bras et son épaule avaient été arrachés, la partie gauche de son visage, mutilée, et sa jambe gauche, broyée sous le poids des créatures, avait dû être amputée. La jeune femme ne devait sa survie qu'à une procédure complexe usant d'artefacts expérimentaux que les érudites avaient utilisé pour sauver le plus de leurs Sœurs au lendemain de la bataille. Kaavi, elle, n'avait pas été si chanceuse. Ils n'avaient retrouvé que la partie supérieure de son corps, et celui-ci reposait désormais dans la fosse commune. Dextra en fut effondrée. Sa meilleure amie était morte à ses côté, sans même qu'elle ne s'en rende compte, sans même qu'elle puisse lui venir en aide comme Kaavi l'avait fait pour elle autrefois.
Etant l'une des rares gardes à avoir survécu l'assaut et à avoir survécu à l'implant de prothèses en Pierre de Sang pour remplacer la perte de ses membres, Dextra n'eut que peu de temps pour pleurer la perte de sa plus proche amie. Il lui fallait déjà reprendre du service. Au cours des jours qui avaient suivi ce massacre, les autres Sœurs avaient étudié ce qu'il s'était passé en ce jour fatidique. Et les réponses qu'elles apportaient étaient pour le moins bouleversantes.

Lorsque les créatures avaient atteint le cœur du Couvent, le Calice désormais complet s'était activé et la vague de lumière qui en avait émané avait pulvérisé les créatures les plus proches, et effrayé les autres au point d'accorder à la Sororité du Calice une victoire miraculeuse. Cependant, selon les mères supérieures survivantes, ce pouvoir n'avait qu'un effet local. Pour véritablement sauver ce monde en proie à la mort et au désespoir, il fallait amener le Calice au cœur de l'origine de ses créatures, et l'activer.
Il fallait l'amener à la cité maudite de Strezia, braver les terreurs de l'Abysse, et en atteindre le fond.

Act III : Into the Abyss
Peu de temps. Peu de moyens. Peu de personnes.
La Sororité du Calice avait déclaré lancer une mission sainte afin de sauver leur monde, et mettre toutes ses forces en jeu afin de sceller l'Abysse. La vérité cependant était qu'après leur bataille avec les pillards et les créatures, leur puissance n'était plus que l'ombre de ce qu'elle avait été auparavant. Bon nombre de reliques étaient manquantes ou avaient été détruites. Il ne restait plus qu'une poignée de combattantes et quelques novices apte à partir en expédition. Pire encore, la nouvelle de la faiblesse du Couvent allait se répandre et attirer d'autres convoitises. Le Calice devait être parti avant que de nouveaux dangers se présentent à leurs portes.

Dextra était encore assommée par la disparition de sa meilleure amie, et on lui imposa malgré tout de participer à cette mission. Elle, six autres combattantes confirmées, et pas moins d'une vingtaine d'acolytes, reçurent des mères supérieures toutes les provisions et reliques qu'elles pouvaient leur donner, et durent embarquer sur ce qui devait être le plus périlleux des voyages de Strezia. Il avait fallut plus d'une année à la précédente expédition pour atteindre la cité antique, et ils avaient au moins bénéficié de deux fois plus de main d'oeuvre. C'était pourtant tout ce que les Sœurs avaient à leur disposition, et ce avec quoi Dextra et les autres devraient se débrouiller. L'échec n'était pas une option, car après avoir tant sacrifié pour lancer cette folle mission il était presque certain que le Couvent et la Sororité ne seraient plus debout à leur retour. Pour la plupart d'entre elles, il s'agissait de toute manière d'un aller simple.

La petite expédition progressa péniblement dans la direction supposée de la cité légendaire de Strezia. Pour la majorité de leur voyage les Sœurs empruntèrent les routes souterraines de l'ancien Royaume qui menaient supposément toutes vers la capitale. Elles étaient cependant remplies de monstres assoiffés de sang et d'autres dangers plus perfides tels que des anciens pièges au fonctionnement oublié, des éboulements éboulements, des gaz toxiques... Et trop souvent, survivre à ces épreuves ne menait qu'à se retrouver devant une galerie effondrée, forçant à rebrousser chemin. Leur progression souterraine était parfois tellement complexe qu'il leur fallait remonter à la surface pour braver le climat hostile de la planète et les monstres qu'il abritait, ceux trop gros pour entrer dans les galeries inférieures.
Les mois passèrent, et si leur but semblait se rapprocher au fur et à mesures que d'avantages de ruines dressaient sur leur chemin, plus grandes et merveilleuses que jamais, leur mort faisait de même. De nombreuses pertes parmi leurs camarades furent à déplorer. La plupart furent emportées par leurs ennemis naturels, les enfants de l'Abysse : une mort rapide, presque enviable. D'autres furent moins chanceuses, mourant à petit feu dans les bras de leurs sœurs par empoisonnement ou blessures, ou abandonnées lors d'une fuite. D'autres encore disparurent sans laisser de trace au cœur d'une tempête, ou de l'effondrement d'un tunnel... Trop vite pour qu'elle puisse s'en rendre compte, Dextra se retrouva être la dernière combattante confirmée du groupe, leader de facto chargée de mener un groupe de simples aspirantes vers un destin bien trop large pour la somme de leurs petites épaules.

Pourtant, envers et contre tous les éléments qui s'étaient ligués contre elles, ces jeunes filles firent preuve d'un courage et d'un dévouement incroyable. Dextra devint pour elles une figure maternelle, se prenant d'affection pour chacune d'entre elles et se jurant de tout faire pour les protéger. Leurs noms, répétés maintes fois avec tendresse, furent parmi les quelques minces éléments d'espoir qui lui permirent de garder pieds et de ne pas céder face aux souffrances qu'elles enduraient chaque jour. En rétrospection, aucune d'elles n'avait réellement une idée de dangers qui les attendaient une fois à Strezia. Si par une divine illumination ces jeunes filles avaient eu conscience de ce que le sort leur réservait, sans doute leur peu d'assurance aurait volé en éclats bien avant de franchir les portes de la cité.

Elles y parvinrent cependant, à ces arches. Dans un silence de plomb, elles entrèrent dans la Cité Unique. Les sœurs n'étaient alors plus qu'une douzaine, porteuses du Calice, des artefacts découverts en chemin, et des espoirs de tout un monde. Les immenses bâtiments, recouvert de végétation et de poussière, se dressaient comme autant de pierres tombales marquant le triste destin de leurs ancêtres. Au-dessus de leurs tête, un vortex de nuages perçait une trouée dans les tempêtes de sables qui se déchaînaient autour de la cité pour laisser entrevoir un fragment de ciel bleu et lumineux. Étrangement, nul monstre, nul danger ne les attendait en ces lieux. Dextra et ses filles traversèrent la ville sans encombre, se retrouvant finalement devant l'Abysse, leur destination finale.
Aucun mot ne serait parvenu à la décrire correctement. Un immense trou circulaire, dont les murs de pierre tombaient à pic dans une abîme primordiale et insondable. Le seul moyen pour descendre était d'emprunter d'étroits chemins de pierre, un escalier périlleux descendant vers des bâtiments construits sur le bord de l'Abysse. Lors de leur descente, les Soeurs ressentirent pour la première fois Sa présence. Dans leur tête, un bourdonnement sourd se faisait de plus en plus puissant, en particulier alors que leurs yeux se perdaient dans les ténèbres en contrebas, qui semblaient onduler, trembler à leur approche. Si leurs mains n'avaient été liées les unes aux autres, nul doute qu'elles auraient chuté, absorbées par ces ombres, ou qu'à l'inverse cette marée de ténèbres serait tombée en elles.

Aussi difficile qu'ait pu être leur voyage pour arriver à ce point, la descente dans l'Abysse fut bien, bien pire. Passé les premiers niveaux, des falaises et grottes luxuriantes s’offrirent aux Sœurs du Calice, mais tout ou presque ici voulait leur mort. Les fruits? Empoisonnés. Les feuilles des buissons? Tranchants comme des rasoir. Ces ombres? Des bêtes plus vicieuses encore que celles qu'elles avaient pu affronter par le passé. Et la nuit, des visions, voix du passé venaient les tourmenter, comme si tous les fantômes des anciens habitants étaient piégés dans l'Abysse et les appelaient à les rejoindre.
Dextra fit de son mieux pour préserver ses précieuses enfants des fléaux qui les guettaient en ces lieux, mais pour son plus grand malheur s'en révéla incapable. Elle ne put que voir, horrifiée, les faibles flammes de ses Sœurs s'éteindre une à une alors que leurs progression continuait, entre grottes vivantes, lacs d'acide et ténèbres insondables. Arrivées si profond que la lumière du soleil brillant sur l'entrée de l'Abysse avait disparu de leurs souvenirs, Dextra et ses trois dernières compagnes quittèrent un enfer de glace et de gel pour pénétrer dans une large caverne, assez vaste pour contenir une petite ville. Le sol craquant sous leur poids, elles découvrirent avec horreur que cette salle était remplie d'ossements. Une mer de cadavres à perte de vue, remplissant l'espace sous elles, les murs, le plafonds. Le pire? L'escalier qu'elles suivaient semblait s'enfoncer sous le sol, sous cette masse osseuse. Ce n'était pas un sol recouverts d'os : le sol était à une profondeur indéterminée, bien en dessous de là où leurs pieds foulaient cette surface osseuse. Il leur fallait, d'une manière ou d'une autre, se frayer un passage.

Ce qu'elles cherchèrent à faire, péniblement, difficilement, usant de leurs outils et de leurs artefacts jusqu'à l'épuisement. Aut͝o̕u͘r d'el҉leś,͘ l'a͞i̸r ̨se ͏f̸ai̢sait͜ p̡ĺu͠s lo̸urd.̶ ̕Les̸ om͘b͢r͝e̸s͜ ͟se ̛fais̷a̕ien͢t̸ ͢plus͞ ͜ḑe̸nse, ͢bou̢rd͠o͜nna͞ntes,̢ v̧i͏br̨a͠n͢te̡s.̵ Le̵ur ̷s̵ang̸ ͝c͏ǫmm͡en̨ça̷it à ͏c̡o͘u̧le͡ųr,͏ ͝de͠ leu̷rs y͡e̡u͞x͞, ̶d͏ȩ leur ͜bo͞uc͡h̀é, d͞e̵ l҉eu̢r҉ ̵nez e̛t͏ ̧ĺeur҉s͢ ͏or͏éi̷l̕les.͠ Ľ̗͔̝̝̟̩̿͞e͕̰̝̭̺͂̆̇̚͠ưͦ̎ͤ̿̅̈r̳͚̯̝̮͓̯s̩͈͐ͨ͞ ̵͍̦̽ͮ́̽̃̌̆s̰̞̟e̸ͯ̄ͬ͑ͨņ͎̓ͯͦ̆s̸̖̞͎̬̈ ̗̯̟̀s̤͈͘e͎͖͕͔̠̣̔̅ͯ̃́͠ͅ ̵̼͍̝͈̲͆f̦͑̅̓̆ͧ̌a͇͂̇ͯ̈̔̚ḯ̢̫̹̜̭͈̮ͤ̅̂̄̔ŝ̺̠͍͍̱ͣ͊̂a̦ͧ͗͊ͥ̎͌͠i̯̳͇̭̹̩̋̇̑e̻͈͛̈n̸͖͚͕̻̠̚t̓ ̞̝͙͉͎ͬ̾̑ͅd̨̬͈̼̗͖͋̔̈́̑̏ͨ͑ͅe͙̖̱̮̒͛ͯ̒͑̈͟ ̵̪̜̆̈́͗p̦̗̃̎͛̍͌͂̎l̪̯͓͎̉͑͋̄̍ͨu̩s̶̳ ̷̖͇̱͍̈́ͯ͊̄̈́͗͌e̞ͬ̎̇̇̐̽͆͞n̝͇̼̠̦͒ ̫͓̙̮̞ͨͭṗ͚̰͓̤͎ͅl͈̰̗̅ͭͨ͝ȗ̞͟s͓̉ͦͬ̔̋ͫ͑̀ ̰̃f̭͚̰̩̋̓̋̈́ͮ͌ạ̷͓͐ͣͬ̄̾̚ḯ̘̂b̡̺͔̠̥̼͇͍̋͊l̶̖͍é̟̝̠s̡̟͓͔͎͊ͬ͌̍̆̈́,̥͚͙̠͔̓ͨ̾̚ ̛̹̫̫̻̩͈͓̾͌ͯ̐é̡̟ͪ̓ͨ̽͗̊ț̵͈͍̝̪̙ͭͧ̏ͮ̅̄͒e̸͖̮̅͑̋ͯ̋ͅiͯ̋ͫ̽͑ͪͭn̟̰̘̦͕̋̋͆t̜͇̟͒ͥ͋s̫͚͇̜̩̹ͅ,̧̠̖͙̬ ̼͖̤͓͎͍̲j̹̯͕ͬ̉̈́̄̽u̖̯͇̇͊s̶̤̣̖̙̦̮̪ͩ̊̇͗̽ͤ̚q̣̍̑̔͛̌̄̚u̫̻̥͓͎̙̅'̨̤̤̱̻à̱͍̤̤̩̥ͧ̓̿ ̖͕͙̒ͫͅc̤͚͈͊ͥ̚e̝͎̟̻͔̝̽͛͆ͥͦ͑ ̙̟̮͗͐̈́͌ͤq͇̺͒̽̇ͬ̍ͅu͎̘͚̮̭̯͋̒̇͊̽̚̕e̲̦ ̘͔͉̟ͯ͡l̶̲̾̓̊̏̀̚a̵͈ͭ͆ ̣̣̰̣̈́ͯ̎̓͗p̂͊̆҉̬̞̱̙e̋̌̃̍l͍͚̯͙̬ͦ̋ͅl̤̲͈͖͍̲ͦͤͤẹ̴ͤ͋̀͒ͪ̎̈́ ͚̼̖̩̟ͭ̂̌ͬͨ͌d̨̻͙̭͐́ͥͣ̋̚ē̜̗͙͇̟͇͌͂̅ ̴̱ͣ̈D͍̺̾́e̵̟̰̣̲͊ͭ̏x͈ͣ̉t̸̪̿͌͌̀ͩṛ͉̦ä̩͇̙̟̝͙͗ͩ̍̈ͦ͑ͅ ̨̠̠̰̱̞ͩ̐a̜̓̅ͧ͌ͪͦͦt̸̼̻̰̫͔ͤͦ͂ͪt̜ͦ͆̓͠e̷̠̹̤͂̏ͨ̋i̦̫̳̼g̉̏ͬͮ̈́҉̖̪̰͔̟̹ṋ̭̠̱̤͉̓̔͛̓̉̊̇ê̬͆̅ͧ̆ ̸͚͈͈̲͗͗f̶͙ĭ̧̯͔͉̝̗ͭn̫̱̹̝͈ͨͫ̄̎͐ả͔̮̩̹͘l͆̑̌̆e̶̍̎͊m̡͙̝͓̠̗͛͆ͣͤě̓n̓ͦt͈̥͂̉̇̿̌̆̒ ͤ̈́̇͛l͒͐͑̔͛̆̚e̙͖̫̤̯̼͔͑̐͑ͪ̄̚̚ ̹͖̎̅ͦ̈́̓̐͢ṣ̻͉̔̽ͩ̇̚̚ͅo̼̝͇̦̠̰ͯ̽͜l̲͍͍͇͇͋̆.͎͖̟̬̺̆ͯ̄ͣ͘ ̱͖͆͋Ḑ̩e̩̹̤̣̞͙̎ͬ̅ͅv̄͡a̜̩̣̭͆̌͑ͮ̅ͬ̚͝n͓̯͔ͯ͆̔̆̈t̶̰̞͈͖̦͋̏ͮ ̜̱̲͒̓̑̓̄̃̏͟ě̤͕͙ͮ͞l̸̜̞̫̥̜̤̿̔̃ͬͮ̅l̛͖̪̦̘͎ͯͥ̋ͨe̬͉̞͈̘͕͖̎̎͂̐̍̏͜s̩̖̻̈́̆ͤ͛̚͘,̩͐̃ ̺̞̜̘͈ͫ͒͌ͪ͆͝s̞͖̬̥̞͓ͭ̂ͧ̾ͥ͆͠u̯̳̳̫̜r̺̭̮̫̟̠̳̎̾̇̏̏ͦͯ ̝̓c̬̯̻̩̙͎͐̌̂̉̂ͩͅe͉͈̤̟̓ͫͯ̒̑̄́ͅ ͇͈̝̼̭͌̀͗s̴̝̰̹͎õ̉̾ͨͪͣl̈ͩ͛ ̠̳̖̩̓̋̈́d̩͇̯̱̟̗͈̎̓̓͒͒͒̒͢ẹ̸̬̝̦̄͐̆͒ ̨̥̟͂͋ͩͮ͂̾ͩp̦̯̳͇̦̻ͧi̩̗̤̋ͧ̃̈́͡ȇ̓ͣ̂r̗̗͙͉̚r̝̝̙̺̯͖̈́̔̾e̫̟̘̼ͥͅ ̧͛ͫͮ̾n̡̟͔̾o̥̞̰̘̜͉̪̕i͖̗̖̫͎̔̄͋̈́ͫ͑͢r̡͙̠̟̦̝̘ͣͅe̲̤̥ͣ̒̏̚͞,͉̫͠ ̫̪͎̩͇̦͌ͮ͗̊͑̽̌s̗̗͓͌̓ͦ͛ė̬̞̯̣͍ͬ̑͑ ̌ͬ͗͐ͫ̽͑d͍̙͈̰̯͢r͍ͫ̚͡e͏̜̩̯̲̥s̞̗͛ͧ͆̐ͣs̙̥̘͍̞͙͑ā͉̤̖̦̹͊̑̈́̅ͅi͇͎͙͕ͩͫͨ̓͐͞t̟̭̆̀ ̠̫̲̼ͣͫ̅ͧ̈ͥͅṷ̘̣͖̤̮̊ͩ̈́́ͅn̴̳̦ͪ̒ͥ͋ ̘͆̎͒̍ͣͭ̂a̝͔̜̬ͩͤͫ̊̐̐u̝̫̺͚̳̻͍tę̬̯̝̞͓̬̰̐ͣ̉͊ͣ͊ḽ̤̺͍ͧ̅́,̶͔͕̞̰͇̞̣̔͊͌̓͋͌͂ ̧ȕͪͦ҉̩ń͔̪̺̰͆ė̝̜ ̘̤̺̣̠͉͔̓͊͛ͦf̣͈̓ō̝̯̹̝͎͇ṋ͎ͤ̂t̼̦̞̼̩̱͂ͣa̍̒̀ḭ̸͉n͙̓̍͌ͧ̏̀̅e͚͓̠̍̓̇̔ ̘͕̳̭̭̞̝͛o̬̗͇̦b͇̩̂ͅs̶͙̖̰̼̣ͭͩ̽̅͑̐č̮̘͓͇̾ͩ͌̍ṷ͉̓͑̇ͬ̎̓ͦr͉̳̠̦̙̜ͫ̀e̩̝̻ ͔̳͚̩̭̳̱ͥ̏ͪ̀ȃ̺̲̋v͙̬̘̬̣̜̫̇̆ͭ̈́̆̏ͪ͜éc̸͒̊ ̼̰̫͔̥ͣ̊̂̇̚ȇ̦̱̙̂ͮ͡n̥̩͈̬͙̤̫͜ ͆̆͜sͭ͌̾̓̉͠ŏ̼ͬͤ̆̉̽n͇͇̞͓ͨͫͫͣ̐̽͟ͅ ̸ͪ̋͗c̴͕̰̖̩̙̮̋̍ͨͧ̂ͦ̐ë͚͉̓͆n͍̞̭̻͔̾͛ͥ̅̏̔t̉͋͂̎̑̊̋ȑ̤͈̖̗̏ͩ̍e̡̜̟͔͔̹ ̳̪͖͚͐͒̎ͤ͂̀̚u̵̲̼̖̩ͅn̴̠̬ͭ̒ͩ͛͂ͥͬe͔ ̛̽ͣ͗ͤ̑̎s̘̈ͬͧͯt̞̦̱̟ͥ͑̾̌̎̊̔á̝t͚̮̝u͖̗͔̺͇ͩͤ̽͂͊̋͐ͅe̪ ̹̪͔̫͔̭̺͗̄͆à̻̙̹͙̻̜̼̈̎̏̀̿̽ ̸̙́̽̾ͪḷ̮̪̪a̜̲͓̪̟̯ͣ̿̅̒ͅ ̘̟̲̟̦̗̄͂̀ͩ̕f͍̭̞̅̂͋̽̊̇o̓̓͌̓͏͓r̵̠̓͆̏m͈͎͖͇͓͋ͬ̄̊͞è̟̠̭͌̎̽ ̡͍͗̒̓v̝̯̱͕͇̒ͬ̇̏ͥ̚â͍̥͓̠̞̮͂ͭͣ̑ͫ̚g̴ͅu̇e͓͈͊̈̋m̡̖̄̊e̪̤̮̮͎̔̃ͣn̥̪ͩț̰̂ ͚̅hu̴̺ͥͨm̨̲̑̿̇̉ͥ̓̚ä̦̘̭̳̖̥͆͐̉ͣn̺̣̪̗͌ͤo͏̻͎̳̲ï̖͖̫̗̱͓̥͟d͍̏͊ͮe̮͊ͤͥ̈̑̒͟.̠̖͓͍̫̈́͂͋̽,͈͍̬̘͇͖̩́̈́̂ͨͩ̈́ͫḒ̱̗͔̻̥ͨͮ͛̾̂̋̒͝ę̥̗̙̙̤̠̲̈́͗ ͒҉͍̫s̶͉̳̰̹̦̔e̘͎̔͒͛́ș̷̭͉̤̭͕͗̃ͩ́̈́ ͖̌͑͞ṁ̬̲̤̙̍͋̆̈́ą̮̖͓́ͅi̥̐ͮ̾̓̊ͦn̯̩̹ͭ͘s͖̫̲̱̬̼̘͐̔ͤ ͑j͉̹̮̲͍ͧ͑ô͇̜i͚̦̰͖͖̽ͣ͌͒ͨ͠n̻͓̠̮̬͛̌ͤ̅̆́t̖̗ͯͤͨͨ̌e̺͋̔̌̈́s ͏͙̠͙ḑͧ̂͊e̵̬̜ͨ͗̉̆v̼̰̦̜̄͐̒̀͢a̛̝͈̯̘͍̍ͯ̃n͐̎ͬͫͨ҉̲̯̥͚t̩̖͇̥́̄̍ͣ͢ ̵̼̘̩̱̣̊è̱̙̀l̙͖͚͈͓̀͌͠l̯͕̣̗̳ͨ̃̔͑̏͐e͈̲͍̤̼͒͆ͣ̃ͬ͝s҉̪,̲͈͐̇ͩ͒͑͆̅ ̰̭͇ͪ̽͑̌̅̐͜ŭ̒͏̲n̠̜͖̗̮̱ͥͭ̿ͣ͢ȅͭͣ̂̐̓͛҉̻̺̫ ̯̠̮̰̳̊s̛̼u̯̘̲̼ͤͮ̀̿ͪ̽̏ͅb̦̤̜͉̳͇ͩs̺̮̟͙̄́ͨͦͅt̝̆̏͢a̵̯̝n̆̉̓͝c͎͖͕̳̟̥͔̈́̈̀̆̓ȇ̤̹ͪ̾ͥ ͉͚͚̝͇n̫̙̳̄ͤͪͬͧͪ̔ȍ̸̺̠̻̜̑ͯi͔͛r͔̯͇̜̪̊ͣͧ͐e̒͏̺̘̖̺ ̵̗̝̤͕̦̗ͅȇ̲̞͕͔̩̦̋̎ͨ͋̒͒t̬ ͈̱̙͍̥̩͜vî̧̃͑s̮̼q̩̲̤ͪͧ͒ͪu̞e̝͈̦͝u̲s̨̳͆͂e̤̻̰͕͕̣ͯ ͂̊͛̒͂s̰̤̦̫̱̘̬͛͠e͝ ̨̇͊m͇̪͎̼͍̹͈ͧ͘ã̬̺̳̻̮͙͓ͤtͬ̊͂̅͝é̢r͔̝̈́͡i̘̳͠ḁ̷ͥͧ͗ͤ̓̈́ͮl̷̤͕̟̭̚ͅi̲͎ͪ͡ś͕̩̝͈̺̈̓ͭ̑͘å͈͕͈̜̠͑́ͧ̅̎i̺̭ͨ̀̍̓ţ̜̭̱͕̘̔̌̓̊ ̧d͕̍̓̇ͫ͒ͮu̜͕͇̤̫̼ ̛̫͕͂̎͑͊v̥̺͚̈́i͑͘d̴͉̲̮̅̽ͥe͉͉̠͊̾͐ͣ̓ͬ͜ ̣͇͇͚̤͚ͮ͒̃̔ͯ̿p͆ͣ͒̈ͫ͆̚o̙̻̼̬͚͇ͤͯ͂ͬͣ̐ų̪̝̘̾ͮ͆r͙͚͎̼͔ ̹̘̙͛̓̾t͚͎͍͉͗̊̈̀o͕ͧ͗̌̓̈͌͘m͍͖̹͓̜ͯ̄ͭ͞b̥̜̩̹̮̜e̝̹͇̠͗ͥ̔ͪ̋̔̓r̛̙̜͍̫̔ͮ̚ ̔̋̈́ͤ̓̿ǵ͇ö̩u̠̣̺̳̥͉͂̑͠t̤̙ͫ̐t̲̦͎̪̜̯̬̓ͪ̈́̂e͔̜̥̪̗͉̦̒̓̆ͩ̒͊̚͘ ͎̝̄ͭ̅ͥͩ͑à̡̰̮̤͓ͬ̈̔ ̤̦̹̳̲̓̽̑̃ͪͮ͠g̛ͥ̂̃͐o̙̟̲ͪ̌͋̎͆ͥ̌u̸̖͎͙̺̫̲͊ͦt̶̯t̕e̵̟̼̊ͭ̑ͅ ̦̤̞̥ͥ̒̒̍͊d͛̾ͯ͂̏̈́͌͠aͭ̅̈́n̶̖̘̘̲̣͖̻̈ͭͨ̀̋̀̀s̤͚̃͂ͤͤͩͤ ̢̙͖͓͎͈͗̓̈́ͪͧͨ̊l͑̏̈́̓ͪę ̹͉̪͎͇͒ͯ̾͗͠b̷̗̲̯̜̖͋͂̽ͪͯä͍̘̘̜͔̠͐̽̊͢s̶̳̻͎̠̤̻̱̍̊̽̇ṡ͂ͮ̐͡i̡̯n̒̏͌͛ͨ҉̟͓͕̼͈ͅ ̥ͦ̉̿ͫͯ͘ë͉́ṉ̲̾̄ͨ̊̀͆͝ ̛̋͐̒d͎͋ͫͬ̽̀́ĕ̜̫͈ͦ͗̍̈̒͟š̬͔̣̫͘s͖̼̝̪̐͂̅̀̈ͥͯ̀o̰̩̥̩u͉̙̞̤̹̣ͫ̌ͧͣs̡͎͙̺̭̺̙̜.̗̝̑ͨ̒ͥ̽ ͙͇ͨ͝A͖͖͉̲͙̹͇͟ ̲̠̦͚̓ͪ̾̚s̭̄ͬ̆̓ͤͪͅẵ̺̟̗͡ ̞̯͔̞̞̅͜v̡͙ͧǔ͆̍̌̃ͧ̓͡ẻ̦̝͍̜̃̓̽ͯ͂ͤ͢ͅ,̢̞͎͔̭ ͍͓̝̝̤̤̪ͯ̉ͪ̒̌s̺̘̘̹̩̓̊eͦ͑ͤ̏ṡ̜̩̦ͫ͌͐ ͔̪͓p͇ͣͩ͂͋͒e̬̙̩͈̹͕̎̉ͅn̰͖̠̈͛̊͊͐s̶̯̦͇̭ͧ̀ͫ͛é̸̜̲̱̺̜͌e̮͈̤͓̜̥̝̅̌ͨs̹̺͇̣̃̓̌̽̿̆́ ̲͒͊̈̑̿̉͗s̛̰̞̤̝ͅe͙̱̞ ̶̩̩̮͚̪̎̋̌̓̄b̗͉͓ͧ̂̒̀ͧͫ̃r̯̭ͫ̎̒͑̋̆͊͟ỉ̳̲̬͎̂ͭs͑ͤ̂̈́͛ͥ͌è̠̲͎͋ͥr̦̜͈ͤ͐̾e̊͏̟̺̮͖̳̙̤n͙͕̱̆͡t͉̩͌̊ͬ̃͋ͫ,͙͔̯̻̩͂̑̓͜ ̦̟̬̭̯͈̋͊̾͗͜ͅd̡ͮ̀͒ͨ͑e̪̟̤̰̠̽ͩ́͐͛s͉͇̪̆̍̀ ̵̯̔̒̈ͨͬ̐̉m͎̀̿̏͂́́i͒̾ͨͧͤ̏̀l̟̼̭̝͎̫̜͌́l̑̄ǐ̸̲̞̠͔̪̱͉̄ẻ̝̱̝̖̜̖͔̂ͯ͋r͕̤̰͕͉̰͂ͯ̎ͯ͊̊̚s̮̟̤̻͚ͬ͂̍ ̰͚́̈́͌͌͛d̙̝̮͙̬̪͂̕ȩ̖͉͆ͤͮ̂́ͅ ̵͖̿͑ͪ̒͛̋c͙̗̻̺͈͌ͧͫ̿̐̎͛̕r̞͕̫̩̤ͫ͗ͪiͤ̏̈͂̾̿s̭͔̼̻̫͒ͯͨ͌́ ̻̰̦́r̖̱̙̈ͨ̓ͪͤ̔̂é͗͏͉͎̫s̢͎̹͈͓̘̓̊͛ͫ̍̉o͕̥̘̭̥͋n͉̪͓ͫͧͣ̀n̘͚̪̼̰̤͚̉ͭ͑̅è̵͇̗̭̃͆͐r̘͕̓ͥ͂e͇̩̩̟̪̗͡ǹ͓͉͙̫͇͚͉̔t͇̟̻̬̘̩̤̍̋ͮͥ̚ ͇͕̮̭̪̹ͭ̿̍̌͠ď̙̫̻͓̳̲̟ͣ͛ͭ̃̔a͕̹̱̻̤̼̭͊n̢̟̩̯͈̟͂͋s̺̘̒͑ ̶̦̞̣̻̼̳̣̽ͧ͌̋ͨ̋̔s͍͈̞͖͚ͤ̔e̼̘̞͖s̷̯̦ͩ͛ ̩͎͒͛̃͗ͬo̟͇͈͙̓̐ͬ̊̆̉̆̀ͅr̠̗̣̋̓̑ͨḙ̀͊́̋͆̄͞i̭͇̠̲̻̖̪lͯ̀̽ͭͬͩ͢l̼̊̎̿̔e̩̟̖ͤ̃̈́͘s̲̙͙͈͙ͪ ̸̬̤͉̱͙̣ͭ̏ͫ͌a̴ͣ̐̎͗͛l͓o̖̝̬̽ͦr̲̱͉͇̥̰ͮ͂̃ͨ̀̍͟s̰̠̥͈ ̗̬͓̌ͪ̊̆ͣq̩͙̯̊͑̊ͅu̡̝̤̝̟̱̩'̶̲̼͑̋ͫṷ̵̱ͨ̽͂ͫͬ̀n̗̤͉͔̗̈́͑ͨ͌̏͛ ̴̯̯͚͔̟̝̭̉b̸͔͆͑̓̈͗e̶̺̣̝̠͊͌̉̿ͫͪs͖̳ͬo͈͎̅̎̑͜i̶n̗ͯ̔̐͆̎ͭ͟ ̸̼̬̤̗̹ͨ̚ǐ̴͚̆ͧm̝̦͚͉ͣ̑̊̃̃͒ṕ̢̈̃̚é̛̻̫͙̘̣̓͐͊͋ͬ͆ͨŗ̓̑̓͛̂́ḭ̲̲̩̭̱͍ͨ͌̿e̷̝̳̞͇̝͕̐ͨ̿͋ͅu͇͑̄x̰̃ͪͬ̏ͧͭ ̖͓̹̟̲̮͔̿̃̂̉͛̿̑p̺͉̙̗̖̘͝ͅr̰̣̹̝͆̅̅̽̓e̟ͣ̈́̅ͪṇ̸̩̳̾̃ͬ͂á̰̯̯í̶̠̪̦̟̜͎̱̍t͈̱̙̞͔̻ ̑ͭͫp̱̗ͫ͋̇ͮͥ̋o͚̲ͦ̑͑̕s͕̬̎ͨ̏͒̒̚sͣ̅ͣ͋̚e̛̼̠̥ͥ̓s̛͕̹̘̬͆ͤͨ̓̾s̨̲̖̟̬ͧͨ̿̀͐̀ͣî̲̟̳̟̹͈̩̈ͥ͐ͯ̃͋o͖̬̩͓͈̦͆̑̎n̫̹̜͌́̎̐ͦͧ͐ ̠ͪd̻̯̪̍̑̈́͐e̯̪̪͓̿̏͛ͫ̌͒ ̈ͫ̉͌̆̚s̡̘͔̞͈̫a̴̦̽̍ͥ̌ ̧͇̦̞̝̰̣̆͊͑̐̓́ṕ̸̹̹̞̂ę̍r̨̲̆̊s̮͈͇̋ͮ͋̋o͖̥̝̖͔̫͎ͫ̾͗̒n̷͍͙̈́̃̋̂ͮͤͥn̯͉̫̈́̈͆͋͞ȅ̲̪͐ͮͤ̽.͈̫͓̯̑͛ͩ̆ ̶̘͛ͦͧ̈̉̑E̶͒ͬ͋̈̆l̵͍̩͕l̻̭͙̣̱ē̷̯͇̈́̍͊͒ͮ ̙̬͕̱͔̟͓̓̅v̫̯̺̜̠̎ͨ̆̓͐̐̉o̪̙̬̽̃y͉̠̺̒ͪͤͩ̓́a̘̮̗̦̲̰̤͘i͇̜̤͉͉̳̖̊̋ͤ͠ẗ̨́͋̈́̄͌̚ ͓̹̬̙ͭͩ̅͐ͧ̓t̗̽͗̐o̷̯̭͔͗̀̎̾͑̍̚u̥̩̥̱̞ͣ͋̉̿̕t̢͚͕̝̬̣ͩ͗͊̌̚,͇̝̲͍̻̆̆̉̒̆̐̿͠ ̴̩̝ͤl͖͓͕̈ͦ̋ͫͪ̚'̸͙̻̳̜̠͎̃h̥̬̰͓̳ͫ̅ȗ͕͗b̠̼̫̃ͩŕ̝͍͈͖̮̿ͦ̐ͭ̅͘ĭ̬͙̳̾ͥͪ́ͬ̏͜ͅs̀̚҉̻̯͚̫̬ ̷̖̞̰̺̰d̵͇͕͔̩͚ͅu͉̣͉͔͓̻̳̓̽̿̏̆̂̕ ̝̦̘̫ͣ̒̔͂̓̏͂R͚ͮ̂ͫ̀̓̚̚o͓̭͔̩̥͚ͭ͛̅͡i̲̥̝͕͖̥̐ ̞̬̟̯͍̓͑d̞͙̰̝'̮̆̈́ͭ̄̀a̗̥̘ͪ̔̈͟n̍ͬ̈́̑ͧͯ҉͙̻̱̦̳ț̷͊ͥͯ̐̇ͦͦa͕̘̞͉̜̹ͨ̔͋̅̈͗̐͠nͦ̄͊͊҉̭̙̹̟̻̮,̛̪̳̊̾͑̾ ̺̟̮͎̀́ͦ͛l̮̤̬̘̲e͔̥̠̲̝͑ͪͬs̯̭͎̞̈͛̍ͅ ̴̲̝̩̱͎̀͋ͅt̠̖̫̅̊̒͊̅͆ȇ͕̰̑̅ͩ͛̓r̦͐ͩͣ̀r͉ͭ͒ͤ̍ͥ̽ͯė̶͙̙̥̝͎ͨ̊͊̑̚̚u̲̹̯̫̪̝͍͛͗̐̾̾͗͆r̆ͬṡ̵͚̬̥̩̯̖ͨͭͯ ͬͦͣd̠͚̻̤̗̎͆͗̚͡e̞ͯ̓̉ͣ̎ͭ͘ ͍̥̣̱͜s̘̰͍̱͢ͅe̲̘s̯̟̥͓̯͂ͩͪ̓ ̭̙̆ͣ̐̈s̨̳͙̬ͨ̓̈̓̅͐u͍̰̼̿̂̔̆͆j͈͙̞̅͠e͞ṭ̬̗̼̯̍s̯̈́̌̐ͬͤ͋̏,̫͔̲̜̓̿̋̔ ͫ͛ͧ͛l̰͍͙̔͌ͫ̃̾a ̳̦͖̰̤̜̞̈́͗͊v͊ͪ͏̮̪é̶̫̖̼̫ͩ́ṙ̪̤̩̮͖̋̅͐͑̌̕i͓ͧ̈͂́͘t̬͕̻͔͇̲͠é̢̜̝̪̤̞ͦ́͑͗͐̓ ̸̬͙͖͈̠͂ͯs͎͂̒̀u̙̟͈̦̬̙͊͐̊̔̓̾ř̻̮͘ ҉̰̲̬͕͔l͎̦̝̻ͅa̶͇͕̤͇̜̞͗̄ ̦̬̳̣̊̎̿ͭ͆͌ͨ͞s͔̱͍̙͈͈̫̊̂̃o̼̠̺̗̅̕u̗̰͇̤̮̞͉̓͢r̜̜͆͊̈́̒ͣc̴̊ͩ̍ë̵̱͙ͤ̿͑ ̛̥̤̣̬̩͓͗̒͂̔̓̂̓d̶͍̩͇̏͊ͮ̎̌͒̔ͅͅe̮̥͙̙̻̙͇͗̏ͥ̆ ̜ͦ̄͡s̖̭̻̬͟o̲̜̐̀ͣ̀͛̊̂ṅ̋ͣ̽͏̱͇̦̰ ̱̳ͭͭ̉͡p̡̱̲̻̖̟̎ͫͤ̍ͯ̔̚őű̮̹̰̺̥̚͢v͚͓̝̼͔̟̀͗̔ͤo̙̙͍ͬi̴̟͂̎̇̇r̬̭͎̼̖ͪͧͯ̅͞.͉̳̓͐̒ͩ̍ͫ̚ ̝̱̗͛̋̀L̷̀̆͐ą̖̎̍̈́ ̶ͥ̒ͥ͒d͔̺̅͆͑ͨ̆ͪoͤ̈́ͧͧ͑ű͈̠͇̳̄̋̅ͦ̚l̡̻̜͉̯e̠ͥ́u̩͈̮̞͍̮ͪr̤̠̗̗̬͛ͅ.̃̈̃̽͏͉̹̘̗ ̜̺͇̣̺̻̯ͫ̉ͯL͔̲̗͔̹̫̺a̘̾ͭ͌ ̛͑d̼ͩͦ̎͛̽̀ö̺̭́̂ͣ̇̐͊u̧̗͖̲̞̯̗͉̐̉lͪ̔̆̃̒ĕͭͣ͟u͓̯ͥ̑ͭ͒̄̎ͧr̢̥̼̙̳̾̎ͮͦ̇ͦ̒ ̞̬̝͚̣̿̈́d̗͕̬͎͌̌̓̆̽͌̔e̝̙̮̰̟̜̲ͨ̈́͌͐̇̋̆͢ ̹͖l͚̜̖̼̱ͤ̚'͓͓ͭA̰ͦ͛b̷̙̠̟̗͆̚y͕ͭ̀͌̀̄ͅs̟͕̱̮̱͎̍ͤ̎̈́ͯș̟͉͚͎̄̄̊ͭ͝ĕ̴̱͉͚̼̾ͯ̾͌ ̝̣̇ͨ̿ͥf̼̰̦͓̒ͩ̊ȑ͇͓̀ā̰͓̆ͮ̎̏ͮg̣̥͇̑̌̉́̃m̳͔̜̬̰ͩͅȅ̸͓͎̹̪̺͑̎n͓̗͙̗͋̄ͮ͆ṫ̷̪̰͔ͮͦḙ̛̟̱̰̩̱́͆̉̇e̝̠̮̠̼̞̹ͩ,̬͡ ̗̬u̢̫̗̺̞̥̘ͭ̓̒̌̚t̜ͦ͜i̳̳͓l̃͐ͦi̠ͮ͐̂̽̏͒s̝̍͋̔̆̚̚ẹ̫̟́͂̆͝ë̯̺̮̮́̒ͩ͆̃,̗͕̲͍ͬͩͦ͗ͫ ͔̝̕t̋̑ͨr̴̉̂ͨaͤ̔̔̊̉̕n̞̥͕͕͕̹̗̿͌͊ͤ͂s̲̳͕̃ͣͭͣͫ̚f͉̼͉̍ͮ̅͒ͫ͟o̝̝͍̰͍̰̍r̴̬̱͕̖̜͚͙̐͛m̨̤͚̉̋ͬ̄͐̈́̈é͇̣͚̜̼͕ͧͧͯ͊̋̆̃ȇ͇̠̹̥͍̗͒͂͡ ̺̰̟͕͂̆͑̓͝e̫͎̺̲͚̎ͯ̀͐̇̿̅n̵̏̒̂͆ ̦͎̤͚̟̎ͯ͂̒̅ͥ̚͡c̭̠͎̟̃̿́o̸l̞̤ͫ́̄͊̌̎è͙r̲̱̠̃e̼̟̭̺̱͐͆͐͜ ͦ̐ͭͯ̈ͅe̻͗̄̿̆̚t̵̗ͭͯ̔͒ͯ̐ͬ ̮̺̠ͥd̯̺ͭ̏é̪͙̲̝̮̉ͪ̅̂̾ͧv͓ͩ̉́̓̿͞ḛ̈́r̨͚̘̦̗̫̞ͣͤ̍s̗̹̜͇͑ͩé̞̠̩ͨ ̢ͪͥ͆̅̂c͕̩̣̗̲̉ͩ̉́ō̰ͣṁ̻̲̠̺̤̭̋̋ͧ̈m̸̠̮̰̞ͪ̀͆e͖̼̙̟ ̈҉̹̣̟̱̜ū̳͋ͤ̐̇n͙̠̯̱̥ ̶͙͖͙̅͒̎̓̿̃t̶͔̙̞̦̦ͩ̏̎ͥ̑̆ỏ̫r̸͙̪̣̩̱̎̾ͤ̌ͭrͬ̂ͪ̎͢e̊͐̽̀̎̒̆͘nͫ̐̅ͭ͋t͕̝̫ ̮͔̞̼̯ͮ͐ͅp̠o̧̫͉ͮͪͯ̈́̉͆̚u͗̒̎̃̑ͥ̔͝rͨ̽̑ͤ͠ ̖̞̩͔̠̠͗̆̅̍͑ř̞͔̱ę̭̙́͒̊c̑̀̕l̳̫̞̣a̋̉͑͢m͉̪̘͇͚͜e̤͚͛͊ͣ͆ͅr̳͖ ̳̿s̤̙̗̰̜͑̏ǫ̥̋͊̍n̒̏͋̚͜ ͙͔̬̑ͨͯ̌ͩ̒͐d͙͡û̢͈̱͖̤͎̒̀̂͒̎ͯ.͙̮ͯ̃̊̔̀ ̥̦̘̼̊̑̍È̞̺̦̭ͅl̘ͫ͂̈͝l̈́̀e̶̗̬̭͔̫̺ͪͅ ̡̍͂̐̎̚l͎ͬ̄ͬ͜e̢͇̊s͔ͦͬ̊͆͐̐ͪ ̶ͪ͗v͉ͭ̋̇ͫ͊o̺̺̱̙͇̯͔̓u͈̫͍͗͛̄l͚̖̩̖̩̟̭̏͐͋͌a̛͍̤̳͍̰̦̓̊ͅi̷̭͓͈͛̄̇t̟̗̟͍̭͝,̖̩̫̜̰͒ͥ́̐̃ͪ̊ ̗̰̻̳͍ͩ̉ͬ̈́̔̈́̊e̵̝̝̹̞͔̠ṷ̷͆ͭͯͤx̝̩͊͛̋ͦ̆̍͜,̗̙̪̼̠͠ ̶̗͇͎͉̀͑ṗ̤͜o̘͟ṷ͖́̇͝ṛ̻̙ͩ͑͐̓̉ ͛͜ê̵͇͈ͤͪ̿͆ͬ͋̊t̢̺̜͌͋ͩͅr̡̳͎͈e̤̦̭̘͋̈́̇͛̓̾̽ ̪̝͠e͎̝ͣͥ͆ͨ̎̓̎n͉̏̀̾̓t̫̻̲̖͚͙̑ͮͨͮ͝i̻͔̞̭̒̂̅͋͂͊̕e̴̺̲̟̜̿̓ͬr̵ͣ̍̉̈̉̃́ ̹̝̇ͨ̿̑̆ͧà̤̺̘ͬ̏̚͟ ̳͇͔͙͗ͅn̢o̢̭̱̬͛ṳ̯̘͙̗ͥ̓̐̔̋ͦ͘ṿ̱̏e̩̻̫̮͎ͦ̍ͥ̎ḁ̔͊u̲̻̙͇̻̮ͯ̎̋̓͛ͩͅ.̼̥͚̔ ̨̰̩̟̲̔͒ͥ̔͌D̡̗̟͚̟e̘͙̤̻͚̬͂͐ͦͪx̢̮̽ͥͥ̾̾t͉͕̮̘͖̩̅̐͝ͅr͖̣̳̞ͫ̊̃͒̿̇a̘̣̘̳̥̞̓̒̀̚ ̯̺̱͚̏ͣ̽́n̂́͢e̮͓̅͝ ̣p̩͙͐̓̈͂ͪ͊ͦͅo̜̮̯͍͛ͫu͏̤̳̗̘̝̤v̡̟̻̰̯̯̓ͣͮ̀̊̍͂a̩̞͖͓̹̜̒̆͋̏į̲͔͎̪̤͙ͩ͆t̠͓ͪͨ͋́ ̻̯͖̥̗̩̘̔͗̒͆̈p̼̞̲̞̗̯̦̄̅l̊̊̂̽̏̄ͩ͞uͮ̇͡s̺̮ ̅ͪ̓͒̎͜ȓ͌ͥͨ̂ͨé̮̤̯̬̱͓̫ͦ́ͯ̄͢sͪ̑̓i̮̝͒ͮ̂̕s̴̪̞̩̫̖̹̄ͯ̌ͧ͊͋͌t̛͎̤̮̟̝͒͛e̻͖̾̄́̑͐ṛ̪͓̹̮̔̅̆͢.̜͓̩̖̣̺ ̽̎̎͆͛E͇͖̱͌̆ͯ͞l̬̹͚̙ͫͅl̗̭̪̳̜̐̉̒͒̏e̥̗̥̣̫̗͋̌ͨ ͇ͮ͝ͅc͂ͩe̦̭̪̅̄ͬ͌s̖̲̼̥͛̍̋̿̈́̇̚͜s̮͉̩̳ͦ͒̏̃ͮ̕â̿ͪ̂͒͊ͪ͡ ̢̯̥̊͂̽̋̀d̪̩̱͈̬̅ͤ'̠͍̯̦́e̮̮̯ͯͫ̏x̵̤̦̖̞͍͎̼͑̊̈i̙ͣs̤͍̹͖̹͍ͦ̊ͯ́t̂͑ͯ̂͌̐ͣeͬ́̉̅ͧ̄ͣṛ̷̦͎͛͂̐.̦ͧ ̛̝͚̗̱̑̐̆T̨̄ͦ̑͊̿̄ơ̲͎̤̞ͮͧ̂̋̇̊̄u̻̒̈́t̴̰̮͑́́̈́ͥ ̺̣̻̻͈̓n̷̩͖͚̞̞͋̑̇̍'̮̼̃͑̃ͧę͇̭̥̫̺͓̤́͌͐̄̈̚t̺͉̥̰ͮͧ͂ͭ̓̒͟å̪̓͒ͦi̠̳͉͆̐͌͌t͖̣̯͚͔͠ ̉̓͏̤̞p̯̦̓͋̆ͪ̂ͧ͟l̲͈̥̺͓̩̺̂ͭͪ̃ͮ̏ͮ͢u̡̟͓ͯ̓ͩ͌̒̈̑s͇͙̱͈͎̝̪̈ͫ̃̊ͪ͞ ̤͙̙̜̺̬͉͑̂̆̆̑͘q̦̳̃̍ͥṵ͕̂͌ȩ̀ ̵̑̂ͯͬ̈́̍nͬͬ҉̣͔̬̗̯ȏ̑̿͂͏̙̞̞̗̟i̘͍͋͆r̔̐̽̅ͥ̏̚.͈͕̥̙̼ ͍̔̀ͅŇ̦͕͎̘͕͖̙̒̐̋̾̔͛o̡͉̰ͭi̖̺͚͗ͥ̎ͣř̩̺͈̹ͥ͌̂.̣̱̒̍̿̊̄ Noir. Rouge. Du rouge. Sur ses mains.

█████ ████ █ ██████ ████ ██ ███ ██████ █ ██ ███████ ████████ ███ █ ███ ████ ██████. ██ ██ █████ , ██ █'█ █████ ████ █'█████. ████ █████ ██████ █'███████████. ███████ ██ ███████ ████████ ██████████. ████ ██████ ██ █████, ████ ███ ██████, ████ ███ ██████, ████ ███ ██████. ████ ███████████ █ ███████ ██ ████ █ █████.

Aftermath : An Eternity of Silence
Quand la vie reprend le pas sur la mort, cela ne se fait pas dans une grande explosion de son et de lumière. La vie se réveille, doucement, timidement. Elle reprend ses droits et étend ses racines progressivement en chaque chose. La vie des habitants de Strezia, selon ce même principe, ne changea pas du jour au lendemain. Les attaques des enfants de l'Abysse diminuèrent progressivement, jusqu'à cesser complètement. Ne sachant d'abord que faire de leur liberté retrouvée, les humains titubèrent maladroitement dans les ruines désormais sures de leur ancienne civilisation.
Il fallut du temps, des efforts, beaucoup d'erreurs et de maladresses, mais vint finalement une époque où de nouveau, ensemble, les humains de Strezia purent avancer de nouveau vers le progrès et l'innovation, en réclament tout ce qu'ils avaient autrefois perdu. Un nouveau monde, une nouvelle civilisation, mais les souffrances passées ne furent pas pour autant oubliées.

Durant les décennies qui suivirent, la cité de Strezia resta abandonnée; mis à part pour quelques expéditions et pèlerinages. La ville elle-même ne recelait pas de dangers, mais l'Abysse était toujours crainte. Les dangers de ses profondeurs ne se déversaient plus sur le monde, mais ils existaient toujours bel et bien. Monstres, plantes toxiques et autres menaces protégeaient toujours l'Abysser, comme avaient pu en témoigner les rares explorateurs qui en étaient revenus en vie, à défaut d'être entiers.
Une poignée d'entre eux, moins qu'il n'y a de doigt sur une main, parvinrent à atteindre les plus bas niveaux, mais en ces profondeurs un mystérieux gardien semblait monter la garde, attaquant quiconque se osait pénétrer sur son territoire à l'aide d'armes et artefacts anciens, de confection humaine. Mais assurément, il ne pouvait s'agir que d'autre chose. Ces récits étaient séparés de plus de trente ans pour certains, et rien d'humain ne pouvait subsister au fonds de l'Abysse.

Les hommes de ce temps, plus sages que leurs ancêtres, décidèrent de laisser ainsi l'Abysse à son repos.
Et sa dernière Gardiennne à sa veille silencieuse et solitaire.


Description physique


Le corps de Dextra peut être considéré comme une relique, au même titre que les armes et artefacts qu'elle utilise au combat. Un objet marqué par le passage du temps, dont le but et la signification ont été perdus depuis bien longtemps. Pas encore brisée, mais également tout sauf indemne, il faut une imagination fertile pour figurer ce à quoi elle aurait pu ressembler en un autre temps, en un autre lieu.

Dextra se repère d'ordinaire de loin. Du haut de ses 193cm, elle domine de sa stature la plupart de ses interlocuteurs. Supposément, son poids normal devrait avoisiner les 90kg. Cependant, en raison de ses deux membres manquants, elle n'en pèse que 74. Une fois ses prothèses ajoutées néanmoins, et sans compter son équipement de combat, il faudra être au moins capable de soulever 100kg pour espérer la faire décoller du sol. Dotée de hanches et d'épaules solides, d'un corps musclé mais également scarifié ayant passé sa vie à combattre, son physique peut aisément passer pour intimidant en soi. Ce n'est cependant pas cette silhouette de femme-colosse qui effraie ses interlocuteurs lorsqu'ils portent le regard sur elle, mais plutôt les séquelles de sa vie passée.

C'est surement la première chose que quiconque remarquera chez cette femme : les horribles cicatrices qu'elle porte sur la partie gauche de son visage. Du haut de son cou jusqu'à sa tempe, labourant la chair de son crâne comme si un nuage de shrapnels l'avaient déchiré lors d'une explosion, ces profondes stigmates proprement repoussante gênent et dégouttent la plupart de ceux qui l'observent. Occupant tout l'espace où auraient dû se trouve son œil gauche jusqu'à son oreille, elle aussi manquante, se trouve un agrégat de chair noircie, durement cicatrisé, où on peut parfois voir des bouts d'os à l'air libre. De cette masse broyée, d'autres cicatrices partent sur son front, son nez, sa mâchoire et ses lèvres, bien que moins graves et profondes que les autres.
Il s'agit là de l'aspect le plus visibles des blessures de Dextra, mais loin d'être le seul. Elle porte des cicatrices sur plusieurs endroits de son corps : parfois des traces d'impacts, d'empalement, de morsures... En particulier au niveau de son épaule gauche, dont une partie a été arrachée avec son bras. Le plus sale de la blessure reste d'ordinaire caché sous le harnais et les implants servant d'attache à sa prothèse, mais le spectacle en dessous de n'a rien à envier aux horreurs de son visage. Sa jambe gauche a également été amputée au-dessus du genoux, mais ici de manière plus proche, plus nette. Soit il s'agissait d'une procédure pour séparer ce qui était jugé irrécupérable, soit ce qui l'a tranché était rapide et tranchant comme un rasoir...
Pour compenser la perte de ses membres, l'ancienne combattante dispose de prothèses venues de son monde natal : des membres fabriqués en Pierre de sang, une matière extrêmement résistante à la teinte écarlate qui a la faculté de parasiter le corps des êtres organiques qui restent longtemps à son contact. En retour, les êtres parasités peuvent, avec un travail correct de la pierre, manipuler le matériau par psychokinésie. Ainsi, Dextra peut user de son bras gauche aussi efficacement que si elle avait toujours celui d'origine, délicatesse et sensations en moins. Elle possède également un remplacement pour sa jambe gauche, sauf que cette prothèse-ci mimique plutôt un membre animal plutôt qu'humain, celui-ci se terminant avec un sabot à la place d'un pied.

Mais peut-être que vous faites partie de ceux qui souhaiteront voir au-delà des cicatrices et de la répulsion première qu'elles inspirent? Auquel cas, vous aurez surement l'occasion de penser que, sans ces blessures, Dextra aurait pu être une belle femme. S'il est difficile de lui donner un âge, tant en raison de se séquelles que de l'aura intemporelle qui l'entoure, il est aisé d'estimer qu'elle a dépassé la trentaine. Sa peau a une légère teinte olive, et porte de nombreuse tâches de rousseurs, autant sur le visage que sur le reste du corps. Son visage ovale aux contours doux laisse émaner d'elle un sentiment de calme, rassurant. Son œil droit a une forme tombante, souvent alourdie de cernes assez prononcées. Son iris est d'une teinte vert clair, presque luisant. Son nez aurait été assez fin et saillant, cependant certaines de ses cicatrices sont venues en tordre l'arrête. En dessous de celui-ci, sa bouche aux lèvres pulpeuses aurait pu paraître sensuelle si le reste de l'ensemble s'était prêté à l'exercice, et si pendant un seul instant de sa vie Dextra s'était soucié de son apparence.
La femme défigurée, paradoxalement, porte un intérêt plus prononcé à ses cheveux, qu'elle porte très longs. Ceux-ci, d'une teinte d'un roux assez foncé et avec une propension à friser aisément, lui tombent jusqu'aux tibias si laissés libres. Ils sont cependant la plupart du temps noués en une lourde tresse qui, une fois faite, lui arrive plutôt au niveau des hanches. La teinte de sa chevelure est différente sur la gauche de son visage, autour des blessures qui lui barrent le faciès. Ses épis sont, dans cette zone, blancs comme neige, ainsi que plus fins, éparses et cassants que ses cheveux naturels. Il s'agit là d'une autre séquelle laissé par le choc de ses blessures de guerre. Par manque d'intérêt, Dextra ne s'en formalise nullement, et se contente de les tresser avec le reste, même si ses épis plus fragiles ont tendance à s'éparpiller d'avantage de ce côté-là.

N'ayant que peu eu l'occasion d'accumuler une garde de robe durant sa vie, la récente recrue de HOPE a bien peu de choix concernant ce qu'elle peu porter, et ne saurait de toute manière pas quoi en faire si il en était différemment. Son HopeWear a tout simplement l'apparence d'une combinaison de fabrique noir épousant l'intégralité de son corps , ne laissant que ses doigts, ses pieds et son cou de libres. Elle porte le plus souvent par-dessus les harnais de ses prothèses, qu'elle recouvre ensuite avec de vieux vêtements en tissus rapiécés qu'elle a conservé de son monde d'origine, la plupart dans des tons ternes, vert, écarlate ou ocre. Elle apporte un plus grand soin à sa tenue de combat : des plaques d'armure rajoutés par-dessus son HopeWear, en particulier au niveau de son buste, son bassin et son épaule droite. Elle a pour couvrir ses parties non-protégé un ensemble de cuirs et de tissus, tels qu'un gant à son bras droit et un tabard, portant en armoiries un symbole de coupe, celui de son ancien ordre : la Sororité du Calice. Sa HopeWatch est accrochée à son poignet, tout simplement. Du reste, si c'est au combat qu'elle se rend, elle sera vraisemblablement équipée d'un pantalon et d'une ceinture tous deux avec de multiples poches et autres compartiments où stocker ses munitions et outils. Entre ses mains ou accroché à son dos, un lourd fusil à répétition sera prêt à l'emploi, relié par une chaîne de munitions à sa réserve se trouvant dans son dos. Selon les besoins, elle pourra également avoir à ses cuisses des lames, ou armes à feu de plus petit calibre.


Description mentale


Il est difficile pour un observateur, même averti, de comprendre le caractère de Dextra. Et pour être honnête, c'est là une tâche complexe même pour elle. Après avoir passé des décennies isolée, sans le moindre contact humain mis à part les pilleurs qu'elle devait exécuter, il lui est très difficile de savoir comment se comporter. Redécouvrant petit à petit comment sociabiliser, elle peine encore à maîtriser toutes les émotions et pensées qui refont surface progressivement dans son âme en torpeur. Ainsi, lors d'un premier contact, Dextra risquera de passer pour indifférente, voir distante face à ses interlocuteurs. Elle parle peu, se contentant lorsque cela est inévitable de phrases courtes, voir de quelques mots sans structures. Ses expressions seront souvent neutres, ne sachant trop comment réagir. Elle limitera ainsi autant que faire se peu les contacts qu'elle a avec ses collègues, y compris en mission, où elle se concentrera sur la réalisation de leurs objectifs en priorité. Survivante avant tout, elle considère que tout les moyens sont bons pour arriver à ses fins et à l'inverse exècre tout ce qui lui apparaît comme superflus. La violence gratuite, les loisirs, le gaspillage... Tout cela son autant de distractions qu'elle ne tolère que peu, surtout lors de ses sorties. Muée par une volonté profonde et inébranlable de devoir sauver ce qui doit l'être, elle n'a, une fois au cœur de l'action, aucune hésitation sur la marche à suivre. A l'inverse, il lui arrivera souvent de douter et de faire preuve d'une certaine maladresse sociale lors de ses interactions avec autrui, ce qui pourra cependant trahir que son isolement n'est pas volontaire, mais plutôt une conséquences de son passif. Il lui faudra, comme pour beaucoup d'autres choses, un temps d'adaptation avant de retrouver ses aises.

Tel un animal farouche, la femme défigurée finira peut-être, le temps et la proximité aidant, à s'habituer à la présence de certains. Si cela se révèle être un jour le cas, les heureux élus pourront avoir la surprise de découvrir chez Dextra un caractère assez doux et chaleureux. Pouvant se montrer très protectrice, voir maternelle, envers ceux qui s'attirent son affection, elle saura se montrer pleine d'attentions et de soutien envers eux, et ce en toutes circonstances. La guerrière a vécu sa vie en considérant celles et ceux qui se battaient à ses côté comme sa famille, et il y a fort à parier que ceux qui deviendront avec le temps ses frères d'arme finiront par réveiller chez elles ces souvenirs son ancienne vie. D'un caractère naturellement curieux, elle est capable d'être pris d'un intérêt irrationnel pour une chose qui lui est inconnue et cherchera en permanence à savoir le plus possible à son sujet. Cela est particulièrement vrai pour les objets, armes, outils en tous genre, qu'elle a tendance à amasser dans sa caverne tel un véritable dragon. Il s'agit sans doute là d'un reste de son activité de Sœur du Calice, lorsqu'elle devait récupérer, réunir et comprendre tout artefact trouvé sur son monde natal. Et il faut dire que des choses nouvelles, Dextra n'en manque pas depuis qu'elle a rejoint HOPE. Chaque nouvelle découverte qu'elle fait vient s'ajouter à sa fascination pour l'univers et ses richesses. C'est là sa principale motivation à vouloir agir en tant qu'Agent de HOPE, avec la volonté de donner un sens aux sacrifices qu'elle a fait par le passé.

Un élément qui, à son contact, finira surement par se remarquer est qu'elle souffre partiellement de ce qu'on nomme "la culpabilité du survivant". Seule membre de son escouade à avoir été recrachée vivante de l'Abysse sur son monde natale, et ayant été témoin de la mort de toutes ses sœurs, il ne passe pas un jour sans que ce mal la dévore d'avantage. Dextra se juge indigne de survivre, ayant trahi ses compagnons en les menant à leur trépas. Elle se considère comme responsable et fautive de tout ce qui a pu arriver par le passé, et si elle cherchera toujours à voir le meilleur chez ses proches et les pousser vers la lumière, à l'inverse elle sera toujours très dépréciatrice concernant sa propre personne et risquera assez souvent de s'enfermer dans une spirale de négativité. Cela s'exprime dans son comportement également par le fait qu'elle placera toujours la vie des autres avant la sienne, et qu'elle prendra parfois des risques inconsidérés sans réfléchir un seul instant à ses chances de survie.


Pouvoirs / Capacités


Dextra, après avoir passé sa vie à survivre dans un monde au bord de la destruction, a acquis un corps solide et puissant, bien que toujours sujet aux limites de sa chair. Elle s'est cependant affranchie en partie de ces limite à l'aide de ses membres artificiels : bien plus solides et puissants que ses membres normaux, ils lui donnent une force surhumaine, lui permettant de soulever plusieurs fois son poids sans efforts ou de se projeter sur des sauts de plusieurs dizaines de mètres. Elle est également versée dans le combat à mains nues, ainsi qu'avec une multitude d'armes allant des armes blanches aux armes à feu de tout calibres. Ses techniques de combat sont cependant plus adaptées au combat contre des bêtes sauvages et autres monstres que contre des adversaires humains armés.

Outre ses capacités physiques, la véritable force au combat de Dextra repose sur l'utilisation des pouvoirs de ses armes et des artefacts qu'elle porte. Elle possède un petit stockage sur le vaisseau-monde de HOPE où elle entrepose un large arsenal d'armes et de reliques en provenance de son monde, aux armes et effets variés, certains plus anodins et d'autres bien plus dangereux. Situés entre science et magie, ces artefacts et la maîtrise de leur utilisation donne à Dextra une grande versatilité quant au type de missions à sa portée. Ses prothèses étant elles aussi considérées comme des artefacts, et pouvant se combiner à d'autres, les applications de sa "collection" sont virtuellement illimités.
A défaut, dans son équipement de prédilection, la combattante tend à prendre avec elle son fusil lourd à répétition et son volumineux chargeur, capable de faire pleuvoir un déluge de balles sur ses cibles, ainsi qu'une large variété de munitions allant des projectiles explosifs aux décharges électriques. Elle possède également des armes de plus petit calibre, ainsi que des lames capables de geler ce qu'elles coupent. On trouvera en outre dans ses sacoches des stylets capables d'accélérer sa vitesse de récupération, des bombes aveuglantes, des fils indestructibles, un sceptre capable de changer la météo, une clochettes aux propriétés défiant les lois de la physique... Et tout cela n'est qu'une partie de son armurerie.

Il est à noter que, ayant vécu au cœur de l'Abysse pendant des décennies, le métabolisme de Dextra semble également avoir été altéré au contact de cette mystérieuse force arcanique. Vieillissant désormais très lentement, l'ancienne combattante a également acquis une résistance accrue à certains types d'environnement hostiles. Plus que cela, la nouvelle recrue semble avoir emporté une partie de l'Abysse avec elle, et sa mystérieuse force se manifeste parfois en altérant son corps et les artefacts qu'elles possède. N'ayant que peu de compréhension et encore moins de contrôle sur ce pouvoir, Dextra se refuse d'y faire appel en dehors des situations de vie ou de mort.


Test RP


[Voir prochain post.]


Autres
Pseudo : Vandjar
Age : 26 ans
Comment avez-vous connu le forum : Jason arrêtait pas de jaser.


Revenir en haut Aller en bas
Mar 27 Mar - 16:11
Déchu de HOPE
avatar
Messages : 28
Localisation : Val

ID AGENT
Matricule: HO-2775
Voir le profil de l'utilisateur http://rebirth-universal.forumactif.com/t252-carnet-de-presentat http://rebirth-universal.forumactif.com/t260-mecha-journal
Bienvenu sur RU
Revenir en haut Aller en bas
Mar 27 Mar - 16:38
Déchu de HOPE
avatar
Messages : 122

ID AGENT
Matricule: HO-6092
Voir le profil de l'utilisateur http://rebirth-universal.forumactif.com/t261-carnet-de-presentat http://rebirth-universal.forumactif.com/t266-les-memoires-de-yagleadra
Le perso pète la classe en tout cas

Welcome ♥️
Revenir en haut Aller en bas
Ven 30 Mar - 17:35
Déchu de HOPE
avatar
Messages : 248

ID AGENT
Matricule: HO-7076
Voir le profil de l'utilisateur http://rebirth-universal.forumactif.com/t126-carnet-de-presentat http://rebirth-universal.forumactif.com/t160-chronologie-de-jason#251
Yop vieux ! Bienvenue parmi nous sur le fofo (même si je te l'ai déjà dit via Discord )


Prez'                    Chronologie                    Carnet PNJ                    Liens RP



Revenir en haut Aller en bas
Sam 31 Mar - 20:05
Déchu de HOPE
avatar
Messages : 61
Localisation : Spark City

ID AGENT
Matricule: HO-3786
Voir le profil de l'utilisateur http://rebirth-universal.forumactif.com/t275-carnet-de-presentat http://rebirth-universal.forumactif.com/t297-archives-de-dextra
Merci à tous pour vos messages de bienvenue.

Bon, par contre je me suis foiré avec mon code utilisé pour baiser mon histoire et j'ai plus assez de place pour le test RP. Vous m'en voudrez pas de le mettre ici hein?

Et avec ça ma fiche est terminée! Merci et bon courage à l'admin qui va devoir la subir!  


Test RP


La sensation du sol froid contre sa joue force Dextra à se réveillée. Cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait plus ressenti. Ses sensations, endolories, ne lui revenaient que lors de brèves périodes. Ce jour-ci semblait en être, même s'il était difficile de dire s'il faisait jour. Ou nuit, pour la différence que cela faisait.

La femme se redressa, faisant tomber la couche de terre et de poussière qui l'avait recouvert durant son sommeil. Visiblement, celui-ci avait duré plus longtemps que d'ordinaire. Elle le ressentait dans ses muscles et ses os : la rigidité presque cadavérique qui pesait encore sur eux mettait du temps à se dissiper. Autour d'elle, les ténèbres de la grotte où elle s'était enfermée avant de s'écrouler étaient inchangées. C'était à peine si elle distinguait les contours des armes et artefacts qui remplissaient son repaire. Lentement, Dextra prit le temps de masser ses membres pour retrouver un semblant de sensibilité, puis se traîna de quelques mètres vers le fonds de la caverne pour y récupérer ses prothèses et s'en équiper.

Alors qu'elle s'habillait et s'équipait, ses souvenirs encore brumeux s'éclaircissaient petit à petit. Ce n'était pas la première fois qu'elle accomplissait cette routine. Elle s'était réveillé ainsi de nombreuses fois par le passé, entre longues périodes de sommeil. A chaque fois, l'Abysse avait tremblé à l'approche d'intrus qui risquaient de troubler sa quiétude. A chaque fois, Dextra avait veillé à ce que personne n'y parvienne.
Errant dans les ruines et les dangers de l'Abysse qu'elle connaissait désormais par coeur, la gardienne silencieuse n'était rien de plus qu'une fantôme des temps ancien, un Spectre qui se contentait de remplir sa mission, ayant oublié la raison précise de celle-ci. Le monde et la vie à l'extérieur de l'Abysse ne l'intéressaient pas. Elle ne pouvait plus quitter ces profondeurs, de toute manière, car elle savait que son sort y était intimement lié.

Dans un cliquetis, la chaîne de munitions s'imbriqua dans le chargeur de son arme. Malgré la distance, elle ressentait et entendait distinctement l'avancée des intrus, plusieurs niveaux plus haut. Une interférence dans le bruit parfaitement connu de l'Abysse, comme des vagues à la surface parfaitement placide d'un lac souterrain. De sa main mécanique, Dextra poussa le large rocher qui barrait la sortie de sa grotte. Se faufilant dans l'ouverture créée, une vague gelée lui fouetta le visage, réveillant enfin parfaitement ses sens. Après une profonde inspiration, la revenante mis un pied à l'extérieur de son repaire et referma derrière elle l'accès à son tombeau personnel.

Au cours de son ascension vers le niveau où se trouvaient les intrus, Dextra parvint sans mal à franchir les obstacles du terrain. Les créatures, sentant le fragment de l'Abysse qu'elle portait en elle, ne lui posaient pas de problèmes. Au contraire, celles-ci semblaient plutôt l'éviter, presque par crainte. Ce qui stoppa sa progression fut d'une autre nature. A un croisement, une pierre avait été dressée ici, recouverte et usée par les intempéries, mais toujours visible. Dextra se figea, alors que par flash des souvenirs lui revenaient. Un corps froids. Des larmes qui se mêlaient à la sueur alors qu'elle creusait elle-même un trou dans le sol, au pied de cette stèle. Cela lui arrivait aussi, parfois, de retrouver des traces de sa vie d'autrefois et de se souvenir partiellement de ce pourquoi elle était descendue dans l'Abysse, à l'origine. Ces réminiscence étaient souvent accompagnées d'autres, plus anciennes, plus fortes, qui faisaient se serrer sa poitrine et s'affaiblir ses membres.
Sans doutes était-ce pour fuir ces souvenirs et émotions qu'elle passait tant de temps endormie. Cela expliquait également pourquoi elle n'avait jamais cherché à regagner la surface, le monde des vivants. Le peu de souvenirs qu'elle en avait n'étaient pas très heureux. De plus, se souvenir ainsi de ses Sœurs, de ce qu'elle avait enduré, lui permettait également de se rappeler de l'importance de sa mission ici. Même si l'Abysse était à présent calme, une nouvelle erreur humaine risquait à tout moment de la faire se déchaîner à nouveau. Le Calice n'avait pas apporté la salvation tant espéré par son peuple mais Dextra pouvait, par son sacrifice, empêché que l'abîme quitte à nouveau les profondeurs de la terre.

Un froissement, des pas. Ils étaient proches. La combattante pouvait le sentir. Ceux qui descendaient aussi bien n'étaient, le plus souvent, pas enclin à rebrousser chemin par persuasion comme par menace. Seule la mort pouvait les accueillir ici. Depuis un promontoire surélevé, Dextra pu les observer. Deux personnes, un homme et une femme. Jeunes. Ils portaient des armes et des outils étranges, qu'elle même n'avait jamais vu malgré son éternité passée au sein de l'Abysse. Il y avait également quelque chose de différent chez eux. De profondément différent. Ils avaient une lumière en eux, quelque chose qu'elle-même n'avait plus vu depuis longtemps.

Peu importait. Ils étaient humains. Ils marchaient sur deux jambes. Ils ne devaient pas faire un pas de plus.
Pressant la détente, un déluge de projectile s'abattit sur les deux visiteurs. Ils parvinrent à se jeter juste à temps à couvert, mais celui-ci, constitué de plantes et de rochers, n'allair pas durer bien longtemps. Maintenant un feu nourri, Dextra n'arrêta de tirer que pour charger une munition explosive. Profitant de cette accalmie, la jeune fille en contrebas releva la tête et cria vers elle.
    « Ne tirez pas! C'est vous la gardienne de l'Abysse? On veut juste vous poser des questions! »

    « Mya, elle est clairement hostile! Baisse-toi avant de te faire toucher! »

    « Mais je... »

Une hésitation. La voix de cette jeune fille avait fait tiquer Dextra, et immobilisé son doigt juste avant son tir. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas entendu une voix comme la sienne. La jeunesse et la naiveté dont elles débordaient avaient éveillé quelque chose en Dextra. Quelque chose de douloureux. Quelque chose qu'elle n'aimait pas.
Sa maîtrise de soi retrouvée, la gardienne pressa la détente.  Son hésitation avait cependant donné aux deux intrus le temps de se préparer. La balle explosive rencontra un étrange dôme lumineux qui s'était formé autour de leur position. Une relique qu'elle ne connaissait pas? Surprenant. Mais combien de temps cette protection pourrait-elle durer? Dextra continua son assaut. Cependant, avant qu'elle ne puisse venir à bout de leurs défenses, des cercles lumineux apparurent autour du dôme et des silhouettes lumineuses ressemblant à des hommes en armure apparurent et se dirigèrent vers sa position pour l'attaquer. Quels étranges pouvoirs. Était-ce vraiment des reliques? A quel point le monde extérieur avait-il évolué pendant son absence?

Au cours du combat qui s'ensuivit, Dextra utilisa une bonne partie de ses reliques et munitions pour neutraliser ces étranges apparition. Lorsqu'une nouvelle, plus lourde et large que les autres, fit son apparition, elle fut forcée d'utiliser une relique pour surcharger sa prothèse avec de la foudre afin de la détruire, elle aussi. Ce faisant cependant, elle avait baissé sa garde et une prison d'air apparu autour d'elle, la piégeant et la privant d'oxygène, ce qui Dextra conduit à rapidement perdre connaissance.

Lorsqu'elle reprit connaissance, à sa plus grande surprise, aucun mal ne lui avait été fait. Au lieu de ça, c'était elle qui se trouvait à l'intérieur de cet étrange dôme lumineux. On lui avait même laissé ses armes. De l'autre coté, la jeune fille ainsi que l'homme plus âgée l’observaient. Si ce dernier était suspicieux et prudent, à juste titre, ce n'était pas le cas de sa comparse plus jeune, qui semblait toute excitée.
    « C'était la première fois que quelqu'un a pu détruit mon Goliath à mains nues!! Comment vous avez fait?! Ah! J'oubliais! Je m'appelle Myalia! Et voici mon Maitre, le seigneur El-Melloi II. Nous venons d'Akerys, un autre monde, et nous sommes des Agents de... »

    « Mya! Nous ne sommes pas supposés révéler nos origines! »

    « Mais c'est un cas particulier, Maitre! On doit bien pouvoir faire une exception? Si nous voulons établir une relation de confiance... »

Les deux continuèrent à se disputer ainsi, innocemment, alors qu'ils étaient pourtant au coeur de ce que beaucoup considéraient comme l'enfer de Strezia. La tête de Dextra commença à lui faire mal. D'autres souvenirs faisaient surface. D'autres disputes, simples et sans conséquences, entre des filles qu'elle considéraient comme les siennes. Alors que sa souffrance gagnait en intensité, Dextra se plia en deux. Au loin, elle entendait Myalia s'inquiéter, lui demander si elle était blessée, lui assurant qu'ils ne lui feraient pas de mal, mais aucun de ses gentils mots ne purent empêcher les larmes de la gardienne de couler. Son premier contacts humain, après tout ce temps, était bien plus intense qu'elle ne pouvait le supporter.

Durant les jours qui suivirent. Le Maitre de Myalia voulait la garder en observation, et la jeune fille continua à chercher à établir un dialogue entre elles. Même si Dextra comprenaient leurs paroles, le langage et ses subtilités avaient depuis longtemps quitté son esprit. Elle parvenait cependant à répondre par des bruits ou sons plus proches de l'animal que de l'humain, leur faisant comprendre que même sans mots elle était douée de raison.
Myalia, malgré le manque de loquacité de Dextra, lui raconta de nombreuses choses sur son monde d'origine, si différent du sien, ainsi que sur HOPE, l'organisation dont ils faisaient partie. Ils existaient pour protéger tous els mondes d'une menace qui risquait d'engloutir toute vie. Monde récemment découvert, Strezia avait attiré l'attention de leur organisation, et ils faisaient partie de l'équipe envoyé pour enquêter discrètement dessus. Même s'ils avaient pris connaissance des légendes sur l'Abysse, ils ne convoitaient en rien son pouvoir. Au contraire, ils étaient venus pour vérifier si la menace qu'elle avait représenté par le passé n'était pas lié à l'Ainé, l'entité que leur groupe combattait.

Progressivement, la barrière aussi physique que mentale entre eux s'effrita. Parvenant à bégayer quelques mots, Dextra promis de ne pas leur faire de mal, et elle finit par être relâchée. Cela aida grandement les deux explorateurs car, malgré leur puissante magie, leur manque de connaissance sur l'Abysse avait rendu leur progression très dangereuse. Avec l'aide de Dextra, ils purent atteindre un niveau relativement sécurisé, où rien d'autre ne vivait que des petits champignons à pattes. L'ancienne Sœur du Calice, retrouvant petit à petit ses souvenirs au contact de ces deux étrangers, se pris d'affection pour Myalia qui, de nombreuses manières, lui rappelaient les sœurs qu'elle avait perdu autrefois. La jeune fille lui permit également de retrouver un semblant d'apparence humaine, car après toutes ces décennies passées au fonds de l'Abysse la pauvre Dextra ressemblait plus à un animal qu'un être doué de conscience.

Le temps passa, et alors qu'elle aidait les agents de HOPE à comprendre l'Abysse, Dextra prit du temps pour réfléchir. Son rôle était d'empêcher quiconque d'approcher du cœur de l'Abysse, mais que faire si une autre menace apparaissait pour détruire ce monde qu'elle et ses Sœurs avait sauvé après tant de sacrifices? Tout cela avait-il seulement un sens? D'après El-Melloi cependant, la menace était bien réelle. Après beaucoup de réflexion, la gardienne s'approcha du mage pour lui faire une demande.
    « El-Melloi... Magie... Fermer... Abysse...? »

    « Mmh? Si ma magie pourrait fermer l'Abysse? Eh bien... En plaçant correctement des sceaux à certains endroits, il devrait être possible de créer une barrière suffisamment puissante pour empêcher quoi que ce soit d'en entrer ou d'en sortir. Pourquoi une telle question? »

    « Fermer. Protéger. Moi... Partir. Hope. Sacrifice. Honoré. Vouloir? Pouvoir? Aussi... Ensemble. »

    « Je ne suis pas sur de comprendre... »

    « Maitre! Elle veux devenir un membre de HOPE, comme nous. Si votre barrière protège l'Abysse, elle pourra quitter cette endroit pour venir avec nous. Dites oui, s'il vous plait! »

    « Mmmmh... Il faut que je demande à mes supérieurs. Je ne peux rien promettre. »

Les communications avec leur hiérarchie étant bloquée au fonds de l'Abysse, le petit groupe remonta vers la surface, lentement, prudemment. Après avoir pu consulter ses supérieurs, El-Melloi parvint à intercéder en la faveur de Dextra. Après avoir scellé les accès aux profondeurs de l'Abysse avec l'un de ses sorts, le professeur en magie passa de longues heures à expliquer à Dextra ce dans quoi elle s'embarquait : le fonctionnement de HOPE, les dangers auxquels ils risquaient de faire face... Mais rien de cela ne parvint à entamer la volonté de Dextra.
Elle et ses sœurs avaient tout sacrifié pour sauver leur monde une première fois. Ce serait une insulte à tout cela, à leurs vies et leurs morts, de rester inactif pendant que ce monde ou tout autre encourait le risque d'être détruit à nouveau.

Revenir en haut Aller en bas
Dim 1 Avr - 15:20
Divin
avatar
Messages : 56
Voir le profil de l'utilisateur
Conseils, Corrections, Avis :

Général :

Wahou.

Je n'ai juste rien à redire. L'histoire, le test RP et même les descriptions posent les bases et surtout des enjeux très intéressant pour ton personnage. Les rares fautes présentes (oublis ou inversions, très discrètes) n'enlèvent rien à la tension et l’atmosphère que pose ta narration.

Honnêtement. Wahou.





Félicitation, te voici enfin validé !
Avant de RP, n'oublie pas de :

→ Recenser ton Avatar
→ Poster le cadre de tes futurs liens inRP
→ Poster le cadre de ta future Chronologie RP
→ Mangez du maïs sur le bord de la plage, en étant accompagné de sa majesté Nashar-sama  

Bon RP parmi nous, Matricule HO-3786 !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Sauter vers :
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Rebirth Universal :: INRP :: Carnet de Présentation :: Validés-